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Juin 2000
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51 - 2000, DAEE 4 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant à la convention d'objectifs-cadre signée avec l'Office du Tourisme et des Congrés. - Subvention complémentaire à l'Office du Tourisme et des Congrés. - Montant : 10.000.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la dernière inscription sur le projet de délibération DAEE 4.
Il s'agit de la convention-cadre avec l'Office de tourisme et des congrès.
Je donne la parole à Mme DURAND.
Mme Françoise DURAND. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, une fois de plus, je regrette que les orientations du tourisme prépondérant dans l'économie parisienne comme l'a souligné M. le Maire ce matin, les orientations pour 2001 soient examinées en fin de séance comme s'il s'agissait de la dernière roue du carrosse.
Les orientations pour 2001 mettent l'accent sur la promotion internationale de Paris, et c'est bien. Paris est toujours la première ville pour le tourisme mondial. Mais elle a de sérieux concurrents en Europe et dans le monde.
Le tourisme d'affaires demeure un axe essentiel du tourisme parisien. Un effort financier important est consenti par l'Office du tourisme. Il est vrai que l'on constate une légère érosion de la fréquentation des salons. Alors que la Ville perd toute maîtrise sur la société "Paris-Expo", la livre au marché sauf pour le foncier - sans que nous ayons jamais été consultés - les incertitudes demeurent bien réelles dans ce secteur.
La promotion de Paris est différenciée selon les clientèles : le Paris vert, le Paris branché, le Paris de la mode sont autant d'initiatives réussies grâce aux opérations médiatiques, aux voyages de presse.
Cette promotion dynamique de Paris, tout à fait nécessaire, et bien faite, ne doit pas nous cacher qu'elle cible avant tout les clientèles aisées.
Paris porte d'autres valeurs que celles de l'argent et le tourisme en est l'un des ambassadeurs : valeurs démocratiques, valeurs esthétiques, de l'intelligence, d'ouverture.
J'insiste à nouveau sur un tourisme mieux adapté aux jeunes qui ont souvent peu d'argent. Il est tout aussi nécessaire de développer le tourisme associatif. Pour les touristes peu fortunés, il convient de développer des structures d'hébergement confortable à des prix abordables.
Les hôtels à une étoile sont la catégorie qui a le plus diminué en trois ans. J'ai déjà fait des propositions à ce sujet et je n'y reviendrai pas. Il nous faut développer la diversité des touristes qui lors de la Coupe du monde, en 1998, ont été séduits par un Paris convivial et festif.
Le tourisme représente 10 % des emplois parisiens mais un potentiel encore plus important existe et devrait être exploité en cette période de régression du chômage et où il subsiste.
L'Office du tourisme, en collaboration avec la Préfecture a identifié un grand nombre d'emplois nouveaux. J'en cite quelques-uns : steward urbain, aide aux handicapés lors des visites de sites, animation des files d'attente, baby-sitting. Il faut créer des emplois-jeunes avec ces nouveaux métiers.
Je regrette aussi que ne soit pas envisagé un plan d'action pour la valorisation touristique de l'Est parisien.
Les touristes recherchent aussi des sites moins prestigieux, moins classiques, lieux insolites, lieux de mémoire, lieux de charme.
On devrait réaliser des centres de tourisme par arrondissement. Il est souhaitable que toute la Ville bénéficie des retombées du tourisme.
Les bureaux d'accueil de l'Office du tourisme devraient être multipliés, réouverts dans les gares parisiennes, en partenariat avec la S.N.C.F., ouverts dans les aéroports, le métro, dans les arrondissements, le long des autoroutes. Ils seraient ainsi créateurs d'emplois.
Je souhaite que la collaboration entre Paris et l'Ile-de-France soit renforcée. La concurrence entre les deux collectivités est forcément contre-productive.
Enfin je constate que la subvention versée à l'Office du tourisme est légèrement inférieure de 1,5 % à celle de l'an dernier.
D'autre part, pour le bon fonctionnement de l'Office, il serait souhaitable que cette subvention soit votée dès le budget primitif.
C'est pour toutes ces raisons, tout en reconnaissant certains aspects positifs de la politique du tourisme, que nous nous abstiendrons.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. Pierre GABORIAU pour répondre à Mme DURAND.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Mes chers collègues, je vous remercie d'abord, comme chaque année au moment où il y a un budget complémentaire de l'Office d'être présents en séance pour mettre en avant les aspects positifs de la politique municipale en faveur du tourisme et également attirer notre attention sur un certain nombre d'actions à développer.
Je suis bien entendu, comme vous, favorable à ce tourisme d'affaires qui est un des secteurs essentiels du développement économique de la Capitale. Je ne reviendrai pas dessus puisque j'ai eu l'occasion de le commenter largement ce matin dans la communication du Maire de Paris sur le développement économique mais je crois en effet qu'il faut à la fois développer le tourisme d'affaires et le tourisme de loisirs.
Sur le plan de "Paris-Expo", vous regrettez la perte de contrôle de la Ville. Sachez, chers collègues, qu'elle ne date pas d'aujourd'hui puisqu'à partir du moment où vous introduisez une société au second marché, vous en perdez le contrôle, et cela fait un certain nombre d'années que cette introduction a eu lieu. En revanche, nous pouvons certes nous réjouir d'un nouvel actionnariat qui est maintenant celui d'UNIBAIL. En fin de compte, comme j'ai eu l'occasion de vous l'indiquer en 7e Commission, UNIBAIL était déjà présent dans ce secteur des salons et des congrès puisqu'animateur du C.N.I.T. de la Défense, de l'Espace Champerret et du Carrousel du Louvre. C'est donc une complémentarité par rapport à l'action de la Ville que nous attendons, une certaine synergie pour que face à la concurrence internationale, "Paris-Expo" soit un des premiers parcs européens de salons et que nous puissions être les meilleurs dans la compétition internationale.
Vous souhaitez une meilleure information sur les annexes du bureau de l'Office. Je l'évoquais d'ailleurs ce matin, je suis tout comme vous favorable à la réouverture du bureau dans les gares S.N.C.F., après leur rénovation, à l'ouverture de bureaux à la R.A.T.P., dans les aéroports de Paris et aux abord des autoroutes au départ de Paris.
Bien entendu, je l'ai évoqué en réunion, je l'ai d'ailleurs exprimé auprès de l'adjoint au Maire chargé des Finances, à la demande du Président PERILLAT et de son Directeur Christian MANTEI. Je crois qu'il est indispensable que la subvention de l'Office de tourisme de Paris soit votée dans son intégralité dès le budget primitif de notre Ville et non pas avec un avenant qui passe au mois de juillet. Cela permettra à l'Office du tourisme de pouvoir budgéter un plan d'actions équilibré tout au long de l'année.
Voilà, mes chers collègues, les quelques mots que je pouvais apporter en réponse à votre intervention et je vous remercie, mes chers collègues, Monsieur le Maire, de votre attention.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je remercie M. GABORIAU.
M. Pascal VIVIEN, adjoint. - Excellent !
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAEE 4.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DAEE 4).