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Juin 2002
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Conseil Municipal
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81 - 2002, DVD 105 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la réalisation d'enquêtes de circulation pour les projets de quartiers verts et d'espaces civilisés

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2002


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons au dossier DVD 105 relatif à une autorisation donnée à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la réalisation d'enquêtes de circulation pour les projets de quartiers verts et d'espaces civilisés.
M. GALLAND a la parole.
M. Yves GALLAND. - Madame la Maire, juste un mot pour revenir sur l'intervention précédente de M. BAUPIN. Nous la jugeons d'une extrême gravité et si le Maire se reconnaît dans les propos de M. BAUPIN, il nous paraît urgent et très important qu'un débat sur ce sujet soit organisé au Conseil de Paris. Je vous en fais donc la demande officielle parce que la fermeture durable des berges, ne se limitant pas à l'opération "Paris plage", est un sujet qui n'est pas mineur pour les Parisiens et la qualité de vie à Paris. Et il me semble que cela ne peut pas, au travers soit d'un débat, soit d'intentions de l'Exécutif déclarées dans un projet de délibération, pouvoir se concrétiser et vous pourrez transmettre, je l'espère, Madame, notre demande au Maire de Paris.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Elle sera transmise.
M. Yves GALLAND. - Merci.
Sur ce projet de délibération, notre demande est simple : vous allez faire un appel d'offres pour réaliser une enquête de circulation pour créer un nouvel espace urbain nécessitant de nombreuses études, beaucoup de travaux, des dépenses conséquentes. Vous voulez une enquête sur les quartiers verts, les espaces dits civilisés or cette enquête se limite à l'impact du report de circulation. Il nous semblerait intéressant puisque vous faites une enquête, de connaître un autre paramètre ; c'est la vitesse moyenne de circulation et son évolution.
La vitesse moyenne de circulation est en baisse constante à Paris. La voiture qui n'avance pas est celle qui pollue le plus. Je crois que nous avons au moins un dénominateur et un engagement communs sur ces bancs, c'est d'essayer de faire diminuer la pollution à Paris encore faut-il prendre les bons moyens.
Il nous semblerait, au travers de ces enquêtes qui vont être faites, qu'intégrer l'évolution de la vitesse moyenne de circulation serait une bonne façon d'éviter les polémiques pour avoir au moins des chiffres objectifs auxquels nous serons, les uns et les autres, confrontés.
Evidemment, nous le faisons dans l'état actuel des choses. Si vous deviez fermer les berges, il n'y aurait plus de vitesse moyenne de circulation, nous serions à ce moment-là dans une circulation d'escargot et dans une pollution maximum, mais cela serait un autre débat. Nous nous limiterons à celui-ci. Monsieur BAUPIN, êtes-vous d'accord pour calculer les vitesses moyennes de circulation dans le cadre de vos enquêtes, d'une part pour les rentabiliser au maximum et, d'autre part, pour donner des éléments objectifs de débat à notre Assemblée.
M. Alain DESTREM. - Et la vitesse des vélos !
M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Pour la vitesse des vélos, cela me paraît plus simple : elle est relativement continue, je voudrais vous rassurer, Monsieur DESTREM, à ce sujet.
Je suis surpris de la surprise de M. GALLAND en ce qui concerne les berges : le Maire de Paris et moi-même l'avons dit, notre objectif est bien qu'à terme ces berges soient redonnées aux piétons, aux cyclistes, aux "rollers".
Quant au débat que vous appelez de vos v?ux, il aura lieu. Nous allons avoir à débattre dans les mois qui viennent du Plan de déplacement de Paris, et dans le cadre de cette réflexion nous aurons à réfléchir sur ce que nous voulons faire de ces berges.
Pour ce qui est du projet de délibération en question, le projet de délibération 105 s'inscrit dans les nouvelles compétences que la Ville de Paris s'est vue attribuer par la loi "Démocratie de proximité", qui a transféré des compétences de circulation et de stationnement de la Préfecture de police à la Ville de Paris. Qui dit nouvelles compétences dit nouvelles responsabilités et même probablement nouvelle culture de l'approche de la voirie et des déplacements, nouvelle culture de la mobilité. C'est dans ce cadre que nous essayons de nous doter d'outils qui nous permettront de faire face à cette responsabilité. Ainsi, nous allons pouvoir anticiper sur l'ensemble de nos projets, avec notamment des études de report de circulation qui étaient jusque là faites par la Préfecture de police.
Il ne s'agit pas ici de lancer une enquête ; il s'agit de se donner les moyens de mener des enquêtes précises pour mesurer les reports de circulation ; d'où sans doute l'ambiguïté par rapport à votre intervention.
Pour ce qui est de la vitesse de circulation, la Ville est d'ores et déjà dotée depuis longtemps d'outils lui permettant de mesurer la vitesse de circulation. Je souligne que la Ville s'était dotée d'outils permettant plutôt de mesurer les vitesses de circulation que les reports de la circulation lorsqu'on fermait les voies. Cela est significatif de l'orientation donnée par la Ville de Paris à sa politique en matière de voirie et de déplacements.
Nous sommes dans une optique inverse : nous réfléchissons aux reports et à la façon de mieux organiser l'espace qui était consacré à l'automobile.
Un dernier point pour vous dire que je partage totalement votre avis : il faut diminuer la vitesse de circulation. Ce sera la meilleure façon d'améliorer la circulation routière !
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur BAUPIN.
Monsieur GALLAND ?
M. Yves GALLAND. - J'ai dit que diminuer la vitesse de circulation était la meilleure façon d'augmenter la pollution. La voiture qui n'avance pas est celle qui pollue le plus ! Que ce soit sans ambiguïté entre nous ! Je sais que vous allez augmenter la pollution en diminuant la vitesse moyenne de circulation.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Il n'y avait ni ambiguïté ni illusion sur les propos respectifs.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 105.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DVD 105).