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Mai 2010
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2010, Vœu déposé par les groupes Communiste et élus du Parti de Gauche et "Les Verts" relatif au S.A.M.U.-social.

Débat/ Conseil général/ Mai 2010


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l'examen de la proposition de v?u référencée n° 7 G dans le fascicule, déposée conjointement par les groupes Communiste et élus du Parti de Gauche et "Les Verts", relative au S.A.M.U.social.

La parole est à Mme Emmanuelle BECKER, pour une minute.

Mme Emmanuelle BECKER. - Merci.

Chers collègues, des salariés du S.A.M.U.-social de Paris se sont mis en grève le 31 mars dernier, amplifiant le mouvement initié par le "115" le 10 mars pour réclamer l'amélioration de leurs conditions de travail. Par ce mouvement, les personnels nous ont notamment alertés sur la précarité des emplois, les bas salaires ou encore la non-reconnaissance de la pénibilité. Les premières rencontres avec la direction générale n?avaient pas permis d?éviter la grève. Lors des négociations, la direction a désigné la multiplicité des financeurs (Paris, Etat et autres partenaires publics et privés) comme élément de blocage à la prise de décision.

C'est pourquoi mon groupe ainsi que les élus du groupe "Les Verts" souhaitent que le Maire affirme sa volonté d'améliorer les conditions de travail des salariés du S.A.M.U. social et d'accueil des usagers, d'augmenter la participation de la Ville au S.A.M.U. social et demande à l'Etat de s'y engager également. Nous souhaiterions aussi que le statut de G.I.P. soit remis en cause afin de faire face à une urgence sociale devenue chronique, de reconnaître un statut aux personnels du S.A.M.U. social et de permettre un meilleur accueil des usagers.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Très bien, vous avez scrupuleusement respecté votre temps de parole.

La parole est à Mme Olga TROSTIANSKY.

Mme Olga TROSTIANSKY, vice-présidente. - Madame la Présidente, le S.A.M.U.-social a connu sa première grève le mois dernier. Outre des revendications portant sur leur statut et leurs rémunérations, les salariés que nous avons rencontrés se sont montrés particulièrement soucieux des conditions d'exercice de leur mission et du service porté aux sans-abri dans les centres d'hébergement, au "115", lors des maraudes ou dans les accueils de jour.

Le protocole de sortie du conflit a été signé le 26 avril dernier, mettant fin à la grève. La Ville de Paris voit sa contribution au budget du S.A.M.U.-social augmenter de près de 80.000 euros. Cette contribution et celle de l'Etat financent une prime de pénibilité liée à l'hiver pour les agents du 115, une prime de rue pour les maraudes, la revalorisation de la grille de salaires des écoutants et, globalement, le passage en C.D.I. de nombreux salariés.

Vous le souligniez, Madame BECKER, la convention constitutive du G.I.P. arrive à son terme en décembre 2011. Plus que la forme juridique, ce sont bien les missions et les méthodes d'intervention dans la rue que nous questionnons cette année.

En effet, les nouveaux publics de la rue : jeunes, couples, personnes avec chien, migrants isolés, Roms, n'accèdent que peu aux places d'hébergement.

Le S.A.M.U.-social est pour la ville un outil essentiel, avec une capacité d'intervention exceptionnelle et près de 600 salariés en capacité d'intervenir sur tout le territoire parisien.

Le lancement d'une mission I.G.A.S., suivi de la renégociation en 2010 de la convention constitutive du S.A.M.U.-social, nous offre une opportunité de mettre en ?uvre les principes que nous réaffirmons dans la préparation du plan régional pour l'accueil d?hébergement et l?insertion :

- premièrement, assurer l?inconditionnalité de l'accueil et la continuité de la prise en charge des personnes hébergées via le 115 ;

- deuxièmement, améliorer la coordination des maraudes ;

- troisièmement, améliorer la coordination entre tous les acteurs de la lutte contre l'exclusion.

Pour toutes ces raisons, j'appelle à voter ce v?u, mais je souhaite cependant reformuler la première phrase en remplaçant : "Le Maire affirme sa volonté d'améliorer les conditions de travail" par : "Le Maire souhaiterait que soient améliorées les conditions de travail".

Je voulais vous rappeler, et vous le savez, je crois, que nous ne gérons pas directement le S.A.M.U.-social et je transmettrai évidemment au Conseil d'administration ce v?u auquel je souhaite donner un avis favorable dès que cette modification minime sera réalisée.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Madame BECKER, êtes-vous d'accord ?

(Mme BECKER acquiesce).

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par les groupes Communiste et élus du Parti de Gauche et "Les Verts", amendée par l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u amendé est adoptée. (2010, V. 21 G).