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Mars 2003
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Conseil Municipal
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95 - QOC 2003-176 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement républicain et citoyen à M. le Maire de Paris sur l'usage par les établissements du second degré de messages de type "S.M.S." comme outil d'information des parents sur la vie de l'établissement et de suivi des élèves

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2003


Libellé de la question :
"L'absentéisme à l'école, en particulier dans le second degré, traduit souvent une situation d'échec scolaire et conduit parfois sur le chemin de la délinquance. Aujourd'hui, des dispositifs d'alerte existent et permettent d'informer en temps réel les parents de l'absence non justifiée de leur enfant. Mené avec succès dans deux établissements scolaires de la Côte d'Azur, l'usage des SMS (messages écrits) adressés sur les téléphones portables des parents a participé grandement à la diminution de l'absentéisme des élèves.
Peu coûteux et pratique, ce service est simple à mettre en ?uvre. Ceci explique pourquoi le Ministère de l'Education nationale réfléchit aujourd'hui à un système moderne d'information et de suivi des élèves. Ce système permet par ailleurs d'informer les parents sur la vie de l'établissement, les horaires de cours modifiés ou supprimés, la convocation des conseils de classe, les projets éducatifs, etc.
Dans ces conditions, M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement républicain et citoyen demandent si le Département de Paris, qui est la collectivité de tutelle des collèges parisiens, ne pourrait pas encourager, avec le concours du Rectorat de Paris, la généralisation de l'usage des SMS à l'ensemble des établissements du second degré dont il a la charge."
Réponse (M. Eric FERRAND, adjoint) :
"L'absentéisme à l'école, en particulier dans le second degré préoccupe et concerne l'ensemble des partenaires du système éducatif.
Trois collèges du sud de la France, en accord avec le Rectorat de Nice, testent depuis l'an dernier une procédure d'alerte des parents d'élèves en cas d'absence injustifiée de leurs enfants par l'envoi de messages électroniques dits "SMS" sur leurs téléphones portatifs.
Un logiciel spécialisé installé sur un ordinateur permet de gérer simplement l'envoi des messages aux parents. Tous les collèges parisiens étant déjà dotés par le Département de Paris d'un parc d'ordinateurs reliés à l'Internet, il est aisément envisageable d'y transposer les expériences actuellement en cours à Carqueiranne, au Lavandou et à Mougins.
Il appartient au Ministère de l'Education nationale et à l'Académie de Paris de tirer le bilan des expériences et de se prononcer quant à l'éventuelle mise en place d'actions similaires dans les collèges parisiens. En effet, outre l'appréciation de son efficacité, ce type d'action repose essentiellement sur l'implication des équipes pédagogiques et des personnels d'éducation de l'Etat.
Pour sa part, le Département de Paris, collectivité de rattachement des collèges, est naturellement prêt à s'associer à une telle initiative si elle est décidée.
L'utilisation des technologies de communication ne peut toutefois être exclusive, une partie des parents d'élèves ne disposant pas du matériel adéquat. Le dialogue direct avec les parents d'élèves demeure en outre irremplaçable.
Enfin, il est souhaitable d'inscrire ce type d'action en lien avec les dispositifs de prévention et de lutte contre l'échec scolaire tels que le dispositif "Action collégiens", actif dans 34 collèges parisiens et financé la Ville de Paris, les "classes relais" créées par l'Académie avec le concours du Département, ou encore les cellules de veille éducative que l'Académie et la Municipalité sont en train de mettre en place dans les 13e et 18e arrondissements."