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Juin 2002
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Conseil Général
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15 - 2002, ASES 46 G - Participation financière complémentaire attribuée à l'A.M.H.A.P., au G.I.H.P. et à l'A.S.A. dans le cadre du transport spécialisé au titre de 2001. - Montant : 42.921 euros

Débat/ Conseil général/ Juin 2002


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l'examen du projet de délibération ASES 46 G relatif à la participation financière complémentaire attribuée à l'A.M.H.A.P., au G.I.H.P. et à l'A.S.A. dans le cadre du transport spécialisé au titre de 2001.
La parole est à Mme Edwige ANTIER qui intervient en lieu et place de M. BENESSIANO.
Mme Edwige ANTIER. - Je pense que M. BENESSIANO aurait été heureux de voir que l'on fera des efforts pour le transport des handicapés mais nous voulions insister sur le besoin absolu qu'ont les Parisiennes et les Parisiens lourdement handicapés à se déplacer.
Les associations qualifiées sont quand même très impatientes de la mise en place d'un vrai service de déplacement avec centrale de réservation et une accessibilité à ce nouveau service à tarif forfaitaire raisonnable.
Les premières réunions de travail sur ce sujet datent de 1999. Il n'est donc peut-être pas la peine de les multiplier indéfiniment. Nous voudrions savoir où nous en sommes vraiment des réalisations. Quand répondra-t-on enfin à un vrai besoin, attendu avec force par tous les handicapés de Paris ?
Personnellement, j'ajouterai qu'on connaît la défaillance de Paris concernant les structures éducatives pour les enfants handicapés, ce qui multiplie les besoins en transports d'un rééducateur à un autre, d'une structure à une autre et qu'on connaît le coût de ces transports pour les familles, déjà touchées par le handicap.
Tout cela nous paraît donc aller lentement par rapport aux besoins des associations de handicapés, tels qu'elles les énoncent.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.
Mme KOMITÈS a la parole pour vous répondre.
Mme Pénélope KOMITÈS, au nom de la 6e Commission. - Je déplore, comme vous, Madame ANTIER, l'état actuel de l'offre de transport spécialisé sur Paris, qui depuis plus de vingt cinq ans aurait certainement du se développer de manière plus intéressante.
Vous faites référence à des réunions de travail qui datent de 1999. Ces réunions de travail correspondaient à un projet uniquement parisien qui visait à augmenter très légèrement l'offre de transport spécialisé.
Ce que nous avons revu, depuis maintenant un an, puisque nous travaillons à un projet de centrale d'information et de réservation des transports spécialisés. Je suis donc ravie de pouvoir vous donner quelques informations parce que ce projet a été validé par le conseil d'administration du S.T.I.F. du mois d'avril dernier. Il va se décliner en deux projets.
Un premier service d'information au niveau régional sur l'état d'accessibilité des réseaux de transports collectifs, la disponibilité des équipements en temps réel en Ile-de-France et les solutions complémentaires qui peuvent être mises en place en transport spécialisé via un numéro d'appel unique, qui sera mis en place sept jours sur sept.
L'appel d'offres pour cette centrale d'information sera lancé par le S.T.I.F., qui est maître d'ouvrage, en juillet.
Et puis le service de réservation. Les services de transport spécialisé relèvent bien évidemment d'une logique de proximité, donc l'échelon départemental est pertinent, avec une nécessité de cohérence régionale parce que, quand une personne veut se déplacer en Essonne ou dans le Val d'Oise, on doit pouvoir à l'évidence la ramener aux mêmes conditions tarifaires.
Donc, le S.T.I.F., en accord avec la Région, va contractualiser avec tous les départements pour leur confier la mise en place de ce centre départemental.
Les enjeux de ce projet sont très importants puisqu'ils ont été étudiés, que ce soit la tarification ou le financement. Je peux déjà vous dire que la tarification pour les usagers sera vraisemblablement, approximativement, de l'ordre de 5 euros. Comme je le disais tout à l'heure, cela veut dire passer à peu près de 80.000 à 450.000 voyages pour un département comme Paris, avec des financements croisés, donc S.T.I.F., Région, Département et usagers.
Ce projet verra le jour début 2003. Son implication est extrêmement importante en termes financiers pour le Département de Paris, comme vous pouvez l'imaginer.
Parallèlement à ce dispositif, nous étudions également une complémentarité avec les Taxis parisiens de manière à diversifier aussi l'offre de transport pour ces personnes et, en attendant, nous avons souhaité quand même donner un appel d'air en faisant passer cette délibération pour augmenter le service en week-end et les jours fériés et en soirée de manière à ce que ces personnes handicapées puissent quand même circuler, ce qui n'est pas possible aujourd'hui.
Voilà ce que je souhaitais vous indiquer sachant que je suis tout à fait d'accord avec vous que la situation telle qu'elle existe depuis des décennies sur le Département de Paris est tout à fait inacceptable.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 46 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, ASES 46 G).