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Juin 2000
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80 - QOC 2000-435 Question de M. Jean WLOS, Mme Mireille MARCHIONI et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police relative au stationnement des cars de tourisme boulevards de Rochechouart et de Clichy (9e et 18e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2000


Libellé de la question :
"L'exaspération est grande parmi les riverains des boulevards de Rochechouart et de Clichy (9e et 18e) concernant le stationnement des cars de tourisme.
Avec le retour de la saison touristique, c'est l'enfer, notamment le week-end, plus particulièrement vers la place Blanche, le boulevard de Rochechouart à la hauteur du lycée Jacques-Decour.
A cette hauteur, les cars stationnent en permanence le long du terre-plein malgré l'interdiction en invoquant comme raison principale que "le stationnement est gratuit".
Les autocaristes considèrent cet emplacement comme un parking permanent, sans parler des cars stationnant également en permanence dans le couloir des bus. Ils ne respectent pas non plus le système de dépose et stationnent à cet endroit pendant une heure, voire plus longtemps.
Les quelques interventions de la Police ne suffisent pas. La seule solution envisageable, c'est l'interdiction totale du stationnement des cars, comme s'y est engagée la Ville de Paris.
Dans l'attente de la mise en oeuvre de cette décision, seule la mise en place, au moins pendant la saison touristique et le week-end, d'une équipe de policiers en permanence sur le boulevard de Rochechouart, à la hauteur du lycée Jacques-Decour, pourrait être en mesure de faire respecter le stationnement des cars.
Aussi, M. Jean WLOS, Mme Mireille MARCHIONI et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police qu'une telle décision soit prise dans les plus brefs délais."
Réponse (M. Bernard PLASAIT, adjoint) :
"L'interdiction d'accès des autocars sur la Butte-Montmartre a reporté la question du stationnement sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart. Un dispositif avait été retenu pour permettre dans de bonnes conditions leur stationnement sur le boulevard en le rendant payant et donc contrôlable. Il faut constater qu'il n'est pas suivi. Les règles de stationnement qui ont été édictées ne sont pas respectées. Afin de faire cesser cette situation, il est demandé au Préfet de police de supprimer le stationnement des autocars sur ces boulevards (52 places). Cette disposition ne devrait pas pénaliser commerces et activités de la Butte ; en effet, la dépose et la reprise des touristes demeureront évidemment autorisées. Dès aujourd'hui les touristes se sont habitués à descendre de leurs autocars pour accéder à pied à la Butte, en empruntant le funiculaire.
Pour répondre complètement aux besoins, la station dépose-reprise au droit du lycée Jacques-Decour sera étendue. Les autocars, pour attendre leurs clients, ont à leur disposition le parc qui leur est réservé à Cardinet et qui est loin d'être complètement utilisé, notamment de jour. Enfin, du stationnement payant pour véhicules particuliers de type mixte, c'est-à-dire permettant le stationnement des résidents pourra être mis en place, là où était autorisé celui des autocars.
Les habitants et les élus de ce secteur seront consultés sur les aménagements à réaliser pour rendre à ce boulevard toute sa qualité de vie."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Conformément à la réglementation sur les zones touristiques, dont l'extension à Paris est régulière depuis quelques années, les autocaristes qui contreviennent aux règles de stationnement s'exposent à des amendes de 900 F, renouvelables au bout de deux heures.
De plus, l'article 1er de l'arrêté préfectoral du 17 juin 1996 n'autorise le stationnement des autocars de tourisme que sur les parcs ou emplacements de stationnement prévus à cet effet.
Compte tenu des plaintes qui me sont adressées, tant de la part des élus que de celle des particuliers, les instructions sont très régulièrement renouvelées aux services de police locaux afin qu'une attention toute particulière soit portée à ce dossier.
A cet égard, au cours des quatre premiers mois de cette année, les services de la Préfecture de police ont dressé 666 procès-verbaux à l'encontre d'autocaristes dont les véhicules étaient garés en stationnements illicites.
Durant cette même période, 4.472 automobilistes ont été verbalisés alors qu'ils occupaient indûment des emplacements réservés au stationnement des autocars de tourisme.
A cet égard, une surveillance particulièrement soutenue est effectuée sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart par les fonctionnaires de police des commissariats centraux des 9e et 18e arrondissements.
Cette action se traduit, chaque mois, par la rédaction de plus de 300 procès-verbaux et par la perception de 45.000 F de consignation.
La politique menée à Paris vise, autant que possible, à limiter l'offre de stationnement sur voirie en offrant aux professionnels des solutions de substitution et de proximité dans des parcs hors voirie.
C'est ainsi, pour ne prendre que les exemples les plus récents, que l'ouverture en 1998 du parc Cardinet, dans le 17e arrondissement, a permis de réduire de moitié le nombre d'emplacements réservés aux autocars sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart.
Une nouvelle étape est prévue à terme avec le réaménagement en parc pour autocars de l'actuelle pré-fourrière Europe, située boulevard des Batignolles à Paris 8e, que la Préfecture de police doit quitter prochainement.
L'effort entrepris en la matière depuis plusieurs années est donc poursuivi, et devrait permettre dans un horizon proche, de supprimer le stationnement des autocars de tourisme sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart.
Par ailleurs, des mesures alternatives à une politique de répression ont fait l'objet, en étroite concertation avec la Mairie de Paris, d'une étude tendant à faciliter l'intégration des autocars dans la Capitale.
Cette réflexion s'articule autour de deux axes :
- l'organisation de l'offre de stationnement hors voirie ;
- la signature, à terme, d'une charte avec les organisations professionnelles du tourisme.
Sur le premier point, le groupe de travail initié par la Mairie de Paris doit proposer des solutions de substitution et de proximité dans les parcs hors voirie, afin de limiter les stationnements des autocars sur la voie publique.
De plus, la sensibilisation des autocaristes au respect de la réglementation en vigueur est l'un des objectifs de la charte pour un meilleur accueil dans Paris des autocars et de leurs passagers, en cours d'élaboration avec les professionnels du tourisme.
Indépendamment des résultats de ces travaux menés par la Ville de Paris, la Préfecture de police diffuse largement, pour sa part, notamment, auprès des sociétés d'autocars de tourisme, une plaquette régulièrement mise à jour.
Ce document précise les conditions de circulation et de stationnement et la localisation des parcs de stationnement réservés à cette catégorie de véhicules situés dans les différents arrondissements de la Capitale.
Cette plaquette est également disponible à l'Office de tourisme de la Ville de Paris.
En tout état de cause, je puis vous assurer, qu'à l'occasion de votre intervention, j'ai renouvelé les instructions aux services de police locaux afin que l'attention toute particulière portée à la surveillance des deux boulevards précités soit renforcée."