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Juin 2000
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Conseil Municipal
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123 - QOC 2000-392 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Préfet de police sur l'insécurité grandissante dans la cité de l'Ourcq (19e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2000


Libellé de la question :
"M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Préfet de police quelles sont les mesures prises pour ramener le calme, cité de l'Ourcq (19e), qui connaît une insécurité grandissante : attaques de policiers, homicides, règlements de comptes entre bandes rivales avec armes à feu, trafic de drogue, occupation illégale d'immeubles, incendies criminels de véhicules."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Je rappellerai tout d'abord que ce vaste ensemble immobilier, propriété de l'O.P.A.C., et disposant de plusieurs entrées situées aux numéros 11 à 19 de la rue de l'Ourcq et rue Léon-Giraud, regroupe environ 420 logements répartis dans 22 bâtiments, abritant plus de 2.000 habitants.
Cette configuration, associée aux difficultés sociales d'un certain nombre de familles, font de cette cité un point particulièrement sensible de l'arrondissement et le terrain privilégié de faits de petite délinquance et de différents trafics, dont celui de cannabis.
Jusqu'au mois dernier, les mesures et les moyens mis en place par les services de police locaux constituaient une parade suffisante aux tentations de violences et d'affrontements entre jeunes des cités voisines.
Les événements qui se sont produits les 15 et 16 mai dans la cité de l'Ourcq, mais aussi dans d'autres cités de l'arrondissement et à l'occasion desquels l'intervention policière s'est déroulée dans un climat d'hostilité particulièrement flagrante, ont immédiatement conduit la direction de la police urbaine de proximité à mettre en ?uvre une sécurisation renforcée autour de ces cités.
Dans un même temps, une présence policière constante était mise en place et est toujours assurée à ce jour, laquelle consiste en une occupation du terrain durant les créneaux horaires pertinents, de fin d'après-midi, de soirée et de début de nuit.
Les modalités de ce dispositif, qui implique la collaboration des autres directions de police, à savoir, la Direction de l'Ordre public et de la Circulation, la Direction de la Police judiciaire et la Direction des Renseignements généraux, ont été arrêtées, dès le 17 mai dernier, et leur application a été immédiate.
Un point sur l'évolution de la situation du 19e arrondissement est quotidiennement fait par les responsables locaux de chacune de ces directions et une réunion de suivi a lieu chaque semaine.
Cette collaboration étroite, qui s'exprime notamment au travers d'équipes mixtes associant des fonctionnaires de police urbaine de proximité et des renseignements généraux, vise essentiellement la collecte d'informations exploitables pour l'engagement de poursuites judiciaires.
Depuis la mise en place de ce dispositif, le climat de tension s'est relativement apaisé.
La présence policière continue a permis l'interpellation de cinq individus, dans le secteur immédiat de la cité de l'Ourcq (deux au motif d'infractions à la législation sur les stupéfiants, les 17 et 26 mai dernier, et trois, le 4 juin 2000, auteurs présumés d'une agression commise la veille).
Afin d'illustrer cette totale mobilisation des services de police, je citerai également l'intervention :
- le 15 juin dernier, en fin d'après-midi, des effectifs locaux, dans le parking souterrain d'un immeuble, situé passage Dubois, proche de la rue Léon-Giraud, et appartenant également à l'O.P.A.C., où un groupe de jeunes se livrait à un "rodéo" avec deux véhicules qui se sont avérés volés et qui ont été fortement endommagés dans ces circonstances.
Quinze de ces jeunes, dont dix mineurs, ont été interpellés et placés en garde à vue au Service de l'accueil, de la recherche et de l'investigation judiciaire du 19e arrondissement. Parmi eux, trois étaient domiciliés dans la cité de l'Ourcq. S'ils ont tous été remis en liberté dès le lendemain sur instructions du Parquet, le travail d'investigation se poursuit néanmoins, à la demande du Procureur de la République, dans le cadre d'une enquête préliminaire.
- le 22 juin 2000, à minuit, devant le n° 19, rue de l'Ourcq, de la Brigade anti-criminalité de nuit à la suite de l'incendie de deux véhicules.
Les deux auteurs présumés de ce délit ont été interpellés et remis au service de l'accueil, de la recherche et de l'investigation judiciaire du 19e arrondissement aux fins d'enquête approfondie.
Je puis donc vous assurer que cette insécurité et cette violence, exprimées sur plusieurs sites du 19e arrondissement et plus particulièrement cité de l'Ourcq - Léon-Giraud, ont été prises en compte, dans toutes leurs dimensions, par les services de police, qui s'attachent à apporter aux habitants de ces ensembles immobiliers, les réponses les plus adaptées aux phénomènes de violences dénoncés, afin qu'il soit fait droit au légitime souci de sécurité et de tranquillité exprimé."