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Mars 2003
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Conseil Municipal
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144 - QOC 2003-219 Question de Mme Géraldine MARTIANO et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris relative à la situation des plantations arborées dans les parcs, bois et jardins de la Capitale, plus de trois ans après la grande tempête de 1999

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2003


Libellé de la question :
"Mme Géraldine MARTIANO et les membres du groupe Union pour la démocratie française souhaiteraient connaître l'évaluation faite par la Mairie de Paris - plus de trois ans après la grande tempête de 1999 - de la situation des plantations arborées dans les parcs, bois et jardins de la Capitale.
En effet, le ministère de l'Agriculture, par le biais de son institut statistique (Agreste), vient de révéler que sur le plan national moins de la moitié des arbres abattus fin 1999 ont été dégagés à ce jour.
Quels sont pour Paris, la proportion des arbres qui ont été abattus, celle des arbres dégagés et le nombre d'arbres qui ont été effectivement replantés depuis, afin de compenser en particulier la déforestation partielle mais réelle des bois de Boulogne et de Vincennes ?
D'une façon plus générale, la Mairie de Paris est-elle en mesure de garantir que pour tout arbre supprimé en raison de son état sanitaire ou de contingences urbanistiques ou de voirie, un nouvel arbre est replanté sur le même site ou à proximité ?"
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"Le bilan parisien des replantations d'arbres à la suite de la tempête de décembre 1999 est très positif contrairement au bilan mitigé diffusé par le Ministère de l'Agriculture sur le plan national.
Tous les arbres abattus ou arrachés dans les deux bois ont été dégagés tout au long de l'année 2000, par les bûcherons de la Ville. Dès l'hiver 2000-2001, des replantations régulières des surfaces touchées par le typhon Lothar ont été effectuées, cette opération s'achèvera pendant la saison hivernale 2003-2004.
Le détail du reboisement, intégrant la régénération naturelle de ces surfaces dévastées (127 hectares sur 846 hectares du bois de Boulogne et 210 hectares sur 995 hectares du bois de Vincennes) s'établit comme suit :
En mars 2002, 74 % de l'objectif de replantation pour le bois de Boulogne ont été atteints avec la mise en place de 6.400 hautes tiges et baliveaux sur 32 hectares, 72.000 plants forestiers ayant complété la régénération naturelle pour une surface de 63 hectares.
A la même période, 85 % du programme de replantation pour le bois de Vincennes a été réalisé avec 4.500 sujets de hautes tiges plantés sur 42 hectares, accompagnés de 160.000 plants forestiers complétant la régénération naturelle, ce qui a permis la reforestation de ce site sur 140 hectares.
Quant aux alignements et dans les cimetières, ainsi que dans les écoles, les replantations ont toutes été réalisées dès l'hiver 2000-2001.
Par ailleurs, concernant la gestion générale du patrimoine des arbres parisiens, l'espace public doit être différencié de l'espace privé.
Sur le domaine public, tout abattage d'arbre fait l'objet d'une procédure d'autorisation précisant les mesures de replantation, tenant compte des contraintes techniques et paysagères.
Le principe général est de replanter au moins un arbre pour un arbre abattu de façon à ne pas appauvrir le patrimoine de la Ville, les équilibres étant vérifiés au niveau de l'arrondissement.
Ceci étant, il arrive ponctuellement que plusieurs arbres soient replantés pour un abattage ou aucun selon les contraintes urbanistiques et techniques du site.
Enfin, le choix de l'essence de remplacement fait systématiquement l'objet d'une réflexion tenant compte de l'aspect sanitaire et des contraintes paysagères.
Sur le domaine privé, les seuls abattages soumis à autorisation administrative et pour lesquels la Ville de Paris peut demander une replantation sont ceux d'arbres situés dans les espaces verts intérieurs privés."