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Juin 2002
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14 - IV - Question d'actualité de M. Yves GALLAND, au nom du groupe Union pour la démocratie française, à M. le Maire de Paris concernant "Paris plage"

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2002


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la question d'actualité du groupe Union pour la démocratie française.
Monsieur GALLAND, vous avez la parole.
M. Yves GALLAND. - Monsieur le Maire, vous allez nous présenter un projet de délibération DAC 244 vous autorisant à signer un marché, sans formalité préalable, pour l'organisation de l'opération "Paris plage" du 21 juillet au 18 août 2002. Il s'agit de l'animation et de la fermeture estivale des berges.
Le 18 juillet 2001 à 19 heures, Paris et ses accès totalisaient 135 kilomètres d'embouteillage, les berges étaient fermées.
Le 19 juillet 2001 à 18 heures, 75 kilomètres de bouchons dont 13 kilomètres sur le périphérique intérieur.
M. Laurent FARY, votre porte-parole, déclarait alors : "Il est trop tôt pour tirer un bilan d'autant que nous avons joué de malchance avec une météo désastreuse. Maintenant, il est possible que l'année prochaine, nous repoussions cette opération d'une semaine ou deux".
Faut-il rappeler, Monsieur le Maire, que la proposition du groupe Union pour la démocratie française avait été justement de faire décaler l'opération de deux semaines ? Je me réfère à l'intervention de M. Yves POZZO di BORGO au nom du groupe Union pour la démocratie française les 9 et 10 juillet : "Mais comme nous sommes ouverts à toute expérimentation, nous nous sommes dits, ne rejetons pas cette idée, proposons l'interdiction des berges à la circulation du 1er au 15 août, période limitée et plus favorable pour faire un véritable test en limitant les risques".
Faut-il encore que l'on tire, dans l'intérêt des Parisiens les leçons de l'expérience ?
Rien ne peut assurer malheureusement que les conditions météorologiques pendant la période des 4 semaines de la manifestation seront satisfaisantes. Il suffit d'ailleurs de penser aux 300 kilomètres de bouchons suscités par les intempéries en Ile-de-France le 20 juin de cette année. La sagesse serait qu'on puisse donc rouvrir ponctuellement les berges à la circulation automobile après avoir pris toutes les mesures de sécurité si les conditions météorologiques devenaient désastreuses : panneau d'information, agents de surveillance de Paris ou policiers.
Ainsi éviterait-on de dramatiques embouteillages à un moment où d'ailleurs, comme l'a montré l'expérience de 2001, les berges sont totalement désertées par les cyclistes et les piétons.
Nous sommes donc clairement favorables à "Paris plage", mais afin de la rendre compatible avec la souplesse qui nous paraît nécessaire pour rouvrir en cas de contrainte météorologique, nous souhaitons que les animations et les manifestations aient des structures fixes sur les accotements de la voie sur berges et les squares, et des structures souples sur la chaussée.
Ainsi, nous éviterons le risque si la malchance météorologique nous poursuivait, de ne pas avoir la capacité de réaction qui nous paraît nécessaire dans l'intérêt évident des Parisiennes et Parisiens.
Vous utilisez de notre point de vue de manière trop systématique l'article 30 du Code des marchés publics, qui met notre Conseil dans la situation de découvrir dans une même séance un projet, son montant et le bénéficiaire du marché. Cela ne nous paraît pas souhaitable ; nous l'avons à quatre ou cinq reprises dit dans cette séance.
Monsieur le Maire, vous avez rejeté nos demandes de 2001 ; nous espérons que vous accepterez celles de 2002 concernant l'aménagement de l'opération "Paris plage".
M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur le Président du groupe U.D.F., vous êtes à 3 minutes 30 parce que je n'ai pas voulu vous interrompre puisque vous nous mettiez en cause, mais il faut que tout le monde soit discipliné.
M. Denis BAUPIN, adjoint. - Monsieur GALLAND, vous avez rappelé l'opération qui a eu lieu il a un an et qui avait été un des premiers signaux forts du changement important attendu par nos concitoyens en matière de déplacement. C'est vrai que cette opération avait connu des difficultés. Malgré tout, 66 % des Parisiens l'avaient approuvée. Nous avions dit à l'époque et notamment l'excellent porte-parole du Maire, Laurent FARY, que nous tirerions des enseignements de cette opération. Nous les avons tirés et l'opération que nous avons préparée, qui s'appellera "Paris plage" cette année comporte trois grandes nouveautés.
La première, ce sont les dates de l'opération qui sont décalées d'une semaine pour tenir compte des dates de départ en vacances telles qu'ils ont lieu chaque année afin qu'il y ait moins de circulation automobile pendant la période de l'opération.
Deuxièmement, un plan de circulation a été élaboré et va commencer à se mettre en place environ 15 jours avant le début de l'opération à titre d'information et puis à titre de mise en ?uvre pendant toute l'opération. Des signalisations qui seront indiquées aussi bien aux entrées de Paris, sur le périphérique que sur un certain nombre de grands axes de la Capitale.
Ce dispositif sera adaptable au fur et à mesure de l'opération et si nous constations des reports trop importants sur tel au tel axe, nous pourrions le modifier.
Enfin, troisième grand aménagement : l'animation sur les berges. L'an dernier, Christophe GIRARD avait déjà mis en place des animations de qualité. Mais cette année nous aurons un programme de bien plus grande envergure, aussi bien en termes d'animations sportives que culturelles.
Je tiens à vous dire, Monsieur le Président, que, comme l'année passée, nous avons choisi d'être pragmatiques et nous continuerons à l'être tout au long de l'opération. Certes les intempéries ne dépendent pas de nous. Je ne sais pas si le nouveau Gouvernement sera capable de nous garantir plus de soleil que le précédent mais vu la qualité de ce qui a été préparé par les services de la Ville, que je veux remercier ici, cette opération cette année fera date en matière de réaménagement des berges de la Seine !
M. LE MAIRE DE PARIS. - Vous devez être félicité !
M. Yves GALLAND. - Oui, mais il n'a pas répondu à ma question !
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je ne veux pas en ajouter, mais j'espère que vous aurez beaucoup de plaisir à aller vous-même sur les berges de la Seine, profiter de cette convivialité retrouvée.