Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juin 2002
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

11 - 2002, ASES 74 G - Programme Ville vie vacances 2002. - Subventions à 86 associations pour un montant global de 304.898 euros

Débat/ Conseil général/ Juin 2002


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons maintenant à l'examen du projet de délibération ASES 74 G relatif au programme Ville vie vacances 2002 - Subventions à 86 associations pour un montant global de 304.898 euros.
Je donne la parole à Mme CAPELLE.
Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Madame la Présidente.
Etant intervenue tout à l'heure en formation de Conseil municipal, lors des questions d'actualité, je serai extrêmement brève.
Je voulais exprimer ma satisfaction de voir la dotation financière consacrée au programme "Ville-Vie-Vacances" doublée en 2002, c'est quelque chose de très important, la concertation a été importante. Beaucoup d'activités sont proposées.
Je reviens très simplement sur deux choses :
D'une part, s'assurer d'une véritable coordination avec les associations. Trop souvent, les associations sont porteuses de projets ; comme la concertation n'a pas eu lieu jusqu'au bout, elles ne sont pas assurées de leur financement, ce qui supprime une partie de la visibilité de leurs possibilités et contraint certaines associations à renoncer à des projets ou à les faire dans des conditions extrêmement acrobatiques.
D'autre part, je reviens sur ce sujet, excusez-moi d'insister, mais rien n'est réglé s'agissant du transport des enfants, et lors d'une réunion qui s'est tenue récemment à l'Hôtel-de-Ville, a été abordé le problème d'un partenariat avec le S.T.I.F. Il me semble donc intéressant, non seulement qu'il y ait la Préfecture de police et le Département dans ces projets "Ville-Vie-Vacances", mais d'y associer la Région car c'est elle qui gère tous les problèmes de transport.
Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Madame DUBARRY, vous avez la parole.
Mme Véronique DUBARRY. - Effectivement, comme vient de le dire Mme CAPELLE, cette délibération est satisfaisante car elle suit la volonté affichée, dès octobre 2001, d'améliorer le dispositif en doublant l'offre et en doublant la dotation financière.
L'examen de cette délibération entraîne cependant un certain nombre d'interrogations dont certaines figurent dans la délibération. Il nous faut être prudent dans le développement du programme, élargir l'offre est une bonne idée, mais pour cela il faut diversifier les porteurs de projets, sinon le risque est de voir quelques structures, associations, centres sociaux, submergés par des afflux de jeunes intéressés par ces "V.V.V.". Ces structures, faute de pouvoir les renvoyer vers d'autres, se verront obligées de prendre en charge des groupes de jeunes bien trop importants, ce qui risque de nuire considérablement au résultat et au travail fait par les "V.V.V.".
Dans cette délibération, cinq projets concernent le 10e arrondissement, je sais qu'il en existe quatre ou cinq autres, D.J.S. ou D.P.P., or rien n'a pu encore être mis en place de façon à s'assurer que les activités proposées soient diverses, c'est-à-dire que l'on ne tombe pas dans la redondance afin que les jeunes puissent choisir des activités qui leur conviennent. C'est effectivement dans le cadre des contrats de sécurité d'arrondissement que les mairies d'arrondissement pourront s'assurer que ces "V.V.V." apportent de bonnes réponses aux jeunes.
Vous insistez sur la place faite aux jeunes filles dans ces programmes. Là encore, la plupart des projets sont autour du sport, et plus particulièrement du foot. Attention à ne pas perdre la mixité dans les activités proposées, du sport pour les jeunes garçons et, je schématise, de la couture pour les jeunes filles.
Le constat des difficultés des relations entre adolescents de sexes différents est régulièrement fait par les associations de terrain. Et si ces jeunes pouvaient se retrouver par-delà le milieu scolaire, au travers d'activités communes, cela améliorerait certainement ces relations.
Je voudrais attirer votre attention sur un aspect qui, dans le cadre de la prévention, n'est que rarement pris en compte, on pourra y revenir lors de l'examen du v?u présenté par le groupe "Les Verts" sur l'utilisation des T.E.P. S'il est normal qu'une ville propose à ces jeunes un bouquet d'activités pour les vacances scolaires, il ne faut pas oublier que ces jeunes aspirent à pratiquer des activités hors de tout cadre, de façon plus libre. Faisons attention à l'activité obligatoire qui pourrait se transformer en activisme.
Pour conclure, si cette délibération démontre une avancée indéniable, elle prouve que ces projets "V.V.V." sont un chantier qui demande beaucoup de réflexion, associant les porteurs de projets actuels et potentiels, et les directions concernées et les mairies d'arrondissement.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - M. Philippe GOUJON était inscrit. Puisqu'il n'est pas là, je vais donner la parole à Mme Sophie MEYNAUD.
Mme Sophie MEYNAUD. - Merci.
Tout d'abord je voudrais m'associer complètement à ce que viennent de dire Mme CAPELLE et Mme DUBARRY qui ont soulevé l'essentiel des questions que nous pose ce dispositif.
Evidemment, je souhaite également marquer ma satisfaction de voir que la dotation financière accordée au dispositif "Ville-Vie-Vavances" est doublé en 2002. Cette évolution importante marque bien la priorité que la Municipalité accorde au développement de l'ensemble des actions menées en direction des jeunes Parisiens. Cette année, ce sont 142 associations qui ont sollicité un financement de la collectivité.
93 ont adressé leur dossier représentant une demande de subvention de 803.094 euros. Et au final, ce sont 86 associations qui seront soutenues en 2002 au lieu de 63 l'année dernière.
Tout en disant, je le répète, notre satisfaction de voir augmenter les moyens budgétaires accordés à ce dispositif, il faut cependant noter, comme le montre la délibération, qu'il existe encore un nombre important de demandes non satisfaites. Ce décalage avec les besoins exprimés nécessite, à l'avenir, de rechercher des soutiens, des partenariats complémentaires auprès d'autres institutions qui pourraient ainsi saisir une opportunité d'affirmer mieux leur rapport à la Ville et l'importance qu'elles accordent à l'établissement de relations positives avec la jeunesse.
Ce que fait déjà la R.I.V.P., d'autres aussi peuvent le faire, en parrainant dans le futur, en partie ou totalement, des projets du dispositif "Ville-Vie-Vacances" qui fait, année après année, la démonstration de son dynamisme.
Je souhaite également souligner et exprimer ma satisfaction sur le fait que le volet qui nous est présenté est le fruit d'un travail commun, de la concertation mise en ?uvre entre plusieurs directions de la Ville, les services de l'Etat, les centres sociaux et les associations de quartier qui, dans le cadre de leurs activités, sont régulièrement au contact des jeunes.
Toutefois, il me semble qu'un rapprochement plus important avec les mairies d'arrondissement, plus de temps pour répondre aux appels à projet, un suivi effectif au niveau local sont des pistes d'amélioration à creuser. Un planning annuel permettrait de mieux communiquer auprès des familles et des jeunes concernés.
Au-delà de la présentation du programme du prochain été qui proposera aux jeunes de nombreuses animations, je souhaiterais qu'une attention particulière, comme cela a été exprimé, soit portée à la participation des jeunes filles, à la diversification des projets, notamment ceux concernant la solidarité internationale, et les projets que les jeunes organisent eux-mêmes. L'élargissement de l'offre d'activités est aujourd'hui une attente forte des divers participants impliqués dans ce dispositif.
Il faut, c'est important, susciter et développer la participation des jeunes, leur prise de responsabilité, particulièrement pour élaborer, gérer les projets qui les concernent. La création des conseils de la jeunesse au niveau des arrondissements, nous donne des opportunités nouvelles d'impulser, avec plus de conviction encore, une telle démarche.
Je propose que le déroulement et le suivi du programme "Ville-Vie-Vacances" fasse l'objet d'une présentation, d'un bilan quantitatif et qualitatif devant notre Assemblée et dans les arrondissements concernés aussi, c'est important. Des jeunes pourraient être invités à ces réunions de travail. Après tout, cette affaire les concerne au premier plan.
Pour conclure, pour élargir un peu, j'aimerais que la collectivité parisienne se penche plus sur le droit d'accès des jeunes aux vacances en général. Le volet prévention c'est indéniablement un volet important et positif, mais ce n'est pas le seul volet, ce n'est pas non plus l'unique angle d'approche de cette question. En effet, je ne vois pas pourquoi des jeunes Parisiens, issus de familles modestes, qui ne sont pas inscrits dans des dispositifs de prévention, n'auraient pas droit, eux aussi, à un soutien de la collectivité pour avoir accès à des vacances dignes de ce nom.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et radical de gauche, du Mouvement des citoyens et "Les Verts").
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente, au nom de la 6e Commission. - Merci, Madame MEYNAUD.
M. GOUJON avait retiré son inscription, par conséquent, je vais vous répondre en remerciant l'ensemble des intervenantes, Mme CAPELLE, Mme DUBARRY et Mme MEYNAUD.
Chacune a exprimé le fait que cette délibération présentait des progrès indéniables puisqu'il y a un doublement de l'effort. Un certain nombre de recommandations sont faites et des réflexions partagées sur la nécessaire diversification des projets à proposer, sur l'attention à porter à la mixité, sur le fait d'aider les associations, y compris financièrement, en temps opportun de manière à ce qu'elles puissent conduire leurs projets et le souhait que tout ceci soit élaboré en concertation avec les mairies d'arrondissement.
Bien évidemment, nous communiquerons ces recommandations aux services. C'est dans cet esprit que nous souhaitons travailler et développer ce dispositif qui participe largement à la tranquillité des quartiers pendant la période d'été.
J'ai bien relevé que Mme MEYNAUD avait élargi son propos au droit d'accès aux vacances pour les jeunes. Il ne lui aura pas échappé qu'il y a une autre délibération figurant à notre ordre du jour, "bourse solidarité vacances" référencée DAEE 41 G qui, là aussi, traduit la volonté forte d'offrir davantage de possibilités de vacances, à la fois aux familles et aux jeunes.
En effet, 1.000 familles sont concernées cet été et 500 jeunes. Comme vous le savez, c'est un dispositif qui avait été initié en son temps par Mme DEMESSINE. Je voudrais également associer mon collègue M. CARESCHE ainsi que Mme Martine DURLACH à l'important travail réalisé sur ce programme "Ville-Vie-Vacances 2002".
Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 74 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, ASES 74 G).