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Decembre 1999
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Conseil Municipal
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43 - 1999, AJ 17 - Subvention exceptionnelle à l'association "La rentrée du Barreau de Paris" pour l'organisation de la Conférence de Paris du droit et de l'économie. - Montant : 300.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1999


M. Paul AURELLI, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération AJ 17 concernant une subvention à l'association "La rentrée du Barreau de Paris".
Je donne la parole à l'orateur inscrit, M. POZZO DI BORGO.
M. Yves POZZO DI BORGO. - Monsieur le Maire, c'est ma seule intervention alors un peu de silence, merci.
Monsieur le Maire, mes chers collègues, l'association "La rentrée du Barreau de Paris" a organisé les 20 et 21 novembre au Palais de Justice la deuxième édition de la Conférence de Paris du droit et de l'économie.
Mme le Bâtonnier de Paris souhaite faire de ces colloques annuels à Paris un lieu de réflexion sur le droit et la mondialisation.
Selon sa propre expression rapportée par une de ses collaboratrices, elle souhaite faire de ces conférences un "Davos" du droit. Nous ne pouvons que nous réjouir que le prestigieux Barreau de Paris partage la volonté du Maire et du Conseil de Paris, du moins des élus U.D.F., de faire en sorte que Paris reste et soit une capitale culturelle universitaire et juridique.
Mais, permettez aux membres de l'U.D.F. de s'interroger sur l'opportunité de cette subvention de 300.000 F de fonds publics attribués pour ce colloque privé.
Il a réuni en novembre 350 personnes qui ont chacune payé 3.000 F. De grosses entreprises ont participé au budget de cette opération : les banques BNP, Ampro, les sociétés Bolloré, Lagardère, L'Oréal.
Pour cette opération, il semble que le Barreau de Paris croule sous l'argent. Faut-il y ajouter des fonds publics ? Est-il normal que cette profession, modèle respecté de la profession libérale française, ce dont nous nous félicitons, fasse appel à des fonds publics, pour un colloque consacré à l'expression la plus absolue du libéralisme - la mondialisation ? Bien sûr, Paris doit payer selon les propres termes du Maire de Paris, pour rester une capitale digne de ce nom, mais dans ce cas d'espèce, n'est-ce pas de l'argent mal utilisé ?
Ne pourrions-nous pas, si nous souhaitons à tout prix participer à ce genre d'opération, flécher nos subventions ? Par exemple ces 300.000 F ne pourraient-ils pas servir à financer des bourses pour les étudiants nécessiteux et brillants qui souhaitent participer à ce genre de colloque ?
En l'état, le groupe U.D.F. vote contre, s'il n'y a pas une réorientation de la subvention.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "U.D.F. et Modérés").
M. Paul AURELLI, adjoint, président. - Pour répondre à l'intervenant, je donne la parole à Mme TISSOT.
Mme Claude-Annick TISSOT, adjoint, au nom de la 2e Commission. - Personnellement, je considère que toute manifestation de prestige, c'est le cas de cette manifestation, sert au rayonnement culturel de Paris. Pour ma part, je maintiendrai mon avis favorable sur ce projet de délibération.
M. Paul AURELLI, adjoint, président. - Merci, Madame TISSOT.
Je voudrais rappeler que le Barreau de Paris collabore efficacement au Conseil départemental de l'aide juridique de Paris à laquelle nous sommes largement associés par une trentaine d'emplois-jeunes et que là, le Barreau de Paris ne mégote pas sur sa contribution.
Je vous incite à entendre l'appel de Mme TISSOT pour cette demande de subvention.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération AJ 17.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est repoussé. (1999, AJ 17).