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Fevrier 1999
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Conseil Municipal
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28 - 1999, DVD 20 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Association syndicale de l'îlot Gobelins-Nord une convention en vue de définir la participation financière de la Ville de Paris, au titre de l'année 1998, aux charges de nettoyage et d'éclairage des dalles piétonnes ouvertes à la circulation publique dans l'ensemble immobilier "Olympiades" situé dans le secteur "Italie" (13e)

Débat/ Conseil municipal/ Février 1999


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous examinons à présent le projet de délibération DVD 20 : autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Association syndicale de l'îlot Gobelins-Nord une convention en vue de définir la participation financière de la Ville de Paris, au titre de l'année 1998, aux charges de nettoyage et d'éclairage des dalles piétonnes ouvertes à la circulation publique dans l'ensemble immobilier " Olympiades " situé dans le secteur " Italie " (13e).
La parole est à Mme MOREAU.
Mme Gisèle MOREAU. - Le projet de délibération qui nous est présentée concerne la participation financière de la Ville s'appliquant aux charges de la dalle des Olympiades. Je noterai que le montant de cette subvention demeure au même niveau que celui de l'an dernier. D'année en année, la participation de la Ville diminue en proportion alors que la question posée est la prise en charge de la part de la Ville de la totalité des charges afférent à la gestion de la dalle en municipalisant cet espace complètement ouvert à la circulation du public, et qui concerne une population de 15.000 habitants, c'est-à-dire l'équivalent d'une ville de province.
Je voudrais élargir rapidement mon propos aux problèmes rencontrés dans cet ensemble depuis des années. Des études ont été engagées, des promesses ont été faites, mais rien ne change aux Olympiades. Pourtant, la population avec ses associations nombreuses et vivantes, a formulé des demandes restées malheureusement sans réponse de fond. Ceci aboutit à une détérioration de la situation, en particulier en matière de sécurité, mais aussi en matière d'absence de locaux pour les jeunes, les associations, les résidents.
La question de la désertification de la dalle en commerces se rajoute au reste. Avec ces 15.000 habitants sur dalle, les Olympiades n'ont plus qu'un dépôt de pain, comme dans un village de montage !
Pour l'essentiel, ce sont des restaurants qui subsistent sur la dalle. Ce n'est guère de secours pour les courses des ménages. Depuis 5 ans particulièrement, la Mairie nous promet monts et merveilles, mais la population ne voit toujours rien venir !
La question des transports est particulièrement épineuse. Des promesses ont été faites concernant une station METEOR à Tolbiac-Patté. METEOR est en service, mais la station n'est pas là. Sans renoncer à cette station théoriquement prévue pour après 2003, il faudrait créer une navette entre les Olympiades et la station METEOR de la B.N.F. ou au moins renforcer aux heures de pointe la ligne 62 encore plus chargée qu'avant.
La population des Olympiades s'est toujours impliquée au travers d'associations diverses pour contribuer à de meilleures conditions de vie, à une plus grande convivialité dans le cadre d'un urbanisme qui, il faut bien le dire, ne le favorise guère.
Une pétition circule pour l'îlotage, pour des équipements, pour les enfants, une salle polyvalente, pour la présence de services publics sur la dalle.
Cette attente a maintenant 25 ans. Des problèmes nouveaux se posent en lien avec l'évolution du contexte général de la société, mais aussi l'évolution spécifique à ce type d'ensemble sur dalle. Des travaux d'importance sont à prévoir, par exemple, concernant la dalle, mais aussi des équipements collectifs notamment pour les jeunes qui n'ont rien pour se retrouver alors que le Stadium est quasiment fermé pour la plus grande partie.
Il serait temps d'entendre enfin la voix des résidents des Olympiades au lieu de confier des études à des cabinets privés. Elles sont coûteuses et pas forcément efficaces. Pourquoi ne pas écouter les habitants ? Je propose la prise en compte des demandes formulées par eux et l'engagement très rapide d'un processus de consultation de la population à l'initiative de l'ensemble des élus de l'arrondissement, pas seulement la majorité municipale, qui confond fâcheusement le plus souvent information et concertation.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
Je donne la parole à M. PLASAIT pour vous répondre.
M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Monsieur le Maire, je comprends bien que Mme MOREAU profite de ce projet de délibération pour évoquer un problème qui lui paraît important, et qui l'est d'ailleurs, et pour faire à ce sujet un certain nombre de suggestions.
Mais je suis sûr qu'elle ne m'en voudra pas de m'en tenir à l'objet de ce projet de délibération.
Il s'agit d'une convention qui définit les conditions de la gestion, du fonctionnement et de la surveillance de ces parties communes générales qui, sur cette dalle " Olympiades ", qui est une dalle privée, sont ouvertes à la circulation publique.
Mme MOREAU nous dit : il s'agit aujourd'hui que la Ville fasse face à ses obligations et contribue donc à l'éclairage et à la propreté, et elle ajoute : la Ville se désengage régulièrement, année après année.
Non. Ce n'est pas vrai. J'ai sous les yeux le tableau de participation financière en pourcentage, de 1986 à 1996, et on est toujours aux environs de 17 %... 18 %... 17,5 %... 19 %... cela dépend des charges réelles, la Ville participant d'une manière tout à fait régulière.
Simplement un dernier mot, Monsieur le Maire. Bien sûr, on peut se poser des questions, comme le fait Mme MOREAU, sur l'opportunité de voir la Ville s'engager davantage, en considérant que cette dalle devrait être classée en voie publique. Mais il faut bien voir qu'il y aurait là des conséquences très importantes pour le contribuable, d'autant que ce problème, qui se trouve posé par la conception même de l'urbanisme des années 60, se pose également ailleurs à Paris.
Donc, je me bornerai aujourd'hui à souhaiter que notre Assemblée vote la participation de la Ville qui, ainsi, fera face à ses obligations.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, cher collègue.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 20.
Qui est pour ?
Contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DVD 20).