Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juin 2000
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

43 - 2000, DLH 198 - Autorisation à M. le Maire de Paris de consentir le dépôt par la S.A.G.I. des demandes de permis de démolir et de permis de construire en vue de la réalisation d'une vingtaine de logements sociaux de type P.L.I. sur la parcelle située 6, villa Moderne (14e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2000


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DLH 198 autorisant M. le Maire de Paris à consentir le dépôt par la S.A.G.I. des demandes de permis de démolir et de permis de construire en vue de la réalisation d'une vingtaine de logements sociaux de type P.L.I. sur la parcelle située 6, villa Moderne (14e).
La parole est à M. CASTAGNOU.
M. Pierre CASTAGNOU. - Monsieur le Maire, vous nous proposez de démolir un immeuble préfabriqué pour construire ou faire construire une vingtaine de logements de type P.L.I. sur une parcelle d'un peu moins de 1.000 mètres carrés qui est située au fond d'une impasse, Villa moderne, dans le 14e arrondissement.
Cet ensemble de logements sera, de surcroît, construit au-dessus de carrières et je ne suis pas sûr que toutes les précautions aient été prises sur le plan technique et sur le plan de la viabilité de votre projet.
Nous nous sommes opposés à ce projet, Monsieur le Maire. Vous avez d'ailleurs mis quelque temps à décider de l'usage de ce terrain. Il y a eu, en effet, plusieurs projets que vous avez fait étudier, sans nullement associer les riverains.
Je regrette qu'à cette occasion qu'il n'y ait pas eu la moindre concertation ni la moindre information par vous et vos services.
Je pense que les riverains auraient pu, auraient dû dire leur mot sur les projets envisagés par la Ville ou sur les projets possibles concernant l'utilisation de cette parcelle.
Je considère que la construction de logements de type P.L.I. ne s'impose pas nécessaire à cet endroit-là. En outre, il s'ensuivra certainement des nuisances pour les riverains. Il s'agit là, je le répète, d'une impasse, la voie est étroite et elle va être ouverte à la circulation. Je pense que vous commettez véritablement une erreur.
Par ailleurs je regrette que vous n'ayez pas étudié les propositions que j'ai faites, dans la mesure où, dans cet arrondissement et en particulier dans ce quartier, il y a un manque criant de locaux à usage associatif.
Vous-même, Ville de Paris, vous êtes à la recherche de locaux de ce type depuis des mois pour ne pas dire des années et vous avez ou vous aviez quelque peine d'ailleurs à trouver des locaux pour permettre la recréation d'un centre social qui a dû fermer ses portes il y a maintenant deux ans. Donc il y avait là une opportunité, vous ne la saisissez pas, je le déplore.
Vous prévoyez des locaux, très insuffisants au demeurant sur la Z.A.C. "Didot" qui n'est pas très loin, il est vrai, mais dans le cadre d'une 2e tranche à réaliser. J'avais fait aussi une deuxième proposition qui méritait à mes yeux d'être étudiée par vous. La population qui habite dans cette partie du 14e se plaint d'un manque de places de crèche.
Alors que sera bientôt terminée la Z.A.C. "Didot", que j'évoquais à l'instant, vous refusez de créer une crèche sur la Z.A.C. "Didot", celle qui existe étant déjà saturée. C'était là aussi l'occasion d'utiliser cette parcelle pour créer une crèche et répondre à l'attente des habitants de cette partie du 14e arrondissement.
Voilà les raisons pour lesquelles, Monsieur le Maire, nous voterons contre ce projet de délibération.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, cher collègue.
La parole est à M. OGÉ.
M. Yves OGÉ. - Monsieur le Maire, vous ne serez pas étonné que je ne sois pas tout à fait du même avis que le précédent orateur, nous sommes favorables au permis de démolir, mais nous ne pouvons pas nous prononcer sur le permis de construire, même si nous sommes favorables au principe des P.L.I., car malgré une demande aux services concernés depuis plus d'une semaine nous n'avons toujours pas le dossier du lauréat de ce concours.
Or, par sa situation, son environnement, ce secteur est particulièrement sensible et il est difficile de se prononcer sans aucun plan, sans aucune prévision de construction. Aussi nous ne pouvons pas nous prononcer actuellement sur ce projet de délibération contre lequel nous voterons.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, cher collègue.
La parole est à M. BULTÉ pour répondre aux intervenants.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Oui, merci, Monsieur le Maire, je répondrai à M. CASTAGNOU d'abord : je voudrais le rassurer. Ne vous inquiétez pas, Monsieur CASTAGNOU, nous n'allons pas réaliser un programme qui va s'effondrer. Je veux dire que nous avons bien entendu toutes les connaissances nécessaires en ce qui concerne les sous-sols à cet endroit et le projet tiendra bien debout. Après la démolition des préfabriqués, vous l'avez signalé, cela permettra la réalisation de 24 logements sociaux, me rappelle mon ami Pascal VIVIEN.
L'opération a été retenue, je le rappelle quand même, Monsieur CASTAGNOU, pour la 6e édition du concours de l'appel aux jeunes architectes institué par la Ville de Paris, dans le but de permettre à une nouvelle génération de concepteurs d'exprimer leurs talents tout en apportant des idées nouvelles à l'architecture contemporaine. Ce concours est organisé conjointement avec la S.A.G.I. désignée pour assurer la maîtrise d'ouvrage de ce projet avec le Pavillon de l'Arsenal, la DAUC, la DLH, la DPA, ainsi que l'Atelier d'urbanisme. Un appel public à candidature a été lancé en octobre 1999.
Il y a eu d'ailleurs, compte tenu de l'intérêt de ce projet, près de 160 équipes qui souhaitaient y travailler et le 8 juin le jury a retenu une équipe pour réaliser ce projet parmi les 30 équipes restées en compétition.
Je rappelle d'ailleurs que le Pavillon de l'Arsenal va organiser début juillet une grande exposition sur ce projet où la population toute entière est invitée et pourra examiner les projets. Non seulement celui du lauréat mais également l'ensemble des projets présentés à ce concours.
Je regrette que mon ami Yves OGÉ et son groupe ne puissent pas voter, je me renseignerai bien entendu auprès de la S.A.G.I. pour savoir pourquoi elle n'a pas donné les éléments en temps et en heure. Elle aurait dû le faire.
Personnellement je vais m'attacher à ce que M. OGÉ puisse avoir l'ensemble des éléments concernant cette opération et que bien entendu ce dernier et l'ensemble des participants qu'il souhaitera voir inviter pourront assister à l'exposition et à l'inauguration au Pavillon de l'Arsenal le 6 juillet prochain.
Donc je pense personnellement, Monsieur CASTAGNOU, qu'à cet endroit un petit programme de logements sociaux que vous réclamez depuis longtemps sera tout à fait adapté, puisque vous nous dites qu'il manque des logements sociaux.
Je sais que la campagne électorale commence, mais de toute façon nous n'aurions pas pu mettre tout à cet endroit là et je pense que ce programme est bien adapté à la configuration du terrain.
Merci.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Monsieur VIVIEN, juste un mot.
M. Pascal VIVIEN, adjoint. - Un mot, Monsieur le Maire, je voulais m'étonner simplement du double langage de M. CASTAGNOU, il nous dit qu'il y a des carrières dangereuses, il propose d'y mettre des crèches... J'avoue que j'y perds mon latin.
M. Pierre CASTAGNOU. - Un mot.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Oui, Monsieur CASTAGNOU, un mot.
M. Pierre CASTAGNOU. - Par amitié pour M. VIVIEN je ne répondrai pas en latin mais entre une crèche et un immeuble R + 5, je n'ai pas besoin d'insister pour vous dire qu'il y a une petite différence. Alors il n'y a pas de double langage de ma part en revanche je note avec plaisir que l'U.D.F. qui avait voté pour au Conseil d'arrondissement vote contre ce soir, cela veut dire qu'entre temps nous avons pu convaincre l'U.D.F. Nous sommes sur la bonne voie.
M. Yves OGÉ. - Ce n'est pas vous qui nous avez convaincus.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 198.
Qui est pour ?
Contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DLH 198).
M. Pierre CASTAGNOU. - Avec le renfort de l'U.D.F. nous devrions être majoritaires.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - L'U.D.F. a une voix. Monsieur CASTAGNOU, rassurez-vous, le projet est adopté.