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Novembre 2004
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Conseil Général
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Annexe Question posée à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général. Question du groupe U.M.P. QOC 2004-1019 G Question de Mme Cécile RENSON et des membres du groupe U.M.P à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation du Conseil général, concernant les mesures envisagées pour permettre aux femmes les plus concernées de bénéficier de la campagne de dépistage du cancer du sein. Libellé de la question :

Débat/ Conseil général/ Novembre 2004


?Le Président de la République a fait de la lutte contre le cancer un chantier prioritaire de son quinquennat.

Pour répondre à cette sollicitation, la Ville de Paris a créé en 2003, l?ADECA, Association pour le dépistage des cancers.

330.000 Parisiennes âgées de 50 à 74 ans sont concernées par cette campagne. 182.442 ont été invitées à se faire pratiquer une mammographie.

Or, seulement 15 % des femmes ont répondu à cette invitation. Si 14,3 % ont par ailleurs répondu qu?elles avaient déjà subi cet examen dans l?année, le résultat de cette action est maigre.

 

Comme on pouvait le prévoir, les femmes les plus concernées sont les plus difficiles à approcher (femmes en état de précarité, femmes non francophones, préjugés religieux).

Monsieur le Président, quelles mesures comptez-vous prendre pour permettre à ces femmes de bénéficier de cette campagne de dépistage ?

Réponse (M. Alain LHOSTIS) :

?Les chiffres sont effectivement encore modestes, mais ils augmentent au fur et à mesure que la campagne s?installe. J?ajoute qu?à Paris près d?une femme sur deux se fait dépister ?spontanément?. L?objectif est que toutes les Parisiennes concernées s?inscrivent dans le dépistage organisé. Pour deux raisons : parce qu?il est rigoureux et de qualité et parce qu?il permet un suivi épidémiologique qui nous dira en terme de santé publique les effets d?un dépistage systématique sur la morbidité et la mortalité.

Vous avez dû remarquer dans la Ville la nouvelle campagne de communication d??ADECA 75?. Elle a été affichée sur 600 panneaux et le sera à nouveau au printemps. J?ajoute que des affiches sont apposées dans les officines des pharmaciens et dans les cabinets médicaux.

Un ?bon pour une mammographie gratuite? est largement distribué par les pharmaciens et les médecins, invitant les femmes à appeler le n° vert d?ADECA pour recevoir une invitation et un bon de prise en charge.

Nous savons toutefois que pour certaines femmes, notamment celles qui sont le plus éloignées du système de soins, seuls les relais de proximité sont efficaces. De ce point de vue les associations, les services sociaux sont en première ligne pour convaincre les femmes de faire ce dépistage.

Des réunions ont déjà eu lieu, en particulier avec les équipes de développement local dans les quartiers de politique de la ville dans les 13e, 14e et 20e arrondissements. Plusieurs réunions sont prévues dans le 18e et dans le Pôle santé de la Goutte-d?Or.

En 2005, ?ADECA 75? va renforcer ses formations des acteurs-relais en particulier en direction des assistantes sociales.

Enfin, je voudrais vous préciser que si je me félicite de la décision du Président de la République de faire de la lutte contre le cancer une priorité de son septennat, rendons cependant à César ce qui lui appartient : ?ADECA 75? n?a pas été créée en 2003 pour répondre à une sollicitation du Président de la République. Elle a été créée en octobre 2002 après un an de négociations avec les différents partenaires pour constituer l?association et monter la structure de gestion capable de piloter une campagne de santé publique d?une telle ampleur.

De ce point de vue Paris a enfin pris sa place dans le dépistage organisé du cancer du sein après que plus de 30 départements se soient engagés et que la généralisation à tous les départements soit annoncée depuis 1987.?