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Fevrier 1999
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Conseil Municipal
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54 - QOC 99-97 Question de M. Hervé BENESSIANO à M. le Préfet de police sur les difficultés rencontrées par l'Ecole des métiers d'art et du livre " Estienne " (13e)

Débat/ Conseil municipal/ Février 1999


Libellé de la question :
" M. Hervé BENESSIANO attire l'attention de M. le Maire de Paris sur les difficultés rencontrées par la prestigieuse école des métiers d'art et du livre "Estienne" (13e).
En effet, le Ministère de l'Education nationale via le Rectorat ayant décidé de rogner 6 % de la dotation en heures d'enseignement, la suppression de 4 postes de professeur, l'amputation de certains services et l'impossibilité de dédoubler des classes dans les matières générales vont en résulter.
Certains enseignements technologiques rares risquent de disparaître.
Le nouvel examen définitif des crédits horaires devant être annoncé le 18 février, M. le Maire de Paris ne peut-il pas, dans le cadre de sa politique annoncée en mars 1997 en faveur des métiers d'art sur la présentation et le développement des emplois dans des secteurs d'activités viables qui appartiennent au patrimoine et à l'originalité de Paris, affirmer auprès du Rectorat son intérêt pour la sauvegarde de ces enseignements technologiques rares ? "
Réponse (M. Jean de GAULLE, adjoint) :
" Trois des quatre écoles supérieures d'arts appliqués que compte la Capitale sont sous statut municipal : il s'agit des écoles Boulle, Estienne et Duperré. La responsabilité de la Ville consiste à entretenir les bâtiments, à financer les dépenses de fonctionnement ainsi que le personnel administratif et de service.
La Ville, consciente de la place que tiennent ces établissements pour la formation aux métiers d'art et de la création appliquée à l'industrie et de leur importance économique, entend bien dégager des moyens substantiels pour leur développement, malgré un contexte financier difficile.
C'est ainsi que des études pour la restructuration de l'école Boulle et de l'école Estienne sont en cours de réalisation.
Toutefois, les moyens en heures ou en postes d'enseignants restent bien évidemment du ressort de l'Etat.
La justification donnée par l'Académie de Paris à la réduction de la dotation horaire de l'école Estienne est une baisse de la dotation horaire académique et l'application à l'établissement du référentiel de chaque formation.
Compte tenu de la diminution déjà enregistrée en 1998 de la dotation académique pour le second degré, le Maire de Paris a récemment fait part au Ministre de l'Education nationale de son inquiétude face à une évolution contradictoire avec les impératifs de l'éducation prioritaire et avec les objectifs affichés par la Charte pour l'école du XXIe siècle.
S'agissant de l'école Estienne et des autres écoles supérieures d'arts appliqués, force est de constater que la spécificité de ce type d'établissements qui permet à la fois un développement de la création et la conservation de métiers rares n'est nullement reconnue par l'Education nationale.
C'est pourquoi la Ville de Paris entend bien que le statut et les moyens de ces établissements qui dispensent principalement des enseignements supérieurs soient une composante à part entière de la négociation avec l'Etat dans le cadre du plan " Université du 3e millénaire " (U3M). "