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Decembre 1999
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3 - Evocation de la situation de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1999


M. LE MAIRE DE PARIS. - Madame MOREAU, vous avez la parole.
Mme Gisèle MOREAU. - Monsieur le Maire, la situation dans les Hôpitaux de Paris m'incite à vous interpeller dès le début de la séance.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Il y a un débat, vous pourriez intervenir tout à l'heure.
Mme Gisèle MOREAU. - C'est très bref. J'ai pris connaissance de vos déclarations critiquant le budget de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris pour l'an 2000.
Il est vrai que le taux de 1,08 % d'augmentation de la dotation régionale ne peut permettre à l'A.P. de faire face aux missions qui sont les siennes.
Il ne permettrait même pas le maintien de l'emploi au niveau actuel, pourtant légitimement jugé insuffisant par les personnels et beaucoup de médecins.
De nombreux mouvements sociaux sont en cours, des Assemblées générales se tiennent, des grèves sont votées pour les personnels, et le niveau de l'insupportable est atteint.
Ce nouveau tour de vis intervient après dix années d'austérité et de sacrifices imposés. Je ne polémiquerai pas sur les opinions et les votes qui ont été les vôtres durant cette période et qui se situent aux antipodes des nôtres.
Simplement, aujourd'hui, le budget 2000 tel qu'il est, doit être repoussé.
La gravité de la situation appelle un acte fort qui, avec la protestation des personnels des médecins et des usages, serait susceptible de faire bouger les choses.
Votre attitude, Monsieur le Maire, ira-t-elle dans ce sens lors du prochain Conseil d'Administration de l'A.P. de vendredi ? En d'autres termes, repoussez-vous le budget de l'an 2000 ?
M. LE MAIRE DE PARIS. - Madame, j'ai proposé au Conseil d'administration de l'Assistance publique, un v?u il y a quelque temps.
J'ai proposé un v?u ici au Conseil de Paris de la même manière. J'ai fait des déclarations et j'ai fait des démarches auprès du Ministre compétent.
Le budget est établi, comme vous le savez, en partant des orientations décidées par le Gouvernement. C'est donc une action que nous devons mener et que vous et vos amis qui appartenez au Gouvernement pourriez prendre.
On ne peut pas, Madame, à la fois, soutenir le Gouvernement et puis dire que sur tel ou tel point, il a tort.
Chacun prendra ses responsabilités. Quant au vote au Conseil d'administration, Mme Marie-Thérèse HERMANGE va avoir une réunion de travail avec les organisations syndicales. Pour ma part, j'ai prévu - bien que ce ne soit pas directement de notre compétence mais c'est certainement important - une somme de 100 millions pour des travaux importants en matière d'urgence notamment.
Quant au vote du budget, nous prendrons nos responsabilités au moment de ce vote qui aura lieu vendredi prochain.
Je compte sur les membres de l'Assemblée qui ont une participation directe ou indirecte à la majorité nationale et au Gouvernement qui prend les décisions, et que chacun prenne ses responsabilités.
(Applaudissements sur les bancs des groupes de droite).