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Mars 2003
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Conseil Municipal
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57 - Vœu déposé par Mme Elisabeth de FRESQUET et les membres du groupe Union pour la démocratie française relatif au colloque organisé à l'occasion du 20e anniversaire de la disparition de Raymond Aron

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant au voeu n° 32 du fascicule déposé également par Mme de FRESQUET.
Vous avez la parole, Madame.
Mme Elisabeth de FRESQUET. - Merci.
Raymond Aron nous a quittés le 17 octobre 1983. Philosophe, historien, politologue, journaliste, ce grand intellectuel spectateur engagé des passions humaines a été un grand témoin de notre histoire.
Disciple d'Alain, pacifiste, sa connaissance de l'Allemagne des années 1930, l'amena à considérer que la défense de la démocratie pluraliste nécessitait parfois la guerre.
Dès 1940, il rejoignait la France combattante à Londres et devint journaliste à la France Libre. Il fut, par la suite, professeur à la Sorbonne et à l'E.N.A. tout en continuant sa carrière de journaliste au Figaro puis à l'Express.
Son débat permanent avec son ancien condisciple, Jean-Paul Sartre enrichissait la pensée française. Ce grand défenseur de la liberté, de la démocratie et de l'Europe était un Parisien fidèle. A l'occasion des 20 ans de sa disparition, la Société des amis de Raymond Aron avec l'aide de l'Institut Raymond Aron, de l'Ecole des hautes études en sciences sociales et sous la conduite de Jean-Claude CASANOVA, directeur de la publication "Commentaires" et de Dominique SCHNAPPER, membre du Conseil constitutionnel et fille de Raymond Aron, organisera un colloque le 17 octobre 2003 au collège de France.
Ce colloque illustrera la pensée aronienne à travers les différents thèmes abordant la liberté, la démocratie, l'Europe, ou encore la politique internationale.
Seront présents de grands intellectuels et intervenants européens et américains.
La Société des amis de Raymond Aron souhaite aussi inviter des bacheliers parisiens. Le budget prévisionnel s'élève à 75.000 euros. La Capitale s'honorerait en soutenant cette initiative visant à entretenir la mémoire d'un Parisien célèbre.
Je souhaiterais donc, avec les membres du groupe U.D.F., que le Conseil de Paris, que la Ville de Paris participe à cette manifestation et apporte son soutien à la Société des amis de Raymond Aron pour le colloque du 17 octobre 2003 lors du 20e anniversaire de la disparition de Raymond Aron.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - M. GIRARD a la parole.
M. Christophe GIRARD, adjoint. - J'y suis bien entendu favorable. Néanmoins une petite précision que je souhaiterais qu'on apporte à la rédaction.
Je suis favorable à ce que la Ville apporte son soutien à ce colloque organisé à l'occasion des 20 ans de la disparition de Raymond Aron.
C'est pour vous confirmer l'intention. J'aimerais vous indiquer que le secteur culturel n'attribuant pas d'aide à l'organisation de colloques, on ne peut pas parler de financement.
Cependant, vous avez supprimé à mon avis un mot de trop, voulant aller dans mon sens.
Je crois qu'il faut rappeler la phrase suivante "que la Ville de Paris participe à cette manifestation et apporte son soutien".
Mme Elisabeth de FRESQUET. - C'est ce que j'ai dit.
M. Christophe GIRARD, adjoint. - J'espère, chère amie, que vous présenterez pendant la mandature un voeu de même nature pour Jean-Paul Sartre.
Mme Danièle AUFFRAY, adjointe. - Je m'associe bien sûr à ce que vient de dire mon collègue Christophe GIRARD. J'ai personnellement connu Raymond Aron et je pense aussi que c'est un grand esprit. Je pense que la Ville de Paris s'honorera à apporter son soutien.
Ma délégation à la recherche se tient à la disposition du collectif qui organise ce colloque pour voir quelles sont les modalités de soutien qu'il pense opportunes.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - J'ajoute, pour terminer, que M. SAUTTER qui a bien connu M. Aron est favorable à ce voeu. Je pense que c'est une garantie que ce soutien ne soit pas simplement symbolique.
(Rires dans l'hémicycle).
Nous avons bien compris que cela pouvait entraîner quelques frais.
Je mets aux voix, à main levée, ce voeu.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Ce v?u est adopté. (2003, V. 43).