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Mars 1997
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Conseil Général
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8 - I - Question du groupe socialiste et apparentés.

Débat/ Conseil général/ Mars 1997



QOC 97-1001 Question de MM. Michel CHARZAT, Bertrand BRET et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, concernant les projets d'extension des collèges Jean-Baptiste-Clément et Henri-Matisse (20e).
M. Philippe LAFAY, président. - La première question de MM. CHARZAT, BRET et des membres du groupe socialiste et apparentés concerne les projets d'extension des collèges Jean-Baptiste-Clément et Henri-Matisse dans le 20e.
En voici la teneur :
" MM. Michel CHARZAT, Bertrand BRET et les membres du groupe socialiste et apparentés attirent de nouveau l'attention de M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, sur des projets d'extension des collèges Jean-Baptiste-Clément, rue Henri-Chevreau, et Henri-Matisse, rue Vitruve (20e).
Dans les deux cas, il s'agit de projets dont la réalisation est reconnue comme une nécessité absolue tant par les services du Département que par ceux de l'Académie. Des études de faisabilité ont été lancées depuis longtemps. Ces projets d'extension ont été inscrits dans le programme d'action scolaire du Maire de Paris et présentés publiquement en séance du Conseil de Paris.
Or, dans les deux cas, ces projets sont toujours gelés et leur réalisation bloquée.
Les enfants scolarisés dans ces établissements sont les premiers à subir les effets nuisibles des engagements non respectés.
Cette situation suscite un très vif mécontentement de l'ensemble de la communauté scolaire des deux établissements.
Aussi, MM. Michel CHARZAT, Bertrand BRET et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent-ils à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, les dispositions qu'il entend prendre pour la mise en oeuvre urgente des deux projets évoqués. "
La parole est à M. HUBIN.
M. Jean-Philippe HUBIN, vice-président. - Les collèges Jean-Baptiste-Clément et Henri-Matisse dans le 20e arrondissement connaissent l'un et l'autre des difficultés de fonctionnement nécessitant l'extension de leurs bâtiments respectifs. Ces extensions n'ont pas échappé à l'attention de la Ville de Paris et nous avons fait des études sur le sujet.
La situation est quand même un peu plus compliquée que ne le pensent les signataires de la question.
Concernant le collège Jean-Baptiste-Clément, un premier projet a du être abandonné car il s'est révélé très complexe et d'un coût disproportionné avec l'objectif à atteindre. C'est pourquoi nous avons cherché une solution architecturale moins contraignante, susceptible de répondre au besoin d'accueil et économiquement acceptable.
Cette solution consisterait à construire un bâtiment modulaire sur la parcelle 20, rue Henri-Chevreau, propriété de l'O.P.A.C. Elle a fait l'objet d'une étude qui sera prochainement soumise à l'avis de l'Académie et de la communauté scolaire.
Parallèlement, la Ville a engagé la procédure d'acquisition de la parcelle qui appartient à l'O.P.A.C. et, dans ces conditions, si l'ensemble des partenaires du système éducatif accepte la solution proposée, le dossier pourrait aboutir à moyen terme.
Pour ce qui concerne le collège Henri-Matisse, l'extension des bâtiments a jusqu'à présent été envisagée sur un terre-plein faisant partie du domaine public de la voirie. La mise en oeuvre de cette solution nécessite un réaménagement de la place et un redéploiement des étals d'un marché forain bi-hebdomadaire. Elle se heurte à l'opposition résolue des associations locales de riverains et des commerçants.
Aussi, devant l'urgence une solution architecturale ne comportant qu'une emprise de quelques dizaines de mètres carrés sur le marché a été étudiée. Cette solution nécessite de réduire sensiblement le programme de locaux neufs et d'accepter un bâtiment en emprise sur la cour. Elle fera l'objet d'un examen concerté avec l'Académie et la communauté scolaire. Si elle était favorablement accueillie le dossier pourrait être mené à son terme dans des délais raisonnables.
Tout cela pour rassurer les questionneurs et leur dire que ces deux dossiers ne sont pas du tout oubliés par la Ville de Paris.
M. Philippe LAFAY, président. - Merci, Monsieur HUBIN.
Théoriquement, il n'y a pas débat, Monsieur BRET... soyez bref alors...
M. Bertrand BRET. - Je vous remercie, Monsieur le Président, de m'autoriser à répondre dans le cadre fixé par notre règlement.
J'ai écouté avec beaucoup d'attention les réponses formulées par notre collègue. Il n'y avait pas de solution simpliste. Je le lui accorde bien volontiers, ce sont des dossiers complexes qui existent pour les deux depuis plus de cinq ans.
Donc, je prends avec beaucoup d'attention le fait qu'une fois de plus vous nous ramenez à de nouvelles études alors que les choses apparaissent comme d'une urgente nécessité reconnue tant par les services de l'Académie que par ceux de la Ville, surtout par la communauté scolaire elle-même.
Je prends notamment l'exemple du collège Henri-Matisse. Très concrètement, ce collège, Monsieur le Président chargé des Affaires scolaires et cher collègue, n'a pas de préau. C'est dire qu'il y a là 500 élèves qui, qu'il vante, qu'il neige, qu'il fasse moins 10 degrés, se retrouvent sans abri sous la pluie, la neige et le froid pendant les périodes dites de récréation ou entre midi et la reprise des cours !
Quelle solution apportez-vous alors que le projet d'extension a été décidé il y a de cela quatre ans, qu'un permis de construire a été délivré, qu'un architecte a été désigné, que le financement a été débloqué et que vous allez lancer de nouvelles études.
Je ne doute pas que le Député de cette circonscription, par ailleurs adjoint chargé des quartiers sensibles, appréciera. Je parle là de notre collègue M. Didier BARIANI !
Une nouvelle fois, vous lancez de nouvelles études concernant le devenir de ces 400 écoliers et par là même des 400 familles qui en dépendent, au coeur de sa circonscription !
Pour notre part, nous ferons passer le message auprès de ces familles concernées vous pouvez compter sur nous !
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, communiste et du Mouvement des citoyens).
M. Philippe LAFAY, président. - M. GOASGUEN veut dire un mot. Je lui donne la parole.
M. Claude GOASGUEN. - Monsieur BRET, si vous faites passer le message aux familles concernées, faites-le passer complètement car je voudrais dire que, de ce point de vue, vous avez largement contribué à entraîner un ralentissement des processus, puisque sur le collège Henri-Matisse, ce qui avait été décidé a été remis en cause par la mairie d'arrondissement une fois élue et que comme nous n'avons pas remis en cause la légalité républicaine qui vous avait élu, cela a entraîné un ralentissement.
J'ai reçu personnellement dès la rentrée les représentants du collège Henri-Matisse. Vous étiez présent et M. CHARZAT également. Nous nous sommes entendus sur un processus à mettre en place.
Alors, il ne faudrait pas accuser les chiens d'avoir la gale quand soi-même on leur donne la maladie ! Et pour ce ralentissement, c'est vous, pas nous !
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. Bertrand BRET. - Monsieur le Président...
M. Philippe LAFAY, président. - Nous arrêtons là le débat !
M. Pierre CASTAGNOU. - M. BRET a été mis en cause...
M. Claude GOASGUEN. - Vous aussi vous nous avez mis en cause !
M. Philippe LAFAY, président. - Nous passons à la question suivante.
M. Bertrand BRET. - Non, attendez...
M. GOASGUEN n'est pas vice-président chargé des Affaires scolaires du Conseil général !
M. Claude GOASGUEN. - Non, mais M. GOASGUEN connaît un peu les Affaires scolaires et c'est lui qui vous reçoit de temps en temps pour discuter des problèmes de l'arrondissement !
M. Philippe LAFAY, président. - L'incident est clos. Nous passons à la deuxième question de M. LHOSTIS...
M. Bertrand BRET. - Un mot, Monsieur le Président, juste un mot...
M. Philippe LAFAY, président. - Non, non, nous passons à la deuxième question orale.
M. Bertrand BRET. - Si M. BARIANI avait agi différemment, on n'en serait pas là !