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Juin 1996
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Conseil Municipal
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77 - QOC 96-236 Question de Mme Laure SCHNEITER, élue du Mouvement écologiste indépendant à M. le Préfet de police sur les mesures de sécurité à prendre aux abords des écoles Martel et Paradis (10e).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous passons à la question de Mme Laure SCHNEITER à M. le Préfet de police sur les mesures de sécurité à prendre aux abords des écoles Martel et Paradis (10e).
Elle est ainsi libellée :
"Les parents d'élèves des écoles "Martel" et "Paradis" (10e) se sont adressés à M. le Préfet de police et à ses services à de nombreuses reprises concernant les dangers encourus par les enfants aux abords des établissements scolaires.
Le plan "Vigipirate" n'a jamais été respecté, ici comme ailleurs, et les barrières encombrent les trottoirs. Voitures et camions stationnent jour et nuit devant les écoles. Les motos envahissent les trottoirs.
Les emprises du chantier, à l'angle des rues de Paradis et Martel, entraînent un risque pour la traversée des enfants. Les camions reculent sur le passage protégé pour tourner plus aisément dans cette rue étroite.
Les camions de livraison stationnent en toute impunité sur les trottoirs et le passage protégé, à toute heure, y compris aux heures d'entrée et de sortie d'école des enfants- afin de livrer les ateliers de confection, clandestins ou non. Les camions Diesel, souvent mal réglés, restent moteur en marche, même à l'arrêt. Dans cette rue étroite, la pollution ainsi engendrée est concentrée.
Malgré les cris d'alarme des parents, M. le Préfet de police semble privilégier la politique "de l'autruche" plutôt que de faire respecter la réglementation. 600 enfants sont exposés chaque jour aux dangers. Faut-il qu'un enfant soit tué pour qu'enfin M. le Préfet de police agisse ?
Les familles fuient de plus en plus la Capitale qui ne laisse que peu de place aux enfants. Elles demandent la mise en voie piétonne de la rue Martel, en réservant l'accès aux riverains et aux livraisons à certaines heures.
Mme Laure SCHNEITER demande à M. le Préfet de police :
1°) s'il a l'intention de faire respecter la réglementation sur le stationnement et les livraisons ;
2°) si le plan "Vigipirate" est toujours en application devant les établissements scolaires parisiens, quand les barrières seront fixées et sinon, quand elles seront retirées des trottoirs ;
3°) quelles mesures spécifiques seront prises aux abords des écoles "Martel" et "Paradis" et quand elles prendront effet."
La parole est à M. le Représentant du Préfet de police.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE.- Mme SCHNEITER appelle l'attention sur la sécurité des élèves des écoles Martel et Paradis et souhaite obtenir des informations sur l'application du plan "Vigipirate" aux abords des établissements scolaires.
L'allègement de ce plan ne signifie en rien la suppression des mesures de protection dont font l'objet les établissements scolaires. La Ville de Paris envisage au contraire de pérenniser certaines mesures au-delà de la durée de ce plan en finançant un programme pluriannuel de travaux qui consisterait notamment à élargir les trottoirs au droit des établissements sensibles et à interdire de manière définitive le stationnement des véhicules à leurs abords par l'implantation de dispositifs fixes.
En ce qui concerne, plus précisément, la sécurité des enfants fréquentant les écoles Martel et Paradis, il y a lieu de souligner trois points :
1°) pour assurer la sécurité des piétons aux abords du chantier situé à l'angle des rues Martel et de Paradis, il a été implanté un passage protégé le long des emprises de ce chantier. Par ailleurs, la suppression du stationnement autorisé à cet endroit a permis de maintenir la largeur initiale de la chaussée et de conserver la fluidité de la circulation automobile ;
2°) l'activité commerciale et artisanale du quartier justifie la présence de zones de livraisons. Néanmoins, afin de maintenir la physionomie du secteur dans les limites du raisonnable, les services locaux de police veillent à sanctionner les conducteurs des véhicules qui méconnaîtraient les règles du stationnement. Ainsi, depuis le 1er janvier 1996, 390 procès-verbaux de contravention ont été dressés à l'encontre des conducteurs ayant stationné leur véhicule de manière irrégulière ;
3°) pour accroître encore la sécurité des piétons, et en particulier des enfants, il est envisagé d'inverser le sens de circulation de la rue Martel et d'aménager un couloir-bus dans la rue de Paradis, qui supprimera toute possibilité de stationnement, les arrêts pour livraisons restant autorisés.