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Mars 2003
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81 - 2003, PJEV 7 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'aménagement d'allées cavalières dans le bois de Boulogne (16e)

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons aux dossiers de M. CONTASSOT.
(Mouvements divers dans l'hémicycle).
Il y en a pour dix minutes maximum.
Nous passons au projet de délibération PJEV 7 : autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'aménagement d'allées cavalières dans le bois de Boulogne.
La parole est à M. GOUJON.
M. Philippe GOUJON. - Monsieur le Maire, je vais profiter de l'examen de ce projet de délibération dans lequel on cite les patrouilles des gardes républicains pour rappeler que j'avais, en son temps, ?uvré afin que la garde républicaine puisse ajouter à ses patrouilles montées dans les bois de Boulogne et de Vincennes, permises dans les années 1980 par la Municipalité de l'époque, de nouvelles missions pour la surveillance de grands parcs parisiens pour lesquels les cavaliers sont particulièrement adaptés.
M. le Préfet de police y avait répondu favorablement, et je tiens à lui rendre hommage, car ce n'était pas facile, en commençant par les Buttes-Chaumont, puis le Champ-de-Mars, cette extension se déroulant en très étroite liaison entre la gendarmerie et la Préfecture de police, facilitée par la nouvelle pratique du Ministère de l'Intérieur de rapprochement de ces deux institutions.
Je voudrais poser la question à M. le Préfet de savoir dans quel délai cette surveillance concernera également les parcs pour lesquels vous vous étiez engagés comme les Tuileries, le parc Montsouris ou le parc Suzanne-Lenglen ; si vous comptez l'étendre, pourquoi pas, à d'autres sites et à certaines allées cavalières dans un certain nombre de contre-allées à Paris.
Par exemple les contre-allées de l'avenue Foch jusqu'à la place Dauphine ou lors des opérations temporaires de piétonisation de certains sites comme les berges de la Seine qui viennent de rouvrir ce week-end ou le canal Saint-Martin.
De façon générale, je voudrais ajouter que cette force de plus de 3.000 hommes que constitue la garde pourrait être affectée davantage à des missions de sécurité et à un petit peu moins aux services d'honneur très consommateurs d'effectifs.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je voudrais rappeler, Monsieur GOUJON, que ces espaces font partie du domaine de la Ville de Paris. Je vais donner la parole à M. CONTASSOT, puis à M. le Représentant du Préfet de police.
M. Yves CONTASSOT, adjoint, au nom de la 4e Commission. - En dehors des Tuileries qui sont du domaine de l'Etat, il s'agit de parcs et jardins de la Ville de Paris. Je vous rappelle, nous l'avons évoqué ce matin, Christophe CARESCHE est intervenu sur cette question, que nous sommes en train d'étudier les modalités de surveillance et de verbalisation sur l'ensemble de ces espaces avec l'ensemble des personnels de la Ville qui viennent de recevoir de nouvelles compétences en matière de verbalisation.
Avant même d'y rajouter encore des agents de la garde républicaine, encore faudrait-il déjà que nous commencions par réaliser nous-mêmes un certain nombre de dispositifs.
Avant de généraliser, je souhaite que nous tirions, en commun avec la Préfecture de police, un bilan comme cela a été fait récemment pour les interventions effectuées par les gardes républicains dans les bois sur ces nouveaux emplacements, notamment dans le parc des Buttes-Chaumont et au Champ-de-Mars pour voir l'efficacité, les avantages et les inconvénients avant de l'étendre éventuellement à d'autres parcs et jardins de la Ville.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur le Représentant du Préfet de police, vous avez la parole.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Votre question permet de saluer à la fois le travail des forces de police et celui des forces de la gendarmerie nationale qui sont aussi présentes dans Paris.
Le Ministre de l'Intérieur a souhaité, compte tenu de ces nouvelles attributions, que la gendarmerie nationale puisse exercer également des missions de surveillance dans Paris, comme cela a été rappelé.
Nous avons travaillé de façon méthodique et progressive sur ce dossier qui était à l'origine complexe et qui nous a permis d'abord de mettre en place un dispositif dans les Buttes-Chaumont, puis il y a de cela quelques mois au Champ-de-Mars.
A l'heure actuelle, sans rentrer dans le bilan que nous dresserons avec la Ville sur le sujet, en terme de sécurité publique, on peut constater que ce système fonctionne à la satisfaction de tous : à la satisfaction des forces de l'ordre et à la satisfaction des riverains qui ont l'occasion ainsi de voir des forces de l'ordre de façon un peu atypique, c'est-à-dire des forces de l'ordre à cheval, ce qui effectivement, mis à part les bois de Boulogne et de Vincennes, constitue une nouveauté dans Paris intra-muros.
Pour répondre à votre question précisément, nous étudions des extensions possibles. Il y a deux contraintes que chacun connaît. La première c'est la disponibilité du régiment de cavalerie de la garde républicaine qui a des missions dans la Région Ile-de-France. Deuxièmement, ce sont les contraintes d'ordre géographique.
Je puis vous indiquer que nous sommes pour l'instant en train d'étudier la situation au niveau des Tuileries.
Nous allons examiner, en liaison avec le Ministère de la Culture, puisque c'est lui qui est gestionnaire de ce domaine, la possibilité d'étendre éventuellement en fonction des disponibilités de la garde ce nouveau mode de surveillance.
Enfin dernier point, je puis vous indiquer qu'il y a une parfaite coordination entre les forces de police et les forces de gendarmerie, ce qui a permis, et notamment grâce au prêt de radios, d'accroître globalement le niveau de sécurité des Parisiens.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PJEV 7.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, PJEV 7).