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Juin 2002
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Conseil Municipal
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107 - QOC 2002-406 Question de Mme Isabelle GUIROUS-MORIN et des membres du groupe "Les Verts" à M. le Maire de Paris concernant l'implantation d'un gymnase dans le secteur "Vignoles-Est" (20e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2002


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant la question orale de Mme Isabelle GUIROUS-MORIN concernant l'implantation d'un gymnase dans le secteur "Vignoles-Est" du 20e.
Vous avez la parole, Madame.
Mme Isabelle GUIROUS-MORIN. - Merci, Madame la Maire.
Chers collègues, par un v?u du groupe "Les Verts" voté au Conseil de Paris en date des 18 et 19 mars 2002 la Municipalité a décidé que : premièrement, "dans l'attente des résultats de la concertation, les expulsions et les démolitions soient suspendues" dans le secteur "Vignoles-Est" ; ainsi que, deuxièmement, "une étude complémentaire de l'A.P.U.R. sur l'implantation du futur gymnase prenant en compte la nécessité de préserver les logements et de respecter leurs occupants, de conserver et réhabiliter le bâti existant, et de prévoir des accès de sécurité".
Or la presse s'est récemment fait l'écho de départs, passés ou à venir.
C'est pourquoi, le groupe "Les Verts" demande à M. le Maire de Paris comment ce voeu est appliqué, en particulier si la Municipalité entend empêcher les expulsions projetées, ce qu'il advient de la concertation prévue, ce qu'il en est de l'étude de l'A.P.U.R. sur l'implantation du gymnase, laquelle permettrait de ne pas démolir les immeubles de l'impasse Savard.
Je tiens à souligner que l'O.P.A.C. est largement partie prenante dans ce dossier.
Merci.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Madame GUIROUS-MORIN.
M. CAFFET a la parole pour la réponse.
M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Merci, Madame la Maire.
Je connais bien ce v?u du mois d'avril car il avait engendré une longue discussion sur le secteur "Vignoles-Est". Vous savez que depuis quelques mois je m'occupe de ce secteur avec mon collègue Jean-Yves MANO parce qu'il est vrai que les choses étaient relativement bloquées et nous sommes en train de trouver les solutions permettant d'aménager véritablement ce secteur dans le sens du v?u d'ailleurs qui avait été voté par le Conseil de Paris.
Je lis la presse moi aussi et les informations mentionnées étaient de nature à inquiéter quiconque dans ce Conseil de Paris et pas simplement tel ou tel Conseiller. C'est la raison pour laquelle, avec mon collègue Jean-Yves MANO, nous avons examiné la situation précise et les expulsions évoquées par une coupure de presse se sont avérées se limiter à un départ volontaire. Je suis donc en mesure de vous dire aujourd'hui qu'il n'y a pas eu d'expulsion depuis le vote de ce v?u en avril dernier.
Vous évoquez également les démolitions. Je suis en mesure de vous dire aujourd'hui qu'il n'y a pas eu, depuis le vote de ce v?u, de démolition sur le secteur "Vignoles-Est".
La troisième question que vous posez à trait au positionnement du gymnase et à la préservation des deux immeubles attenants. Je suis également en mesure de vous dire que, dès le vote de ce v?u, j'avais demandé à l'A.P.U.R. de réaliser un nouveau plan masse pour vérifier dans quelle mesure il était possible de préserver ces deux immeubles. Les études effectuées montrent qu'il suffit de déplacer le gymnase d'un mètre vers l'impasse Savart pour que les deux immeubles en question ne soient pas voués à la démolition.
Pour ma part, je considère que ce serait une bonne solution, à condition bien évidemment que l'état de ces immeubles soit tel que le creusement des fondations du gymnase n'entraîne pas leur écroulement.
Enfin votre quatrième question porte sur la concertation. J'avais l'intention de la mener au mois de juillet. Il se trouve que, pour un certain nombre de raisons techniques et notamment les délais de réalisation de cette étude de l'A.P.U.R., je ne serai en mesure de tenir une réunion probablement qu'au début du mois de septembre.
J'ai fermement l'intention de tenir cette réunion de concertation au mois de septembre, pour des raisons très simples :
Premièrement, nous devons prendre une déclaration d'utilité publique complémentaire sur ce secteur ; deuxièmement, si nous voulons mener à bien ce projet "Vignoles-Est" dans des temps courts avant la fin de la mandature, notamment pour un équipement public fortement attendu par des milliers de riverains, il faut modifier le P.L.U. et, compte tenu des procédures, nous ne pourrons plus modifier le P.L.U. après novembre 2003.
Pour résumer, il n'y a pas eu de démolition nouvelle, il n'y a pas eu d'expulsions nouvelles, seulement des départs volontaires et j'ai fait faire une étude à l'A.P.U.R. qui permet de sauver les deux bâtiments dont il est question. Je compte m'en tenir à l'accord qui avait été passé avec les associations et qui est issu de plusieurs réunions de concertation, au nombre de cinq ou six, peut-être même de sept.
Une réunion de concertation se déroulera en septembre afin de mener à bien les procédures avant le mois de novembre 2003, pour que "Vignoles-Est" puisse repartir sur le bon pied.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur CAFFET, soutenu par la foule en délire sur le parvis de l'Hôtel-de-Ville !
Madame GUIROUS-MORIN, vous avez la parole.
Mme Isabelle GUIROUS-MORIN. - Merci, Madame la Maire.
Merci, Monsieur le Maire, de votre réponse. Pour vous rasséréner, je tenais à préciser que la question a été posée au Conseil d'administration de l'O.P.A.C. par Mme GOURIOU elle-même, que j'ai soutenue. Car, bien entendu, les deux immeubles qui pourraient être sauvés - à propos, nous vous remercions de cette étude que vous avez faite - seraient des immeubles appartenant à l'O.P.A.C. qui les a laissés s'abîmer sans intervention, en espérant que ces immeubles seraient enfin démolis pour faire de la construction neuve.
Or, ce n'est pas du tout ce que les riverains attendent, comme vous le savez, puisque cet espace constitue presque un petit village dans Paris et est très apprécié des riverains.
C'était justement l'objet de l'intervention de Mme Marie-Françoise GOURIOU au Conseil d'administration de l'O.P.A.C.
En effet, la Ville de Paris fait tout ce qu'elle peut pour pouvoir préserver les lieux tels qu'ils sont actuellement, et je l'en remercie.