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Mars 2003
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Conseil Municipal
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103 - QOC 2003-240 Question de M. Jérôme COUMET et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Préfet de police relative au développement dans la Capitale du dispositif de "flash" photographiant automatiquement les automobilistes contrevenants

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2003


Libellé de la question :
"Le prix humain payé chaque année à la circulation routière est terrible : 750 morts dont 140 à Paris. 2.800 blessés graves et 27.000 accidents corporels en Ile-de-France.
Le Préfet d'Ile-de-France a rappelé récemment qu'il s'agirait de l'une des premières priorités de l'Etat : "chaque automobiliste doit être aujourd'hui conscient que toute infraction, même minime, peut conduire à un accident mortel".
La Ville de Paris engage, de son côté, des efforts conséquents en matière de réaménagement de la voirie.
Mais tout aménagement, aussi adapté soit-il, ne peut pas être efficace si le Code de la route n'est pas respecté.
A cet égard, le non-respect des signalisations tricolores, les feux systématiquement "brûlés" à certains carrefours, sont une dérive particulièrement inquiétante.
La présence d'agents de la circulation constitue une réponse mais il en existe une autre qui a montré son efficacité, notamment sur le plan de la dissuasion : les dispositifs de "flash" photographiant automatiquement les contrevenants.
La "notoriété" des carrefours ainsi équipés auprès des automobilistes montre, s'il en était besoin, l'intérêt de ces mesures.
M. Jérôme COUMET et les membres du groupe socialiste et radical de gauche demandent donc à M. le Préfet de police s'il envisage de développer ce type de dispositifs dans la Capitale."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Elevée au rang de priorité nationale par le Président de la République, la lutte contre la délinquance routière mobilise l'ensemble des services de la Préfecture de police. En 2003, j'ai décidé d'amplifier cette action à travers trois priorités : la lutte contre l'alcool au volant, le respect des limitations de vitesse et de la signalisation tricolore.
Dans le cadre de cette troisième priorité, 50.897 contraventions ont été dressées dans la Capitale en 2002 pour non-respect des feux tricolores. Pour les mois de janvier et février 2003, 6.434 procès verbaux ont été établis, ce qui démontre une amplification de la présence des services de police.
S'agissant du dispositif des "Multafot", ce dernier fait l'objet de plusieurs expérimentations dans les services de la Préfecture de police, en partenariat avec la Régie autonome des transports parisiens et la Mairie de Paris.
Une première étude concerne l'implantation de 35 caméras fixes dans les couloirs bus et sera réalisée d'ici la fin de l'année. Les premiers essais se sont révélés positifs. Ce système de caméras fixes sera bientôt complété par un programme d'équipement de caméras embarquées à bord des véhicules de la R.A.T.P. et permettra d'assurer la vacuité des voies réservées aux transports en commun.
Un second projet concerne le remplacement par l'apport de technologie numérique de l'actuel système d'appareils photographiques chargés de détecter automatiquement les franchissements des feux rouges fixes aux fins de sécuriser le franchissement des intersections.
Enfin, seront déployés avant la fin de l'année des systèmes de contrôle automatique par radar sur le périphérique afin de lutter contre les excès de vitesse."