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Juin 2000
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31 - 2000, DAC 120 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Etat (Ministère de la Culture) une convention de versement de fonds de concours en vue de la restauration de l'orgue de l'église Saint-Germain-de-Charonne (20e), appartenant à la Ville de Paris et classé parmi les Monuments historiques

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2000


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 120 autorisant M. le Maire de Paris à signer avec l'Etat une convention de versement de fonds de concours en vue de la restauration de l'orgue de l'église Saint-Germain-de-Charonne (20e), appartenant à la Ville de Paris et classé parmi les Monuments historiques.
La parole est à M. RIOU.
M. Alain RIOU. - Monsieur le Maire, je vais intervenir pour me réjouir que cette affaire aboutisse enfin.
Je me souviens que lorsque je suis devenu Conseiller de Paris, le premier sujet que j'ai traité ou essayé de traiter en Commission culture du Conseil était celui-ci.
En effet, l'association "Charonne côté cour" s'était inquiétée du fait que, depuis longtemps, les orgues de Saint-Germain-de-Charonne n'étaient pas restaurées alors qu'elles étaient dans un état qui méritait qu'elles le soient.
Il se trouve que le Directeur des Affaires culturelles précédent m'avait répondu que, bien évidemment, la Ville était très préoccupée par cette restauration. Je m'étais informé auprès du Ministère de la Culture et le Bureau des orgues m'avait dit que, dès 1996, il était prêt à mettre la moitié de la somme nécessaire à la restauration de ces orgues.
En 1996, les crédits apparemment existaient mais n'ont pas été consacrés à la restauration de ces orgues.
En 1997, les crédits existaient. Il était prévu qu'ils soient consacrés à la restauration de ces orgues, mais ils ne l'ont pas été.
En 1998-1999, il ne s'est rien passé du tout.
Nous sommes donc en l'an 2000. Le Ministère de la Culture est prêt depuis 5 ans à financer cette restauration.
D'autres orgues historiques de Paris dans d'autres quartiers, sans doute plus chers à la Mairie, ont été mieux dotés que l'église Saint-Germain-de-Charonne. Je dirai qu'à plusieurs reprises, lorsque nous nous sommes inquiétés justement de ce retard, un certain nombre d'élus de la majorité ont fait de l'humour en disant qu'on était bien préoccupés par les orgues d'une église ! En fait, je veux rappeler ici que les élus verts sont préoccupés par la préservation du patrimoine architectural et musical de Paris ; nous sommes d'ailleurs intéressés par la préservation de tous les patrimoines. Nous sommes par contre réservés sur le versement, direct ou indirect, de subventions à des associations plus ou moins liées à l'Eglise ou aux Eglises.
En revanche, lorsqu'il s'agit de participer à la restauration d'un patrimoine qui appartient à tous les Parisiens, et éventuellement à tous ceux qui veulent écouter de la musique dans les églises, nous y sommes très favorables.
Ce que nous regrettons, c'est qu'il ait fallu 5 ans pour qu'une église du XIIIe siècle qui avait été très abîmée ait du attendre tout ce temps pour bénéficier de cette restauration.
Espérons puisque parfois les crédits ne sont pas toujours consacrés formellement en fin de course à ce à quoi ils devaient l'être, que cette fois-ci est la bonne et qu'avant la fin de la mandature, ces orgues auront au moins commencé à être restaurées.
Je vous remercie, Monsieur le Maire.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
La parole est à Mme MACÉ de LÉPINAY pour vous répondre.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Monsieur RIOU, je suis très heureuse d'entendre que les élus "Verts" sont très attachés à la protection du patrimoine parisien, architectural et musical, puisque c'est ce que vous nous avez dit et j'espère que vous soutiendrez toutes les propositions que nous vous ferons à l'avenir pour la protection de ce patrimoine !
Effectivement, vous avez souligné que l'opération des orgues de Saint-Germain-de-Charonne avait été relativement longue à monter. Il s'agit comme cela ne vous a pas échappé aujourd'hui, d'autoriser la Ville à verser un fonds de concours à l'Etat.
En effet, à la suite d'une répartition établie pour faciliter les choses sur le territoire parisien, Saint-Germain-de-Charonne relève de l'Etat en ce qui concerne les travaux à y réaliser. Nous devons donc déléguer à l'Etat la part de la Ville des dépenses qui correspondent.
Il est évident que la Ville paye la plus grande part puisque c'est toujours comme cela que la clé de répartition se fait, mais si les choses ont tardé, je voulais vous dire que de notre côté, nous étions prêts. Ce sont les études qui ont été plus longues que prévu.
C'est pour cela donc que la restauration de l'orgue ne va commencer que maintenant.
En tout cas, je veux vous dire que nous nous intéressons absolument à Saint-Germain-de-Charonne et que vous avez pu remarquer que la Direction des Affaires culturelles était intervenue très rapidement après la tempête pour réparer les dégâts qui avaient été causés sur cet édifice remarquable, vous l'avez souligné.
Je veux vous remercier de votre soutien pour ce projet de délibération ; j'espère que nous pourrons rapidement entendre les orgues de Saint-Germain-de-Charonne rénovées !
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 120.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DAC 120).