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Juin 1996
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58 - QOC 96-243 Question de MM. Bertrand DELANOË, Tony DREYFUS, Michel OTTAWAY, Mme Olga TROSTIANSKY et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris relative à l'état de la porte Saint-Denis (10e).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous en venons à la question de MM. DELANOË, M. DREYFUS et OTTAWAY et de Mme TROSTIANSKY à M. le Maire de Paris au sujet de l'état de la porte Saint-Denis.
Elle est ainsi rédigée :
"MM. Bertrand DELANOË, Tony DREYFUS, Michel OTTAWAY, Mme Olga TROSTIANSKY et les membres du groupe socialiste et apparentés attirent l'attention de M. le Maire de Paris sur l'état inacceptable dans lequel est laissée la Porte Saint-Denis (10e). Ce monument, édifié en 1672 à la gloire de Louis XIV par François Blondel, est en effet considéré comme une oeuvre capitale.
Par ses références affirmées à Rome, en particulier par ses dimensions, la rigueur de ses proportions et son décor sculpté que l'on doit à François Girardon et Michel Auguier, ce premier arc de triomphe de Paris, construit pour durer, s'imposa à l'époque comme un modèle du genre.
Ce chef-d'oeuvre de l'architecture monumentale classique est hélas entouré depuis quelques années d'un échafaudage qui le masque aux yeux des Parisiens et des touristes, pour un coût annuel de 1 million de francs, alors qu'il semble qu'aucun travail de restauration n'ait été réellement entrepris.
MM. Bertrand DELANOË, Tony DREYFUS, Michel OTTAWAY, Mme Olga TROSTIANSKY et les membres du groupe socialiste et apparentés souhaitent savoir ce qui est prévu pour la restauration de ce monument et demandent à M. le Maire de Paris que des mesures soient prises rapidement pour que l'on puisse à nouveau, et à brève échéance, profiter de cette référence de l'architecture monumentale parisienne."
Mme MACÉ de LÉPINAY répond à la question.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint.- Au cours de l'été 1993, à la suite de chutes de pierres sur la voie publique provenant de l'arc-de-triomphe de la porte Saint-Denis, propriété de l'Etat, édifice classé monument historique dès 1862, classement confirmé en 1923, une demande d'autorisation de pose de palissade a été formulée par l'Architecte des Bâtiments de France en charge du 10e arrondissement auprès des services de la Direction de la Voirie de Paris.
Un échafaudage de protection en vue d'isoler la voie publique a été installé : ont ainsi été posés deux parapluies et un bardage métallique sur le pourtour de l'édifice, d'environ 8 mètres de haut. La mise en place de ces installations est à la charge du Ministère de la Culture.
A la fin de l'année 1993, le Ministère a décidé d'entreprendre les travaux de restauration de l'arc-de-triomphe.
Les études préalables à la restauration ont été confiées à M. Gabor MESTER de PARAJD, maître d'oeuvre, architecte en chef des Monuments historiques, territorialement compétent. L'inscription budgétaire de cette opération et la procédure de passation des marchés étant effectuées, l'ouverture du chantier est prévue pour la fin du 3e trimestre de 1996. Les travaux devraient s'achever au cours du 4e trimestre de 1997.
Je souligne à nouveau que la maîtrise de cette opération relève dans son intégralité des services du Ministère de la Culture.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Monsieur OTTAWAY, voulez-vous ajouter quelque chose ?

M. Michel OTTAWAY.- Je voulais simplement dire que non seulement les élus du 10e, la Municipalité du 10e, mais les visiteurs du 10e, les habitants du 10e s'étonnent de la longueur de ces procédures.
Je ne doute pas que Mme MACÉ de LÉPINAY entretienne des relations suivies avec le Ministère de la Culture, dont je sais bien que c'est de sa compétence, mais il faudrait quand même que les choses s'arrangent.
Les deux arcs-de-triomphe de la porte Saint-Martin et de la porte Saint-Denis sont dans un état absolument pitoyable, que nos prédécesseurs avaient déjà noté. Je trouve que, vraiment, on ne prend pas beaucoup de soin de ces deux arcs-de-triomphe. Cela perdure, ce n'est pas très sérieux.