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Juin 2000
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15 - Suspension et reprise de la séance

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2000


(La séance, suspendue à quinze heures dix minutes, en raison d'un incident dans les tribunes, est reprise à quinze heures quinze minutes, sous la présidence de M. le Maire de Paris).
M. LE MAIRE DE PARIS. - La séance est reprise. J'ai demandé à un membre du Cabinet de recevoir un des manifestants, mais je regrette que les conditions de liberté d'expression ne soient pas mieux protégées.
Mme Martine DURLACH. - Ils ont raison, Monsieur le Maire !
Mme Malvina PIN. - Ils sont en colère contre le manque de politique de logement !
M. LE MAIRE DE PARIS. - Ce que vous dites est contraire à la vérité ! Lisez les papiers, vous devriez être prudents ! N'essayez pas d'utiliser démagogiquement les faits.
Mme Malvina PIN. - Je sais ce dont je parle !
M. LE MAIRE DE PARIS. - A gauche, les élus, M. VAILLANT, M. DELANOË, ne font rien ! Vous devriez être prudents dans vos affirmations et éviter de dire n'importe quoi !
Mme Martine DURLACH. - Je voudrais intervenir au sujet de ce qui vient de se passer.
Melle Claudine BOUYGUES. - On va vous faire la liste des appartements thérapeutiques !
M. LE MAIRE DE PARIS. - Oui, on peut faire des listes ! Je les tiens même à votre disposition ! Toutes les listes ! Vous devez faire attention lorsque vous affirmez des choses !
Melle Claudine BOUYGUES. - Je parle des appartements thérapeutiques.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous en avons fait !
Mme Martine DURLACH. - J'ai demandé la parole.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Allez-y !
M. Claude LAMBERT. - Non ! Cela fait déjà 3 fois depuis ce matin !
Mme Martine DURLACH. - Je voulais simplement dire qu'effectivement je milite dans une association qui s'appelle "Combat contre le S.I.D.A." et je dois dire que la demande de logements thérapeutiques est une demande aiguë ! Il faut écouter ces gens. Bien sûr, on peut être choqué par certaines formes d'intervention mais je signale que si "Act Up" et d'autres organisations n'avaient pas choisi ce type d'intervention, on ne les aurait jamais écoutés ! Leur façon dramatique d'intervenir est à la mesure du drame qu'ils vivent et de la non-écoute de leurs problèmes.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et du Mouvement des citoyens).
M. Jean-Philippe HUBIN. - FABIUS !
M. LE MAIRE DE PARIS. - Vous devriez être prudents ! La Ville mène une politique dans ce secteur de prévention, d'information et d'aide directe sur le plan humain, social et sur le plan financier que peu de villes mènent en ce domaine.
Il n'y a jamais assez, mais je puis vous assurer que les documents à votre disposition prouvent que nous faisons un gros effort, d'ailleurs légitime.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés.").
M . CHÉRIOUX. - Monsieur le Maire, je suis en charge d'une fondation qui s'occupe des malades du S.I.D.A. A ce titre, il m'est arrivé de suivre des dossiers, je dirai même de nombreux dossiers de relogement de gens qui sont atteints de cette horrible maladie.
J'atteste du fait que votre adjoint, le Professeur GRISCELLI, adjoint à la Santé, fait des efforts extrêmement méritoires et efficaces pour assurer le relogement de ces personnes en difficulté pour lesquelles j'ai le plus grand respect d'ailleurs.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés.").