Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Novembre 2004
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

2004, DASCO 65 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général de signer un marché “article 30” avec la S.A “Paraschool”, pour l’expérimentation du dispositif ALISS dans 5 collèges départementaux parisiens.

Débat/ Conseil général/ Novembre 2004


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons maintenant au projet de délibérations DASCO 65 G relatif à la signature d?un marché ?article 30? avec la S.A ?Paraschool?, pour l?expérimentation du dispositif ALISS dans 5 collèges départementaux parisiens.

Je donne la parole à Mme Nicole BORVO.

Mme Nicole BORVO. - Merci, Madame la Présidente.

Ce projet de délibération nous propose d?engager l?expérimentation d?un logiciel d?aide aux devoirs sur cinq collèges, soit à peu près 500 élèves en Zone d?éducation prioritaire reposant sur le volontariat du personnel enseignant. Nous ne sommes pas du tout opposés à ce projet, mais nous voudrions faire quelques remarques. Même si ce logiciel s?avère performant, on peut avoir quelques interrogations quant aux conditions dans lesquelles nous allons amener ces élèves bien souvent en échec scolaire à s?en servir. On nous propose que cette utilisation ait lieu hors temps scolaire, ce qui implique que les élèves retournent au collège le mercredi après-midi sur leur temps de loisir. Nous pensons que demander à des élèves en échec scolaire de s?investir à nouveau sur leur temps libre dans le travail scolaire comporte un risque, notamment de n?avoir qu?une faible adhésion à la démarche.

Ces élèves sont fragiles. Ils sont dans un rapport difficile au travail scolaire. Il faut donc être prudent sur la manière dont on va intégrer cet outil.

Est-il d?ailleurs attractif, cet outil ? C?est pourquoi, à notre avis, l?utilisation de ce logiciel devrait se faire pendant le temps scolaire. Il faudrait tout naturellement l?intégrer dans le cursus.

Par ailleurs, cette démarche demandera un travail de sensibilisation et d?apprentissage de l?outil informatique, en plus de l?appropriation du logiciel.

Nous souhaitons que l?encadrement par les professeurs soit réel et en direct, ce qui ne les empêche pas également d?intervenir en différé. Ces questions méritent en tout cas d?être posées.

Il aurait été intéressant qu?un état des lieux sur les types de difficultés que rencontrent les élèves soit réalisé pour créer les meilleures conditions de réussite de cette expérimentation.

En effet, bien souvent, une des causes essentielles des difficultés est la maîtrise du langage en général. Ce logiciel, d?après ce qui est dit, est particulièrement performant en mathématiques. Or, bien souvent, les difficultés en mathématiques tiennent aussi aux difficultés du langage.

Toutes ces questions ne sont pas sans incidence sur la réussite d?une telle expérimentation et c?est pourquoi nous insistons pour qu?il y ait des bilans intermédiaires d?évaluation, en plus du bilan final, pour vérifier si cette expérience mérite d?être poursuivie.

J?ai cru comprendre d?ailleurs que ce dispositif fonctionnait déjà et faisait l?objet de contrats dans d?autres départements (Loire, Lorraine et Picardie). A-t-on des résultats qui pourraient nous être utiles en même temps que nous nous engageons nous-mêmes dans cette expérimentation ?

 

Je vous remercie de votre attention.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à

M. FERRAND.

M. Eric FERRAND, au nom de la 7e Commission. - Merci, Madame la Présidente.

Je voudrais dire à Mme BORVO que précisément ce sont en général la prudence et la responsabilité qui prévalent dans notre démarche éducative, à la Ville et pour le Département de Paris, en conséquence.

Il s?agit d?une expérimentation qui fera l?objet d?un bilan et qui rentre dans le cadre de la construction du projet éducatif.

J?ai constaté à plusieurs reprises, comme vous sûrement, que l?entrée de l?outil informatique à l?école (petite école, collège, lycée) pouvait être facteur d?aggravation des inégalités sociales et, dans notre projet éducatif, c?est précisément notre combat : lutter contre les inégalités sociales et permettre au maximum d?élèves de pouvoir avoir accès à l?outil et de pouvoir l?utiliser en pleine conscience.

Il s?agit donc d?un outil d?aide à la scolarité. Il sera praticable notamment en dehors des heures scolaires et le mercredi après-midi. Cette question du mercredi après-midi nous préoccupe beaucoup.

J?ai demandé à la Direction des Affaires scolaires de construire un plan collège et dans ce plan collège, il y a une dimension d?encadrement des élèves, des pré adolescents, le mercredi après-midi.

Tout le monde n?a pas accès à l?aide à la scolarité, notamment lorsque celle-ci n?est pas gratuite. Nous avons déjà initié, dans le premier degré, les dispositifs ?Coup de pouce? qui sont des dispositifs d?aide à la scolarité absolument gratuits et qui concernent un millier d?enfants, en particulier dans les écoles en zone d?éducation prioritaire, à la fois pour les préparer à la scolarité de premier degré, mais aussi pour les préparer à la scolarité future dans les collèges.

Les élèves de CM2 seront directement concernés par cette expérimentation, si le bilan qui sera dressé à la fin de l?année scolaire est satisfaisant.

Nous avons accusé beaucoup de retard à Paris, dans les collèges, notamment pour l?utilisation de l?informatique. Nous sommes très en retard, par exemple, par rapport à la Seine-Saint-Denis ou aux Hauts-de-Seine. Il est urgent que nous prenions ce problème à bras-le-corps et que nous avancions.

Voilà pourquoi nous avons décidé, en accord avec cinq chefs d?établissement, d?expérimenter ce dispositif dans cinq collèges. La première expérimentation avait eu lieu au collège Claude Chappe.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 65 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2004, DASCO 65 G).