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Juin 2000
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61 - QOC 2000-415 Question de M. Christophe CARESCHE et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Préfet de police à propos des graffiti qui dégradent les façades des immeubles du 18e arrondissement

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2000


Libellé de la question :
"M. Christophe CARESCHE et les membres du groupe socialiste et apparentés ont été saisis par de nombreux habitants du 18e arrondissement de plaintes répétées concernant les graffiti qui dégradent systématiquement les façades des immeubles.
Il ressort de ces différentes interventions une impression générale d'impunité. En effet, beaucoup ont le sentiment que les auteurs de tags ne sont jamais, ou rarement, empêchés de commettre ces déprédations, coûteuses à réparer, nuisibles pour l'environnement urbain et qui contribuent au sentiment d'insécurité.
M. le Préfet de police peut-il leur indiquer les éléments d'information dont il dispose concernant le traitement de ce problème par les services de police et les mesures qui peuvent être envisagées pour, du moins le réduire, sinon y mettre fin."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"La lutte contre les graffiti constitue une préoccupation constante des services de police et tout particulièrement, des effectifs de la Direction de la Police urbaine de proximité.
La diminution sensible du nombre des faits constatés sur le 18e arrondissement, au cours des 5 premiers mois de l'année (295 contre 697 pour la même période de 1999), témoigne de la réalité de la prise en charge de cette délinquance de voie publique par les services de police.
Le nombre des interpellations réalisées connaît par ailleurs une hausse très significative : sur les 5 premiers mois de l'année 2000, 114 personnes ont été mises en cause contre 73 durant la même période de l'année précédente et 69 mesures de garde à vue ont été prises contre 33 de janvier à mai 1999.
L'action des services de police est particulièrement soutenue sur les sites les plus touchés par ce phénomène de dégradations. Un programme d'opérations d'envergure y est, en effet, mis en ?uvre, depuis 3 mois.
Parallèlement à ces actions, les effectifs de la Direction de la police urbaine de proximité interviennent quotidiennement, en privilégiant la surveillance des lieux ayant déjà fait l'objet d'une opération de nettoyage et l'interpellation, en flagrant délit, des contrevenants.
Au cours du seul mois de mai, les surveillances renforcées, exercées sur les sites récemment nettoyés, ont ainsi permis de procéder à 5 interpellations dans le 18e arrondissement.
Je puis vous assurer que les services de police poursuivront avec détermination leur action en matière de lutte contre les graffiti, en collaboration étroite avec les services de la Mairie de Paris."