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Mars 2003
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Conseil Municipal
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110 - QOC 2003-185 Question de M. Jean-François LEGARET, Mme Florence BERTHOUT et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris à propos des dysfonctionnements de l'installation téléphonique de l'administration parisienne

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - J'ai une question de M. LEGARET, de Mme Florence BERTHOUT et des membres du groupe U.M.P. à M. DAGNAUD sur le dysfonctionnement des installations téléphoniques de l'administration parisienne. Qui la pose ?
Bien, la parole est à M. LEGARET.
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Monsieur le Maire, nous avons posé cette question parce que lors de la dernière séance budgétaire, M. SAUTTER avait congratulé Mme FLAM en tant que vice-présidente de la Commission d'appels d'offres et ils s'étaient vantés mutuellement des prouesses obtenues par la Commission d'appels d'offres qui avait permis, nous avait-on dit, de faire diminuer la facture des télécommunications de la Ville de Paris en changeant d'opérateur.
Alors tout cela paraissait brillant sur le papier. Qu'en est-il sur le plan de l'efficacité de ce nouvel opérateur ?
Nous constatons - parce que nous communiquons tous les jours avec l'Hôtel-de-Ville et parce que beaucoup d'administrés communiquent aussi avec les mairies d'arrondissement - que cela fonctionne très mal, qu'il y a beaucoup d'interruptions, que beaucoup d'appels n'aboutissent pas.
On voudrait donc savoir pourquoi cela fonctionne si mal. Est-ce que le fait d'avoir changé d'opérateurs entraîne fatalement autant de dysfonctionnements ? C'est la première question.
Deuxième question : nous voudrions savoir ce que valent aujourd'hui ces promesses d'économies ? Lorsque des appels sont perdus, il faut naturellement rappeler que cela augmentera la facture de téléphone.
Lorsque le marché a été passé, il a été passé sur une prévision de consommation et c'est en général comme cela que l'on procède.
Je voudrais donc savoir aujourd'hui - et je ne sais pas si M. DAGNAUD sera en situation de répondre à cette question précise - comment peut-on valider et évaluer de manière précise les économies réelles qui ont été réalisées sur la facture téléphonique de la Ville de Paris depuis que l'on a changé d'opérateur. Alors que ce système, dans le passé, fonctionnait à peu près correctement, aujourd'hui on en est au-dessous du stade du 22 à Asnières !
(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur DAGNAUD, rassurez-nous !
M. François DAGNAUD, adjoint. - J'apprécie toujours le sens de la nuance de notre collègue LEGARET.
Dommage qu'il y ait de la friture sur votre ligne. Je profite de l'occasion néanmoins pour rappeler qu'effectivement la procédure de renouvellement du marché de téléphonie permet à la Ville une économie estimée à 4,6 millions d'euros par an sur la base des consommations de 2001.
Les textes en vigueur imposent depuis plusieurs années à la Ville et au Département de Paris de recourir à la procédure d'appel d'offres pour choisir les opérateurs de télécommunications et passer des marchés notamment pour les abonnements et la consommation téléphonique.
Afin de satisfaire à ces obligations, le Conseil de Paris a autorisé en février dernier le lancement d'un appel d'offres pour les télécommunications de la Ville de Paris.
5 entreprises se sont vues attribuer les 11 lots du marché : Cegetel, France Telecom, Info Mobile, Transpac, et Elona.
La procédure suivie a été exemplaire avec la création par la CAO d'une commission technique.
La migration - c'est ainsi que l'on appelle le basculement d'un opérateur vers un autre - a concerné 33 sites dont notamment les mairies d'arrondissement, l'Hôtel-de-Ville, l'immeuble du boulevard Morland. Depuis le raccordement du réseau de Cegetel, plusieurs types de dérangement ont été rencontrés dans la fourniture du service par l'opérateur : 6 coupures de plus de dix minutes et de moins de 5 heures ont été notées.
Une coupure de 48 heures a eu lieu dans la mairie du 15e arrondissement du samedi 8 février à 14 heures au lundi 10 février à 13 heures. C'était le week-end, c'est un moindre mal.
Ces incidents ont eu des causes différentes : problèmes de basculement du réseau France télécom vers le réseau Cegetel, erreurs humaines, anomalies du logiciel.
La cause de l'incident à la mairie du 15e est liée au mode de raccordement de ce site au réseau Cegetel.
Il s'effectue en effet par l'intermédiaire d'une liaison louée par Cegetel à l'opérateur historique.
Le nombre d'intervenants et le fait du week-end expliquent la durée de l'incident.
Des mesures ont donc été prises à savoir le renforcement des procédures qualité chez l'opérateur, l'amélioration de la réactivité de Cegetel face au dérangement, un suivi strict et contradictoire des incidents pour l'application des pénalités. Il faut noter que le renouvellement des standards téléphoniques les plus anciens dans les mairies d'arrondissement est programmé pour la fin 2003, et notamment pour le 15e arrondissement.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
M. GOUJON va penser qu'on s'acharne sur le 15e !
Pas d'observation ?
Nous aurons l'occasion d'y revenir.
M. LEGARET a la parole.
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Pour remarquer, à la lumière des anomalies signalées par M. DAGNAUD, que cela ne fonctionne pas terrible. Cela confirme l'impression que cela nous donnait. Nous aurons l'occasion de revenir prochainement, en tout cas à la fin de l'année, sur l'efficacité réelle des mesures d'économie qui ont été prises.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.