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Juin 2000
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124 - QOC 2000-393 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Préfet de police au sujet de la délinquance sur le marché aux puces de Saint-Ouen

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2000


Libellé de la question :
"M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Préfet de police s'il entend faire diminuer les divers types de délinquance sur le marché-aux-puces de Saint-Ouen (18e) : vols à l'arraché, pickpockets, attaques à main armée, trafics de contrefaçons à grande échelle."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Le marché aux puces de Saint-Ouen, initialement implanté sur le Département de la Seine-Saint-Denis, s'est progressivement étendu de part et d'autre du périphérique, notamment dans un secteur situé sur Paris et délimité par la station de métro "porte de Clignancourt", l'avenue de la Porte-de-Clignancourt, les rues Henri-Fabre et René-Binet, ainsi que l'avenue de la Porte-de-Montmartre.
S'il est vrai que cette partie de la Capitale connaît des difficultés liées à la présence de vendeurs à la sauvette et d'organisateurs de jeux de hasard, il n'en demeure pas moins que les conditions de sécurité sont globalement satisfaisantes.
L'analyse des données statistiques indique, en effet, que sur 8.580 faits de délinquance générale constatés dans le 18e arrondissement depuis le 1er janvier, dont 5.224 délits de voie publique, seuls 29 ont été commis dans ce secteur.
Ces résultats sont à mettre à l'actif des services de police qui sont particulièrement mobilisés dans ce quartier et qui développent leur action dans plusieurs directions :
- les contrôles et surveillances exercés par les effectifs de voie publique du 18e arrondissement, appuyés par les îlotiers et la brigade anti-criminalité ;
- l'implantation, en sécurisation, chaque fin de semaine, de 11 heures à 19 heures, d'effectifs issus de compagnies de la Direction de l'Ordre public et de la Circulation, au niveau de la Porte-de-Montmartre, qui effectuent des patrouilles pédestres, notamment rue Henri-Fabre ;
- la présence régulière de sections de Compagnie républicaine de sécurité sur ce site ;
- l'établissement de procès-verbaux de contravention à l'encontre des personnes se livrant à des activités commerciales sur la voie publique, sans autorisation délivrée par la Mairie de Paris (depuis le début de l'année, il a été procédé à 206 saisies de produits non périssables dont 123 cessions de contrefaçons) ;
- une stricte application des textes réglementaires et législatifs qui fondent la répression en matière de jeux de hasard sur la voie publique.
A ce dispositif, vient s'ajouter l'organisation régulière de réunions entre les services de police locaux et les différents partenaires sociaux, à savoir les commerçants du marché aux puces, les représentants de la Mairie de Paris et les services des communes limitrophes de la Seine-Saint-Denis.
Ces séances de travail, dont la dernière date du 8 juin, visent à mettre en place des actions de prévention sur le secteur.
Ces échanges d'informations conduisent à des résultats positifs dans le domaine du traitement de la délinquance, comme en témoigne le récent aboutissement d'une enquête, diligentée à la suite de la découverte, par les fonctionnaires du service de voie publique, le 4 juin dernier, de deux armes de poing de type automatique, dans le jardin situé 1, rue Eugène-Fournière, à la suite d'un appel de riverains de cette voie.
Un mineur a été rapidement interpellé sur place par les services de police.
Quelques instants plus tard, un commerçant du marché aux puces s'est présenté aux effectifs de police et a indiqué avoir été victime, quelques minutes auparavant, de deux vols à l'étalage, dont l'un commis à l'aide d'un pistolet à gaz.
L'enquête a très vite permis d'imputer à l'individu interpellé les faits évoqués par cette victime.
Enfin, je puis vous préciser que les services de la Préfecture de police et de la Direction départementale de la Sécurité publique de Seine-Saint-Denis cherchent aujourd'hui à renforcer leur coopération, pour lutter contre les difficultés rencontrées dans cette partie de la Capitale.
Bien entendu, les efforts consentis par la police, dans ce secteur sensible, seront activement poursuivis pour en améliorer encore la physionomie."