Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juin 2002
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

18 - Vœu déposé par Mme DUBARRY, au nom du groupe "Les Verts", relatif à une diffusion massive du préservatif féminin

Débat/ Conseil général/ Juin 2002


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l'examen de la proposition de v?u référencée n° 1 dans le fascicule et déposée par le groupe "Les Verts", relative à une diffusion massive du préservatif féminin.
La parole est à Mme Véronique DUBARRY, si elle souhaite brièvement rappeler le contenu de son v?u.
Mme Véronique DUBARRY. - Je tenais à insister sur les deux derniers points de ce v?u :
La multiplication des distributeurs : c'est quelque chose qui est d'ores et déjà prévu, qui se généralise petit à petit. La campagne de vente à 15 centimes d'euro et la mise en place de campagnes d'informations spécifiques sont intéressantes parce qu'elles touchent des publics différents de ceux qui peuvent être touchés par la multiplication des distributeurs ou la multiplication des distributions via les associations de terrain.
On vient d'en parler à l'instant : recrudescence de l'épidémie de Sida, des M.S.T. et, en ce qui concerne les femmes, du nombre de grossesses non désirées et d'avortements.
Les femmes hétérosexuelles, les plus touchées par la recrudescence de l'épidémie de Sida et de M.S.T., sont de deux catégories : d'abord, les femmes jeunes qui commencent à avoir une sexualité active, ou bien les femmes d'une autre tranche d'âge, d'une quarantaine d'années, qui, après un divorce ou une séparation, ont à nouveau une sexualité multipartenariale.
Ces deux types de public sont difficiles à toucher par les associations de terrain qui pratiquent les distributions de préservatifs gratuits.
C'est pourquoi ces deux derniers points me semblent particulièrement importants et peuvent compléter ce qui peut être fait par ailleurs par la mairie de Paris ou la DGS. C'est là-dessus que je voulais insister.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à M. LHOSTIS.
M. Alain LHOSTIS. - Je voulais rappeler qu'il y a deux marques, puisque vous l'avez mis dans votre question, appelées FEMIDOM et PRESINET pour les préservatifs féminins.
Nous nous fournissons à la Ville de Paris avec des préservatifs FEMIDOM. Le coût est relativement élevé : 1,28 euro hors taxes et donc, et même avec une taxe à 5,5 %, c'est quand même élevé. Actuellement nous achetons entre 8.000 à 12.000 préservatifs féminins par an. L'objectif pour l'année 2003 c'est 50.000, on franchit donc une étape significative, sur 500.000 préservatifs au total, là aussi on passe dans une nouvelle dimension, cela représente 10 %.
Actuellement, les structures qui les diffusent sont les centres de dépistage, les dispensaires antivénériens parisiens, les centres de planification sociale, Goutte-d'Or, certains services de la D.A.S.E.S. et de la Ville, etc.
Il est important de souligner que le préservatif féminin est un bon moyen de contraception et de prévention des maladies sexuellement transmissibles. Il est très résistant, et maintenant il dispose d'un applicateur.
L'inconvénient majeur c'est le prix. L'effort qui a été fait est à la hauteur de cette difficulté. Il y a un risque également dans le domaine de la prostitution d'un usage multiple du préservatif. C'est une interrogation. Il y a également un apprentissage à l'utilisation de ce préservatif qui, parfois, provoque des réserves sur la mise en place plus généralisée, que vous évoquez, dans les distributeurs.
Cela étant dit, il faut absolument aller de l'avant dans ce domaine, en particulier vis-à-vis des jeunes femmes et des plus exposées dans les comportements à risques. Comme je l'ai dit, on va augmenter pour 2003, de façon significative.
Je crois qu'il faut aller au-delà, mais en travaillant étroitement avec le tissu associatif et avec les services concernés pour que nous aidions, dans ce domaine, à ce que le développement que nous voulons ne connaisse pas certains emplois qui ne soient pas bien justifiés.
Je suis tout à fait disposé, en dépit de certaines interrogations, que nous voyons comment, avec le chiffre significatif supplémentaire dont nous allons disposer, qui n'est pas forcément définitif mais qui est une nouvelle avancée, nous puissions aller encore de l'avant dans la prévention de ces maladies sexuellement transmissibles et du Sida, au travers de ce nouveau dispositif.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - En vous remerciant de cette réponse très circonstanciée, nous passons au vote sur le v?u n° 1 déposé par le groupe "Les Verts".
Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par Mme DUBARRY.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition de v?u est adoptée. (2002, V. 5 G).