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Juin 2002
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126 - QOC 2002-449 Question de Mme Nicole CATALA à M. le Maire de Paris au sujet de l'ouverture d'une ou de plusieurs classes pour enfants dyslexiques

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2002


Libellé de la question :
"Il n'existe pas dans le 14e arrondissement d'école accueillant les enfants dyslexiques. Cette situation crée de sérieux problèmes pour leurs parents et handicape l'avenir de ces enfants.
M. le Maire de Paris peut-il s'engager à ouvrir pour la rentrée prochaine une ou plusieurs classes adaptées à ces enfants ?"
Réponse (M. Eric FERRAND, adjoint) :
"La maîtrise de la langue orale et écrite constitue un enjeu primordial dans la réussite scolaire. Il est donc nécessaire que soient repérés de manière précoce les enfants atteints de troubles du langage (dysphasie et dyslexie).
Le rapport présenté en juillet 2000 par Jean-Charles RINGARD, a permis au Ministère de l'Education nationale de faire un constat précis de la situation et de donner les orientations à suivre dans ce domaine.
Le service de santé scolaire de la Ville de Paris (Direction de l'Action sociale de l'Enfance et de la Santé) met en ?uvre, en étroite collaboration avec l'Académie, le plan d'action ministériel concernant les troubles des apprentissages. (cf. circulaire n° 2002-024 du 31 janvier 2002).
Dès la moyenne section de maternelle, un dépistage des troubles sévères du langage oral est réalisé par le médecin scolaire, après repérage par l'enseignant. Un second dépistage est organisé en grande section de maternelle lors du bilan de santé obligatoire (article L. 541-1 du Code de l'éducation). Au niveau élémentaire, en fin de cours préparatoire et de cours élémentaire 1, un dépistage peut être effectué par le médecin scolaire à la demande de l'enseignant à la recherche d'un trouble spécifique du langage écrit.
Le médecin scolaire prescrit, si besoin, différents bilans (orthophonie, psychologie) afin de préciser le caractère spécifique du trouble et sa sévérité. La qualité du repérage, du dépistage et du diagnostic constitue une étape essentielle pour définir les meilleures conditions d'une prise en charge individualisée. Il convient comme le précise le plan d'action, "de privilégier une scolarité au plus proche du milieu ordinaire... sans exclure des prises en charge spécialisées si nécessaire, mais en évitant absolument d'engager les élèves dans des filières rigides tout au long du parcours scolaire". Pour la majorité des enfants, le déroulement de la scolarité peut s'effectuer dans une classe ordinaire avec des stratégies pédagogiques diversifiées. Il peut être nécessaire d'aménager les horaires scolaires pour concilier scolarisation et interventions spécialisées (réseau d'aide, rééducation orthophonique, etc.).
La scolarisation dans des classes adaptées (classes d'intégration scolaire) n'est indiquée que pour les enfants présentant les troubles les plus sévères.
A la rentrée de septembre 2002, l'Académie a décidé l'ouverture d'une classe spécialisée (C.L.I.S.) dans les troubles du langage à l'école élémentaire du Capitaine-Lagache dans le 17e arrondissement. Cette C.L.I.S. accueillera, après examen de leur dossier, des enfants domiciliés dans tous les arrondissements parisiens.
La Ville de Paris poursuivra son effort dans ce domaine et demandera à l'Académie de Paris, en fonction des besoins recensés, l'ouverture de nouvelles C.L.I.S. spécialisées dans les troubles du langage."