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Juin 2002
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Conseil Municipal
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47 - Vœu déposé par le groupe "Les Verts" relatif à la fermeture d'un comité d'accueil de jour sis 96, rue de Charonne (11e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2002


M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Nous allons passer à l'examen des voeux 17, 18 et 19.
Le voeu n° 17 est présenté par le groupe "Les Verts".
Je donne la parole à Mme Isabelle GUIROUS-MORIN.
Mme Isabelle GUIROUS-MORIN. - Merci, Monsieur le Maire.
Mes chers collègues, ce que j'ai tenté d'exprimer tout à l'heure en demandant à faire une explication de vote au moment de la présentation du v?u de M. DAGUENET, du groupe communiste, c'est que le problème du Palais de la Femme est très complexe.
Première raison : l'existence de plusieurs organisation à l'Armée du Salut.
Deuxième raison : l'existence de plusieurs établissements dans l'espace dit Palais de la Femme.
Troisième raison : l'existence de plusieurs plans de réhabilitation.
Une étude préalable et un travail de négociation sont, par conséquent, indispensables.
Pour résumer, les deux principaux plans opposent deux logiques différentes.
Premier plan : peu de logements pour les femmes, donc disparition d'un nombre important de places d'hébergement provisoire à Paris. Projet : le quartier général, plus 160 logements, plus un centre d'hébergement d'urgence, ce qui nous a été expliqué tout à l'heure. Ce que l'on ne nous explique pas, c'est que le centre d'urgence sera à la place de l'actuel centre de jour et le fera disparaître. Mais nous y reviendrons plus loin.
Deuxième plan, qui existe depuis 1999 : 450 studios pour des femmes plus le centre d'urgence. Le centre de jour déménage quand même, mais il ne reste plus que 200 places à créer dans Paris.
C'est sur cette base de réflexion, puisque cette deuxième solution est la plus intéressante, que j'ai mené ma démarche.
Effectivement, ce que relevait à juste titre notre collègue M. DAGUENET, c'est qu'il faut reloger les femmes qui habitent au Palais au moment du démarrage des travaux et il faut trouver un lieu pour accueillir le centre de jour, ce qui est l'objet du v?u que je vous présente aujourd'hui.
Ce v?u est strictement lié au centre d'accueil de jour situé au 96, rue de Charonne.
A cet endroit trois adresses : une au 94, rue de Charonne où se trouve le Palais de la Femme, une autre au 44, rue Faidherbe où sont aménagés des logements de fonction et une église, et une autre enfin au 96, rue de Charonne où est hébergé le centre d'accueil de jour.
Or, l'Armée du Salut a annoncé la fermeture de cet établissement dès le 30 juin 2002. Cette structure ne sera pas déplacée dans d'autres locaux, mais va disparaître définitivement.
Considérant que l'existence du centre d'accueil de jour qui reçoit quotidiennement environ 200 personnes en situation de précarité est indispensable pour de nombreuses personnes en difficulté sociale ;
Considérant que les professionnels et bénévoles ont constitué un réseau de solidarité lié à cet établissement et que la disparition de cette chaîne d'entraide représenterait une perte irrémédiable (pour avoir fait la démarche de rencontrer cette équipe, je peux assurer qu'elle travaille sans compter son temps et dans le respect des personnes qu'elle accueille),
Considérant que l'équipe d'animation a été mutée en différents points de Paris et le sera à compter du 30 juin ;
Considérant que la fermeture de ce centre constitue une nouvelle entaille dans le nombre de places d'accueil de jour déjà en forte diminution à Paris, que le nombre de places offertes doit être maintenu afin de ne pas aggraver la situation des personnes précaires.
Le groupe "Les Verts" propose au Conseil de Paris de voter le v?u suivant : que soit recherché d'urgence un nouvel espace pour héberger ce centre d'accueil dans le 11e, par exemple dans un immeuble vide ou en étant attentif aux D.I.A. en cours et à venir ; cela permettra de ne pas rompre le lien social.
Que la Ville fasse une offre d'achat ou préempte, le cas échéant.
Que sa capacité d'accueil soit identique ou supérieure à sa capacité actuelle, environ 200 personnes par jour.
Que les mêmes professionnels et bénévoles soient sollicités pour l'animer.
Merci.
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Je vous remercie.
Je donne la parole à Mme HIDALGO.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Merci.
Comme cela vient d'être rappelé, le Palais de la Femme est effectivement géré par la Fondation de l'Armée du Salut, ce qui n'est pas le cas du centre d'accueil de jour, comme ma collègue vient de l'évoquer.
Le Palais de la Femme va être réhabilité afin que les logements soient conformes aux besoins des résidentes. Par conséquent, l'Exécutif parisien sera extrêmement attentif au projet de réhabilitation afin que celui-ci ne porte pas atteinte à l'activité d'accueil de jour.
S'il est vrai que ce centre ferme au cours de l'été, je tiens à rappeler que durant ces mois d'été, les accueils de jour financés dans le cadre des espaces solidarité-insertion par le Département et la D.D.A.S.S., resteront ouverts.
Je partage les préoccupations des élus quant au maintien de l'offre de places offertes à Paris pour les femmes en grande précarité.
Depuis plus d'un an, nous avons agi de sorte que des lieux d'accueil, pour ces publics féminins, soient réhabilités. Je pense notamment au centre Crimée dans le 19e arrondissement. Plusieurs projets spécifiquement réservés aux femmes en difficulté sont aussi en cours de réalisation qu'il s'agisse du centre d'hébergement rue Sainte-Neuve, dans le 17e arrondissement, du centre d'hébergement d'urgence pour femmes seules sur la péniche du quai d'Austerlitz, dans le 13e, ou d'un centre d'hébergement pour femmes victimes de violences domestiques, projet sur lequel je travaille actuellement avec les services de la Ville.
Ainsi, dans le même esprit, il est essentiel, pour notre Exécutif que la Fondation de l'Armée du Salut et la Ville de Paris, mettent tout en ?uvre pour que le centre d'accueil soit maintenu.
Si toutefois ce centre d'accueil de jour devait déménager, la Ville s'engage conformément à votre v?u, à proposer un relogement du centre en fonction des études de faisabilité.
Au regard de tous ces éléments, je vous propose de voter le v?u présenté par notre collègue.
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Je vous remercie.
Je mets donc aux voix, à main levée, ce v?u.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le v?u est adopté. (2002, V. 70).
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Madame GUIROUS-MORIN, vous demandez la parole mais Mme HIDALGO vous a répondu et a dit qu'elle était d'accord avec votre v?u.
Mme Isabelle GUIROUS-MORIN. - Je veux ajouter quelque chose. Parce que je suis une femme, je ne peux pas intervenir ?
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Je vous ai laissé intervenir une minute de plus que les trois minutes habituelles.
Mme Isabelle GUIROUS-MORIN. - Je demande à intervenir.
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Il y aurait eu un refus de voter le v?u, je comprendrais... Votre v?u a été adopté.
Mme Isabelle GUIROUS-MORIN. - J'ai besoin d'ajouter un élément.
Mme Isabelle GUIROUS-MORIN.- Vous ne pouvez pas m'empêcher de parler. J'ai demandé la parole avant le vote. C'est arbitraire.
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Elle demande la parole, donnez-lui la parole, sinon c'est de l'arbitraire.
Vous présidez n'importe comment, en bras de chemise, et vous êtes incapable de respecter le règlement.
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Pendant 6 ans, Monsieur LEGARET, vous n'avez répondu à aucune question.
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Si elle demande la parole, donnez-lui la parole.
Mme Isabelle GUIROUS-MORIN. - Je veux la parole, je l'ai demandée bien avant le vote.