Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mars 2003
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

105 - QOC 2003-242 Question de MM. Roger MADEC, François DAGNAUD, Daniel MARCOVITCH, Mmes Gisèle STIEVENARD, Halima JEMNI, Colombe BROSSEL et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Préfet de police concernant le problème du stationnement anarchique rue de Lorraine, dans la portion comprise entre l'avenue Jean-Jaurès et la rue Petit (19e)

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2003


Libellé de la question :
"MM. Roger MADEC, François DAGNAUD, Daniel MARCOVITCH, Mmes Gisèle STIEVENARD, Halima JEMNI, Colombe BROSSEL et les membres du groupe socialiste et radical de gauche tiennent à appeler l'attention de M. le Préfet de police sur les nuisances subies par les riverains de la rue de Lorraine (19e), plus particulièrement dans la portion comprise entre l'avenue Jean-Jaurès et la rue Petit.
Il s'agit d'une rue étroite où le stationnement n'est autorisé que côté pair. Or les véhicules non autorisés stationnent sans être verbalisés sur les aires de livraison, les passages portes-cochères. Les camions venant livrer le Monoprix n'ont souvent pas d'autre alternative que de se garer au milieu de la chaussée, en empêchant les riverains d'accéder ou de sortir des parkings.
Le trottoir du côté impair est très étroit. Or des véhicules y stationnent en permanence, au ras des murs des bâtiments, obligeant les piétons à marcher sur la chaussée. La Voirie étudie, d'un point de vue technique et financier, la possibilité d'y implanter des plots.
Beaucoup de ces véhicules en stationnement interdit appartiennent à des visiteurs du foyer "Soundiata Nouvelle", comme la représentante de la Police nationale a pu le constater lors d'une réunion sur site fin octobre 2002. Les résidants de ce foyer ont en effet installé dans la cour un point de vente sauvage de maïs grillé qui est commercialisé sans autorisation.
Il en résulte également des nuisances en terme de propreté, dans la mesure où des détritus et épis de maïs sont jetés à la rue ou sous les voitures. De surcroît, les poubelles du Monoprix sont régulièrement fouillées par des personnes qui dispersent une partie de leur contenu sur les trottoirs.
Les riverains souhaitent une implication plus dissuasive (sabots de Denver, enlèvements de véhicules...) de la Police nationale pour faire cesser ces ventes sauvages et fouilles, et pour faire respecter au quotidien la réglementation du stationnement.
MM. Roger MADEC, François DAGNAUD, Daniel MARCOVITCH, Mmes Gisèle STIEVENARD, Halima JEMNI, Colombe BROSSEL et les membres du groupe socialiste et radical de gauche souhaitent connaître les dispositions envisagées par la Préfecture de police, en liaison avec les services municipaux de Propreté et de Voirie, pour améliorer cette situation qui ne saurait perdurer."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"La rue de Lorraine comprise entre la rue Petit et l'avenue Jean-Jaurès, est une voie à sens unique de circulation où le stationnement est autorisé exclusivement du côté pair. Deux aires de livraisons sont matérialisées au droit des numéros 18 et 24.
Les problèmes de stationnement rencontrés dans cette rue sont bien connus des services de police locaux qui procèdent à de nombreuses verbalisations.
Ces problèmes, dus en grande partie à la mise en axe rouge de l'avenue Jean-Jaurès, ont été évoqués lors d'une réunion qui s'est tenue le 23 octobre 2002 et à laquelle ont participé des représentants du commissariat central et des différents services de la Mairie de Paris concernés.
Au cours de cette réunion la nécessité de mettre en place des actions régulières pour lutter contre le stationnement illicite de véhicules a été évoquée. Ainsi, depuis cette date, il a été établi 223 procès-verbaux de contravention pour stationnement sur les zones de livraisons, l'entrée carrossable d'immeubles et sur les trottoirs.
Afin de faciliter les livraisons du magasin "Monoprix", la zone de livraisons desservant cet établissement a été à nouveau matérialisée au sol dans le courant du mois de janvier 2003 afin de rendre plus visible cet emplacement et de mieux en assurer la réservation.
En outre, j'ajoute qu'au mois de décembre 2002, deux procédures pour vente dite "à la sauvette" ont été diligentées. Depuis le début de l'année 2003, aucune infraction de ce type n'a été relevée.
Par ailleurs, conformément à la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, la compétence réglementaire en matière de police de la circulation et du stationnement sur cette voie relève désormais de la compétence du Maire de Paris. Un projet d'aménagement de cette rue est actuellement à l'étude à la Direction de la Voirie et des Déplacements de la Mairie de Paris."