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Mars 2003
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Conseil Municipal
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119 - QOC 2003-194 Question de M. René LE GOFF et des membres du groupe U.M.P. à M. le Préfet de police concernant les regroupements de réfugiés aux abords du square Alban-Satragne (10e)

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je vais donner la parole à M. LE GOFF pour une question à M. le Préfet de police.
M. René LE GOFF. - Monsieur le Préfet, la question que je vais vous poser a déjà était abordée ce matin par une élue "Verte" du 10e arrondissement qui d'ailleurs a mentionné le fait que j'allais poser cette question. C'est à croire que le v?u qu'elle a présenté était un voeu de circonstance qui ne traitait qu'une partie du problème que je souhaite évoquer, la partie humanitaire bien sûr, mais il n'y a pas que cela.
Depuis peu, on peut observer que de nombreux étrangers semblant être en situation irrégulière se regroupent dans l'extension du square Alban-Satragne situé à l'angle de la rue du Faubourg-Saint-Denis et du boulevard Magenta.
La proximité avec la gare du Nord explique probablement la raison de ces attroupements.
Les riverains et tous ceux qui travaillent dans le quartier s'interrogent sur la présence de cette foule. Nous devons reconnaître que le nombre de personnes présentes varie suivant les heures et les jours. Il est difficile de circuler sur les trottoirs et de nombreuses personnes, surtout les plus âgées, ne se sentent pas en sécurité.
La question que je souhaite vous poser est de connaître la situation réelle de ces personnes : nationalité, statut, raison de leur présence à Paris.
J'avoue que les réponses qui ont été données ce matin étaient tellement précises qu'elles m'ont étonné. Quand on parle d'Irakiens, on aurait mieux fait de parler de Kurdes, cela aurait été plus précis.
Je voudrais connaître les mesures que M. le Préfet de police, comme vous-même, comptez prendre pour éviter à l'avenir de telles situations afin de rassurer les Parisiens qui circulent à proximité de cet espace vert.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur le Représentant du Préfet de police, vous avez la parole.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur le Conseiller, je vais apporter des précisions à cette question.
Je répondrai dans le domaine des compétences de la Préfecture de police considérant que les aspects autres ont été abordés ce matin, ce problème étant global.
Comme vous l'avez rappelé, le square Alban-Satragne est situé à l'angle du Faubourg-Saint-Denis et du boulevard Magenta.
Les services de la Préfecture de police ont constaté que, depuis le début du mois de février, plusieurs dizaines de personnes, uniquement des hommes, se déclarant de nationalité irakienne ou turque, mais très vraisemblablement, comme vous le souligniez, d'origine kurde, se retrouvent sur ce site.
D'après les renseignements obtenus par les services spécialisés, ils arrivent d'Italie, stationnent dans la Capitale et tentent de rejoindre des villes du Nord de la France ou de Belgique.
Il y a, en complément de ce qui a été dit ce matin, une prise en charge sociale qui est effectuée par l'Armée du Salut et par des associations kurdes résidant dans le 10e arrondissement et un certain nombre d'autres associations humanitaires.
Ces attroupements génèrent non pas des troubles à l'ordre public, mais des inquiétudes, des doléances de la part du voisinage.
Face à cette situation, la Préfecture de police a mis en place un dispositif en relation avec les associations humanitaires, mais également un dispositif de sécurité publique.
Des opérations de sécurisation et de lutte contre l'immigration clandestine ont été lancées et, à ce jour, les services de la Préfecture de police ont été amenés à contrôler 179 personnes sur le site en question.
Des opérations sont menées très régulièrement, parfois même deux fois par jour, et un certain nombre de personnes en situation irrégulière ont fait l'objet d'une conduite dans les services spécialisés de la Préfecture de police afin d'examen de leur situation.
A ce jour, bien entendu vous pouvez l'imaginer, compte tenu des déclarations de nationalité de ces personnes, les arrêtés de reconduite à la frontière qui ont été pris n'ont pu être exécutés compte tenu de la situation internationale.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Pas d'observation ?
M. René LE GOFF. - Non.