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Juin 2000
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12 - III - Question d'actualité de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris à propos du traitement des graffiti

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la question d'actualité de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris concernant le nettoyage des murs tagués dans la Capitale.
Madame Soizik MOREAU, vous avez la parole.
Mme Soizik MOREAU. - C'est une question d'actualité concernant l'hippodrome d'Auteuil ?
M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint. - Non, non, ce n'est pas cela.
Mme Soizik MOREAU. - Je suis désolée mais mes collègues ne m'ont pas laissé le texte de cette question.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Même si vous ne pouvez pas formuler la question, vous êtes intéressée par la réponse !
Mme Soizik MOREAU. - Oui, je suis très intéressée par la réponse.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. Patrick TRÉMÈGE qui va donner la réponse à la question posée.
M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
La question, très probablement émanant de M. SARRE, demandait où l'on en était du problème des graffiti.
Je vais répondre assez simplement qu'à la 3e Commission j'essaie de tenir informés l'ensemble de mes collègues sur les dossiers que j'ai à traiter, de façon assez régulière. Ils sont par là même informés de l'état d'avancement.
Comme vous le savez, chère Madame, dès le 2 février dernier, nous avons contracté avec un groupement d'entreprises, à la suite d'un appel d'offres, le projet d'éliminer 90 % des graffiti en février 2001. C'est un dossier important.
C'est un problème ressenti douloureusement par les Parisiens et chaque jour davantage, comme une atteinte à leur environnement de proximité.
Les sociétés se sont donc lancées sur ce chantier. Il est clair, et j'imagine que c'est là l'objet de la question, qu'un chantier de cette nature et de cette ampleur ne peut pas se faire sans que l'on rencontre un certain nombre de difficultés.
J'en ai d'ailleurs récemment rencontré à l'occasion de l'Observatoire du graffiti et je les ai rendu publiques.
Il y a effectivement un certain nombre de difficultés quant à "l'attaque" d'un certain nombre de quartiers, la méthodologie. Ensuite un certain nombre de problèmes particuliers liés notamment aux couleurs. En effet, les entreprises concernées avaient - je donne un exemple, je ne sais pas si c'est le chiffre exact - répertorié une quinzaine de couleurs. En réalité, il y en a davantage. A chaque fois qu'ils repeignent, il y a un problème de raccord et les riverains l'ont ressenti, pour quelques-uns, de façon un petit peu difficile. C'est évidemment quelque chose sur quoi il va falloir que l'on travaille.
Les services de la Ville, qui ont quelque expérience là-dessus, sont assez vigilants et, au cours de rencontres hebdomadaires, sinon quotidiennes, on travaille à ce genre de chose.
Il y a également les décapants utilisés. J'ai eu l'occasion de m'expliquer là-dessus à la suite de différentes questions posées par un certain nombre de nos collègues, Mme BILLARD, Mme SCHNEITER.
Aujourd'hui, l'ensemble de ce dispositif est assez précisément établi. Reste la difficulté également des immeubles qui avaient signé avec la Ville un contrat payant qui faisait que les services de la Ville intervenaient sous 15 jours. Dès lors que l'on met en place ce système pour tout Paris, ces contrats, de fait, tombent. Ces Parisiens qui avaient l'habitude d'un excellent service fait par la Ville, se trouvent alors un peu lésés à leur sens, c'est-à-dire que les interventions sont moins fréquentes.
On a également là aussi mis en place avec la société contractante un certain nombre de dispositifs qui vont favoriser l'intervention plus rapide.
Voilà globalement mes réponses, sauf si vous aviez un point particulier que vous souhaitez soulever.
Je voudrais vous dire qu'aujourd'hui, ce sont 60 équipes de deux, qui sont opérationnelles sur la totalité de la Capitale, 35 véhicules spécifiques. C'est donc vraiment quelque chose d'envergure. Cela ne peut pas se faire d'un claquement de doigt, tout ne peut pas être résolu. Je suis en relation avec l'ensemble des maires et élus qui souhaitent avoir des informations précises sur l'ensemble des dossiers un peu difficiles qu'ils auraient.
On essaye de trouver le mouvement en marchant, ce qui n'est pas évident.
J'aurai l'occasion dès la rentrée de vous donner des précisions plus particulières puisque dès le début du mois de juillet, nous allons avoir un rapport d'étape avec le groupement d'entreprises et on verra donc s'ils sont en mesure de bien répondre à la finalité du marché, c'est-à-dire en février 2001, 90 % de graffiti en moins.
Je voudrais souligner l'effort fait à la suite des différentes demandes effectuées par le Maire de Paris à la Préfecture. Il semblerait d'après les dernières informations que j'ai, que la Préfecture fasse un effort tout à fait significatif. Un certain nombre d'interpellations sont intervenues sur les graffiti. C'est un support, comme pour les chiens, qui nous est tout à fait utile. Gageons que ce travail en partenariat avec la Préfecture donne des résultats à la hauteur de nos espérances.
Voilà, Madame, les réponses que je souhaitais vous apporter.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je remercie M. TRÉMÈGE d'avoir fort bien répondu à une question qui ne lui était pas posée.