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Juin 2002
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Conseil Général
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14 - 2002, ASES 32 G -Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer une convention relative à l'habilitation à l'aide sociale d'un foyer d'hébergement pour jeunes travailleurs handicapés de 31 places situé 28-32, rue de Romainville (19e)

Débat/ Conseil général/ Juin 2002


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons au projet de délibération ASES 32 G concernant la signature d'une convention relative à l'habilitation à l'aide sociale d'un foyer d'hébergement pour jeunes travailleurs handicapés de 31 places situé 28-32, rue de Romainville dans le 19e arrondissement.
Mme GÉGOUT s'est inscrite sur ce projet. Mme KOMITÈS lui répondra.
Vous avez la parole, Madame GÉGOUT.
Mme Catherine GÉGOUT. - Madame la Présidente, en fait, on a une série de délibérations qui concernent les handicapés. Je me suis inscrite sur celle-là pour faire une seule intervention.
Il est positif de voir s'affirmer par touches dans différents domaines, que le handicap doit être l'affaire de tous, donc de notre collectivité afin que les personnes puissent accéder aux droits essentiels d'insertion, d'autonomie la plus grande possible dans notre société.
On peut mesurer l'ampleur des besoins auxquels il faudrait répondre ; par exemple, dans les domaines du logement, de l'aide à l'autonomie quotidienne, de la formation et du travail, de la participation à la vie sociale pour faire reculer l'isolement et avancer l'accès aux loisirs et à la culture.
Si la société se sent solidaire, elle a le devoir social de cette prise en charge à tous les niveaux en privilégiant, bien sûr, la proximité et en associant les intéressés et leurs représentants. Encore faut-il que cette politique soit dotée de moyens conséquents. On a souvent l'impression que ce qui se met en place se fait encore trop au compte-gouttes ; ce n'est pas une critique par rapport au travail de Mme KOMITÈS, mais c'est que l'ampleur du problème est immense.
D'autres freins peuvent exister, par exemple, si l'on prend la convention relative à l'aide sociale d'un foyer pour jeunes travailleurs handicapés dans le 19e, alors que le développement de tels équipements de proximité et de structures de C.A.T. est important. Cela entre dans le champ de la diversité des réponses à apporter à la question du logement y compris pour les jeunes adultes handicapés ; il faut agir contre des préjugés forts qui subsistent pour faire accepter les différences.
Ainsi, la création du foyer d'hébergement du 19e auquel je viens de faire référence, a été retardé alors que le permis existe depuis mars 1996, parce qu'il a fait l'objet d'un recours en annulation de la part d'une association de riverains.
Quand on voit comment fonctionnent les C.A.T., franchement, je ne vois pas en quoi cela pouvait gêner les riverains autrement que pour un problème de culture et de refus de la différence !
Donc sans doute un effort important doit être fait en la matière pour contribuer à l'information et faire reculer cette intolérance par ignorance souvent trop présente.
Il y a aussi cette délibération passée entre le Département, l'Assistance publique et le G.I.H.P. pour loger 10 personnes porteuses de handicaps lourds dans des logements spécialement conçus qui bénéficieront de services auxiliaires assurés à domicile.
On le voit, ces deux délibérations posent la problématique du droit au logement pour les handicapés.
Il est nécessaire de faciliter un partenariat fort avec les bailleurs sociaux, mais aussi de rechercher comme en témoignent ces deux délibérations, une grande variété dans les réponses apportées, pour qu'elles soient adaptées aux besoins des personnes concernées.
Au-delà du logement, il est important que les personnes handicapées puissent être mieux entourées afin de participer à la vie locale pour y exercer des activités à leur goût et y apporter leurs compétences. La délibération ASES 56 G entre dans ce cadre puisque qu'il s'agit de signer un avenant aux conventions passées avec des associations afin d'accroître le service de transports spécialisés dédié aux personnes handicapées. Cette extension des services concerne les week-ends et les jours fériés et vraiment, nous nous en réjouissons. De même, en coopération avec le S.T.I.F. et la Région, un service de réservation central devrait être mis en place.
Cette délibération témoigne donc d'engagements innovants de la Ville aux côtés des handicapés. Elle montre évidemment aussi l'effort quantitatif qu'il reste à produire pour changer la vie des personnes concernées.
Juste une petite remarque supplémentaire qui concerne une délibération également inscrite à l'ordre du jour de notre séance, référencée ASES 66 G. Là, il s'agit de l'amélioration des conditions de vie pour les handicapés passant par l'intervention d'auxiliaires de vie. Cette délibération ne concerne pas que les handicapés mais plus largement les auxiliaires de vie dans toutes leurs compétences.
Cette délibération apporte des moyens accrus aux associations pour permettre la mise en place des auxiliaires de vie. Ceci dit, reste entier le problème du statut de ces personnes et surtout de leur niveau de rémunération. Comme tous les personnels qui interviennent dans le champ de l'aide à la personne, leur rémunération reste extrêmement faible et même si quelquefois, des formations sont mises en place, cela reste insuffisant.
Je pense que notre effort, qui a d'ailleurs commencé là-dessus, doit être poursuivi et que nous devons être aux côtés de ces personnels pour obtenir des rémunérations correspondant réellement au travail effectué.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Madame KOMITÈS, vous avez la parole.
Mme Pénélope KOMITÈS, au nom de la 6e Commission. - Très brièvement.
Je vous remercie, Madame GÉGOUT, de votre remarque sur le développement de cette politique en faveur des personnes handicapées, à Paris.
Je voudrais juste vous répondre sur deux points.
Le premier concerne le logement. Nous travaillons activement, notamment avec Mme HOFFMAN-RISPAL et Mme STIEVENARD, dans le cadre de la mise en place du contrat de plan et du contrat particulier, à localiser un certain nombre d'opérations, que ce soit sur des C.A.T., des C.A.J., des foyers à double activité, des M.A.S., de manière à réaliser les opérations inscrites dans le Contrat de Plan, qui devraient nous permettre un nombre de places important sur le Département de Paris et de ne plus avoir de personnes handicapées parisiennes qui doivent s'expatrier dans d'autres départements voisins ou même dans des pays étrangers.
Le projet de la résidence Etex, faisant l'objet de la délibération ASES 55 G, est aussi pour nous un moyen important, que nous souhaiterions voir, avec Jean-Yves MANO, se généraliser sur les différents arrondissements parisiens. C'est un moyen pour ces personnes de ne pas aller dans des établissements spécialisés mais de garder, avec des structures sociales autour, leur autonomie.
Ce sont des axes que nous souhaitons voir se diversifier sur Paris, de manière à permettre à ces personnes de trouver un lieu de résidence.
Je ne m'étendrai pas sur le projet de transport spécialisé. Je signale simplement que la délibération à laquelle vous faites référence vient un petit peu en attente de la délibération sur la refonte globale des transports spécialisés pour le Département de Paris, qui sera présentée vraisemblablement à l'automne et qui verra sa mise en place à partir de 2003, et qui verra passer le nombre de transports parisiens d'à peu près 80.000 aujourd'hui à plus de 450.000 voyages par an.
Je vous remercie de votre attention.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 32 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, ASES 32 G).