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Fevrier 1999
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Conseil Municipal
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57 - QOC 99-83 Question de Mme Danièle GIAZZI, MM. Gérard LEBAN et Dominique CANE à M. le Préfet de police au sujet des problèmes de racket dans les collèges et lycées du 16e arrondissement

Débat/ Conseil municipal/ Février 1999


Libellé de la question :
" Mme Danièle GIAZZI, MM. Gérard LEBAN et Dominique CANE ont appelé à plusieurs reprises l'attention de M. le Préfet de police sur les problèmes de racket dont sont victimes les jeunes qui fréquentent les collèges et les lycées du 16e arrondissement.
Ils souhaiteraient que M. le Préfet de police puisse faire le point sur la situation actuelle de ce problème dans l'arrondissement. "
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
" Depuis que les services académiques comptabilisent tous les signalements faits par les chefs d'établissements scolaires, il est possible pour les services de police de mieux appréhender les violences en milieu scolaire, d'autant que la Direction de la Sécurité publique est désormais destinataire, quotidiennement, d'une fiche signalétique établie par l'Académie l'informant de tout incident ayant un lien avec la sécurité sans pour autant revêtir une qualification pénale.
L'exploitation de ces éléments statistiques fait apparaître que le 16e arrondissement, qui compte pourtant 5 grands lycées et 1 collège, demeure assez peu touché avec moins de 3 % de l'ensemble des incidents recensés à Paris.
Par ailleurs, il apparaît que plus de 40 % des faits signalés relèvent des violences verbales, les actes de racket, les dégradations et les vols, c'est-à-dire les faits pénalement qualifiés, restant peu nombreux.
Ainsi, les services de Police judiciaire du 16e arrondissement ont-ils été amenés à traiter 15 faits d'extorsion commis depuis le début de l'année 1998. Des procédures judiciaires ont été systématiquement diligentées.
Dans 4 de ces affaires, les auteurs ont d'ores et déjà été identifiés et interpellés.
Il reste que dans ce domaine des violences scolaires, ne peuvent être négligés ni la crainte des représailles, ni le souhait de préserver l'équilibre psychologique des jeunes en évitant de stigmatiser judiciairement les faits et leurs auteurs, qui conduisent fréquemment les parents à ne pas donner suite aux événements qui leur sont rapportés.
C'est le constat de ces réticences qui a amené l'Education nationale à mettre en place un numéro vert "S.O.S. Violences" qui reçoit en période scolaire une vingtaine d'appels par jour en moyenne.
En outre, la Préfecture de police, l'Académie de Paris, la Mairie de Paris et le Parquet des mineurs du Tribunal de grande instance de Paris ont mis sur pied un groupe départemental de suivi police-jeunesse et des comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté, aujourd'hui au nombre de 62.
Le partenariat entre la Préfecture de police et l'Académie de Paris s'est récemment renforcé au travers de la convention de coopération signée le 29 octobre dernier.
Dans le cadre de cette mobilisation contre les violences scolaires, les fonctionnaires de la Sécurité publique ont dispensé, depuis le 16 octobre 1998, dans l'ensemble des établissements scolaires du 16e arrondissement, 32 conférences ayant notamment pour thème le racket.
Une plaquette d'information élaborée par le service de la communication et des relations publiques de la Préfecture de police, intitulée "comment se protéger contre le racket", est largement distribuée à l'occasion de ces rencontres.
Les missions de surveillance exercées par les fonctionnaires de police aux abords des lycées et collèges de cet arrondissement ont, par ailleurs, permis de procéder à 29 interpellations, dont 2 pour extorsion de fonds, depuis le 15 octobre 1998.
Ces actions seront appelées à se développer encore à la faveur de la réforme des services actifs de la Préfecture de police, par la création, dans chaque commissariat, d'une structure en charge de la prévention. "