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Fevrier 1999
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Conseil Municipal
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104 - QOC 99-95 Question de Mme Laure SCHNEITER, élue du Mouvement écologiste indépendant, à M. le Maire de Paris à propos de la revalorisation des grands boulevards

Débat/ Conseil municipal/ Février 1999


Libellé de la question :
" La revalorisation des grands boulevards fait l'objet d'une concertation. Néanmoins, les associations des quartiers riverains ne sont pas associées à cette concertation. Or, l'une des décisions importantes concerne la circulation, actuellement essentiellement à sens unique. M. le Maire de Paris a déclaré, à l'automne dernier, n'être "pas opposé à ce que soit examinée une circulation à double sens sur les grands boulevards".
Un groupe de travail devait être constitué avant qu'une décision soit prise "début 1999". La modification de la circulation sur les grands boulevards aura des conséquences importantes sur la circulation dans les quartiers riverains. Effectivement, la mise en double sens de la circulation sur les grands boulevards permettrait de déconcentrer le flux qui s'effectue actuellement par les petites rues particulièrement embouteillées, comme la rue des Petites-Ecuries.
Mme Laure SCHNEITER demande à M. le Maire de Paris :
1°) si le groupe de travail a été constitué ;
2°) combien de fois il s'est réuni ;
3°) quelle est sa composition ;
4°) pourquoi les associations des quartiers riverains ont-elles été écartées ;
5°) une orientation se dégage-t-elle ? et laquelle ? "
Réponse (M. Bernard PLASAIT, adjoint) :
" La revalorisation des grands boulevards fait l'objet depuis avril 1997 d'une large concertation qui associe les élus, l'Etat, la Chambre de commerce et d'industrie de Paris et les associations qui sont présentes lors des réunions du Comité des grands boulevards.
Dans le but d'assurer une meilleure desserte des grands boulevards pour améliorer l'activité commerciale, un certain nombre de participants au Comité ont demandé que soient étudiées d'une part, la création d'un couloir bus à contresens, d'autre part la remise à double sens des grands boulevards de République à Richelieu-Drouot.
Des négociations en ce sens avaient également été effectuées auprès de la " Maison des grands boulevards ", lieu ouvert au public depuis juillet 1997, où plus de 4.500 visiteurs ont déjà été accueillis, et où se tiennent des expositions sur les différents thèmes étudiés.
La mise en place d'un couloir bus à contresens ne s'est pas avérée souhaitable dans la mesure où elle aurait créé de très importants problèmes pour les livraisons nombreuses dans ce secteur. De plus, dans les voies où sont aménagés les couloirs bus à contresens, se posent des problèmes de sécurité pour les traversées des piétons.
Il a donc été mis à l'étude la remise à double sens des boulevards. Il est, dans cette perspective, apparu indispensable de prévoir aussi la remise à double sens de l'axe Réaumur - Quatre Septembre, de manière à optimiser l'utilisation du réseau viaire et à limiter les conséquences sur la circulation due à la remise à double sens.
Ce nouveau projet d'exploitation des grands boulevards nécessiterait la suppression d'un certain nombre de places de stationnement.
Un tel projet nécessite d'importantes études techniques préalables. Des réunions de travail ont donc été organisées notamment avec les services de police pour déterminer les répercussions provoquées par de telles mesures sur l'ensemble du réseau aux alentours du secteur concerné.
Afin de bien mesurer toutes les conséquences d'un tel projet sur les conditions de circulation, il a été décidé d'effectuer une simulation informatique détaillée sur les secteurs les plus critiques, à savoir la place de la République et le carrefour formé par le boulevard de Sébastopol et les grands boulevards. Ceci a entraîné des délais supplémentaires dans l'examen du projet, mais est apparu nécessaire à la complète information de tous.
Les résultats de cette simulation seront en effet inclus dans les perspectives qui seront alors présentées, dans le souci de large concertation qui a toujours présidé à cette opération, à l'ensemble des partenaires du Comité et notamment aux associations concernées.
Des propositions définitives pourront alors être formulées et soumises à M. le Préfet de police à qui appartient la décision finale. "