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Juin 1998
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41- 1998, DAC 33 - Subvention au Centre de la chanson d'expression française (4e). - Montant : 160.000 F.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1998



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 33 relatif à une subvention au Centre de la chanson d'expression française.
La parole est à M. TUROMAN.
M. Michel TUROMAN. - Monsieur le Maire, les élus communistes voteront bien évidemment cette subvention. Favoriser la création, la diffusion et la promotion de la chanson d'expression française par les temps qui courent où l'exception culturelle est remise régulièrement en cause est une nécessité.
Cette chanson là a besoin d'être défendue et pour cela d'être entendue. Et cette chanson là est aussi synonyme de Paris, du patrimoine de cette ville et de sa mémoire collective. Elle est présente dans le c?ur des Parisiens et se rattache à des moments heureux ou dramatiques de leur vie.
L'activité du Centre de la Chanson d'expression française doit être encouragée et cette subvention y contribuera. C'est une bonne chose pour la chanson et pour la Ville.
Mais, à l'occasion de ce projet, je veux une nouvelle fois attirer votre attention sur la situation de M. Jean-Paul AMARA dont j'avais déjà évoqué les difficultés, ce chanteur de rue qui, avec son limonaire, offre aux promeneurs parisiens un véritable florilège de textes et de chansons françaises.
Or, si la Ville lui a octroyé la possibilité de se produire dans plusieurs nouveaux lieux à Paris outre les Buttes-Chaumont, ses difficultés et celles de son association demeurent et mettent en cause la poursuite de son activité.
En réponse à une question que je vous avais posée, Monsieur le Maire, vous m'aviez laissé entendre que la Ville contribuerait à ce que ce baladin puisse continuer par ses chansons, ses textes, à animer nos rues et squares, à " donner de la joie ", comme il le dit si bien.
Et pour cela, une demande de subvention a été de nouveau déposée par l'association de M. AMARA, elle pourrait, m'avez-vous dit, recevoir un avis favorable de la Ville... Mais aujourd'hui, rien n'a bougé. Et je viens d'apprendre que n'ayant toujours pas d'autre solution, M. AMARA va se voir contraint de vendre son limonaire, ainsi qu'un lot de cartes qui représentent plus de 200 chansons.
Il serait dommage d'en arriver là.
La patrimoine des rues des chansons et des rengaines de Paris doit être sauvegardé.
Je vous demande vraiment de lui donner le coup de pouce dont il a besoin.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci. La parole est à Mme MACÉ de LÉPINAY.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Tout d'abord, je me réjouis, Monsieur TUROMAN, que vous appréciiez les activités du Centre de la Chanson d'expression française pour lequel j'ai d'ailleurs souhaité que la subvention municipale puisse cette année être légèrement augmentée.
Ce n'est donc pas du Centre de la Chanson d'expression française que vous souhaitez nous parler mais de M. Jean-Paul AMARA.
M. AMARA, comme vous venez de le dire, a déposé une demande de subvention au nom de l'Association pour la pérennité des chanteurs et poètes dans la rue. Je dois vous dire qu'il est difficile de monter un dossier de subvention pour cette association. Tout d'abord, elle ne compte que deux membres, M. AMARA et une autre personne, tous deux " élus pour 99 années " d'après les statuts.
Le dossier de M. AMARA ne comporte, par ailleurs, ni bilan financier, ni prévision budgétaire ni même un détail des lieux où il exerce son activité.
Compte tenu du fait que sa demande d'aide financière porte sur la remise en état de son orgue de barbarie, il s'agirait donc de donner une subvention directement au Président de l'association.
Aussi, je me permets de suggérer la chose suivante : pourquoi M. AMARA ne lance-t-il pas une campagne d'adhésion à son association ? Il recueillerait probablement assez vite la somme nécessaire à l'entretien de son limonaire qui ne peut actuellement pas être prise en charge par la collectivité.
Ceci dit, vous savez que je ne me désintéresse absolument pas du sort des chanteurs de rue parisiens qui, nous le savons, apportent une animation traditionnelle et sympathique. M. BULTÉ d'ailleurs connaît bien également l'activité de M. AMARA a également attiré mon attention sur ce problème.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 33.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (1998, DAC 33).