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Mars 2003
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Conseil Municipal
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154 - QOC 2003-229 Question de Mme Elisabeth de FRESQUET et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Préfet de police concernant le dispositif de sécurité mis en place à Paris dans cette période d'extrême tension internationale

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2003


Libellé de la question :
"La Préfecture de police n'avait pas manqué aux lendemains des événements tragiques du 11 septembre 2001, d'adopter un certain nombre de mesures de sécurité spécifiques à Paris dont les grandes lignes avaient été présentées aux Conseillers de Paris.
Mme Elisabeth de FRESQUET et les membres du groupe Union pour la démocratie française ne doutent nullement de la réactualisation de ce dispositif voir de son renforcement dans cette période d'extrême tension internationale.
Ils demandent à M. le Préfet de police de bien vouloir leur indiquer l'étendue de la mobilisation des effectifs et des moyens."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'indiquer devant votre Assemblée, la situation internationale a conduit le Gouvernement à mettre en place depuis plusieurs mois un dispositif de surveillance destiné notamment à renforcer la sécurité dans les lieux publics.
Les récents développements de l'actualité internationale ont conduit le Gouvernement à renforcer plus encore le dispositif déjà en place. M. Nicolas SARKOZY a tenu à cet effet à réunir l'ensemble des Préfets et s'est rendu jeudi dernier à la salle d'information et de commandement de la préfecture de police.
Les mesures prises s'inscrivent dans un cadre préventif. Si la menace est latente depuis plusieurs mois, on ne peut pas considérer que les événements de ces derniers jours aient conduit à une aggravation de cette menace. Notre vigilance est donc permanente. Elle s'exerce avec sérénité et détermination.
Je puis vous assurer que tous les services de la Préfecture de police sont mobilisés.
Le Gouvernement a décidé d'affecter des moyens supplémentaires à Paris. Ainsi, outre les forces mobiles de C.R.S. et de gendarmes mobiles, 300 militaires supplémentaires ont été mis à ma disposition. Ils assurent, en liaison avec la police et la gendarmerie, les gardes de lieux sensibles et symboliques comme la Tour-Eiffel, la Tour Montparnasse, l'héliport d'Issy-les-Moulineaux. Ces forces viennent également en renfort des patrouilles de l'Unité mobile d'intervention et de protection de la Direction de l'Ordre public et de la Circulation en charge de la protection des ambassades et des bâtiments sensibles.
La Direction de la Police urbaine de proximité est également mobilisée. Chaque commissariat d'arrondissement a désigné un officier assurant la mise en ?uvre et la coordination au niveau local des mesures de surveillance particulières des établissements concernés.
Vendredi 21 mars, j'ai réuni certains des responsables d'institutions, les grands opérateurs publics, ainsi que les représentants du commerce et de l'industrie afin de les sensibiliser de nouveau sur les mesures à prendre dans les établissements recevant du public, notamment en ce qui concerne la nécessité de prendre des mesures de surveillance intérieure visibles.
Enfin, je tiens à vous indiquer que j'ai personnellement reçu les représentants des quatre grandes religions présentes dans la capitale. Unanimement, ces autorités ont tenu un message de calme et d'appel à la sérénité, ces contacts ont également permis d'aborder les mesures de sécurité des lieux de culte les plus sensibles.
Lors de ces entretiens, j'ai également rappelé à mes interlocuteurs l'entière détermination que je mets à faire réprimer toute manifestation de racisme, de xénophobie ou d'extrémisme, qu'elle soit physique ou verbale.
J'ai donné les instructions nécessaires aux services de police afin que les auteurs de ces délits soient identifiés, interpellés et présentés à la justice."