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Juin 2000
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118 - QOC 2000-387 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Maire de Paris à propos du permis de construire délivré au groupe "Suez-Lyonnaise" pour la réalisation de son futur siège social dans l'Hôtel Suchet (7e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2000


Libellé de la question :
"M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Maire de Paris les conditions et prescriptions du permis de construire délivré au groupe "Suez-Lyonnaise" pour la réalisation de son futur siège social dans l'hôtel Suchet (7e), monument classé à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Il semble en effet que les travaux accomplis dans ce joyau de l'art architectural du XVIIIe siècle ont pour résultat d'en altérer le caractère et ont même abouti à détruire des éléments historiques."
Réponse (M. Michel BULTÉ, adjoint) :
"La société "Elige" a obtenu un permis de construire en vue de la construction, aux nos 10 à 16, rue de la Ville-l'Evêque, à Paris 8e, d'un bâtiment à usage de bureaux et de stationnement de 8 étages sur 4 niveaux de sous-sol et de la réhabilitation de l'Hôtel Suchet, bâtiment de 2 étages construit par l'architecte Etienne-Louis BOULLEE, et inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques (façades sur cour et sur jardin) depuis le 4 novembre 1927. Un permis de démolir afférent à ce programme a également été délivré et une demande de permis de construire est actuellement en cours d'instruction pour le ravalement de l'hôtel Suchet. Le projet vise à implanter le siège social de la Compagnie "Suez - Lyonnaise des Eaux".
Lors de plusieurs contrôles effectués, au mois de mai 2000, par les services municipaux et l'Architecte des Bâtiments de France sur le site, il a été constaté la réalisation de travaux de démolition et de construction non conformes aux autorisations susvisées. Ces travaux visaient notamment la démolition du brisis et du terrasson de la toiture (et son début de reconstruction) de l'Hôtel Suchet, la démolition des balustrades côté jardins et l'enlèvement des menuiseries extérieures.
Face à l'urgence qui s'attachait à la préservation de l'Hôtel, l'Architecte des Bâtiments de France, en application de la loi du 31 décembre 1913 sur les Monuments historiques, a prononcé un arrêt immédiat des travaux et la Ville s'est associée à cette démarche d'interruption des travaux sur l'ancien Hôtel Suchet, afin que puissent être étudiées et définies, en concertation avec les services de l'Etat, les mesures techniques de préservation et de réparation de l'édifice inscrit à l'inventaire.
Dans le cadre de la discussion engagée par les services de la Ville et de l'Etat, dans le but de redresser la situation et de garantir la protection patrimoniale du bâtiment en cause, le maître d'ouvrage a indiqué qu'il envisageait la possibilité de s'adjoindre le concours d'un architecte en chef des Monuments historiques, désigné en l'espèce pour être le maître d'?uvre de cette partie de chantier et l'interlocuteur unique de l'administration pour ce dossier."