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Fevrier 2003
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Conseil Général
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4 - 2003, DAEE 7 G - Avenant 2003 à la convention d'objectifs entre le Département de Paris et le Comité d'expansion économique de Paris (Paris-Développement) prévoyant le versement d'une subvention de fonctionnement de 1.860.000 euros au titre de l'exercice 2003

Débat/ Conseil général/ Février 2003


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DAEE 7 G portant attribution d'une subvention de fonctionnement de 1,86 million d'euros et autorisant la signature d'un avenant à la convention d'objectifs entre le Département et le Comité d'expansion économique de Paris (Paris-Développement).
Mme Isabelle GUIROUS-MORIN a la parole.
Mme Isabelle GUIROUS-MORIN. - Merci.
Juste un mot. Tout en soulignant que le Comité d'expansion économique, dont je suis membre du Conseil d'administration, a réorganisé ses activités de manière efficace et opérationnelle, qu'il a favorisé la création de pépinières d'entreprises et d'incubateurs de façon satisfaisante, générant ainsi des créations d'emploi.
Je m'étonne néanmoins que la Ville ait dû augmenter sa contribution de 260.000 euros alors que nos partenaires privés se font désirer, quand bien même ces efforts se font globalement au profit d'une relance de leurs activités.
Si la C.C.I. a contribué par des apports en nature, ce dont nous nous félicitons, peut-être aurait-elle pu faire un effort également en matière d'investissements.
Ce sont des questions que je mets au débat.
Merci.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci de votre clarté et de votre brièveté.
M. Alain LE GARREC a la parole.
M. Alain LE GARREC. - Merci, Madame la Présidente.
Le 8 juillet 2002, notre Conseil adoptait une convention d'objectifs liant le Département et le Comité d'expansion économique de Paris, communément appelé "Paris-Développement". Le projet de délibération en rappelle d'ailleurs les grandes lignes, j'en dirai deux mots : amplifier l'aide à la création et au développement d'entreprises de haute technologie (objectif d'ailleurs de "Paris-Technopôle), accroître sa capacité à accompagner les projets d'implantation par le renforcement de son service d'accueil.
L'incubateur, les quatre pépinières, plus la fonction d'accueil appelée maintenant "Paris-Implantation" recueillent 60 % du budget dévolu à "Paris-Développement".
A l'origine, en 1996, la Chambre de commerce et d'industrie de Paris devait y contribuer à hauteur de 50 % et en assurer la présidence en alternance avec le Département. Depuis cette nouvelle convention, la C.C.I.P. participe à hauteur, grosso modo, de 15 % et assume la vice-présidence, ce qui permet une plus grande continuité. Je ne crois pas que la C.C.I.P. cherche à se désengager, ce qui serait d'ailleurs assez incompréhensible. Je crois que la Chambre de commerce, qui fête cette année son bicentenaire, doit faire face à des charges structurelles de plus en plus lourdes, notamment des charges liées aux multiples bâtiments prestigieux qu'elle conserve dans la Capitale, bâtiments qui ne sont peut-être plus d'ailleurs en concordance avec ses objectifs, du moins avec ses moyens.
Je remarque - et c'est la première fois depuis 1997 - qu'un projet de délibération traitant de "Paris-Développement" nous dresse une liste des différents projets avec le coût en regard.
Je vais donc en souligner deux pour ne pas être trop long : prospection et suivi de projets internationaux, et communication et promotion.
La Ville de Paris et l'agglomération parisienne étaient toujours très absentes ès-qualités dans les différents salons internationaux. Je ne dis pas par-là que quelques adjoints ne se déplaçaient pas, mais la Ville de Paris, avec ce qu'elle représente en termes de capacité d'accueil industriel, de ville universitaire, de laboratoires de recherche, de main d'?uvre très qualifiée, elle, ne se déplaçait pas, ou alors à titre privé et dispersé.
Je n'ai rien, bien au contraire, contre l'image culture, divertissement et tourisme à Paris, mais avec son agglomération elle est au c?ur de l'Europe, elle représente nos atouts en matière d'implantations industrielles de haute technologie et ses atouts sont, comme chacun le sait, considérables, mais cette image-là, il nous faut aussi maintenant la véhiculer.
Cette nouvelle image, ces nouveaux objectifs impliquent communication et promotion et si les budgets paraissent conséquents ils ne sont rien ou très peu de choses par rapport à ce qui se développe à Londres, Milan, Barcelone, Berlin et j'en oublie.
Je crois donc que nous allons dans la bonne direction, celle de faire connaître Paris différemment, celle de décliner ses nombreux atouts. Il est évident que nous entrons dans une zone de turbulences et je crois que nous devons en profiter pour accentuer nos diverses représentations puisque cela risque d'être dorénavant plus difficile.
Je formulerai, Madame la Présidente, deux souhaits :
- le premier serait d'avoir une communication sur les activités internationales de la Ville de Paris qui inclue la manière dont Paris est ressenti hors de nos frontières ;
- le deuxième souhait serait que les différentes représentations commerciales et industrielles étrangères localisées à Paris soient invitées à l'Hôtel de Ville à un forum annuel sous l'égide de "Paris-Développement".
Nous voterons ce projet de délibération et je vous en remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je donne la parole à Christian SAUTTER pour répondre aux orateurs.
M. Christian SAUTTER, vice-président, au nom des 1ère et 2e Commissions. - Madame la Présidente, nous parlons de "Paris-Développement" qui, comme l'ont très bien dit aussi bien Mme GUIROUS-MORIN que M. LE GARREC est, sous une appellation plus flatteuse, le Comité d'expansion du Département de Paris. C'est donc une institution qui est pleinement légitime. On peut simplement regretter qu'elle ait été créée relativement tard, car je crois que cela remonte à 1998.
Ce Comité a été créé en relation, et j'y insiste, en bonne harmonie, avec la Chambre de commerce et d'industrie de Paris et, contrairement à l'impression que donnent les chiffres que Mme GUIROUS-MORIN a cités, la Chambre de commerce et d'industrie de Paris a suivi, avec ses capacités que M. LE GARREC a rappelées, l'accroissement très important des moyens, je crois de l'ordre de 30 % entre 2000 et 2002. Simplement, les concours de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris ne sont pas que des concours financiers, elle apporte, si je puis dire, des moyens en nature et vous le savez bien, Madame GUIROUS-MORIN, puisque vous suivez avec beaucoup d'attention les travaux de "Paris-Développement". Ainsi, récemment, la Chambre de commerce et d'industrie de Paris a fourni une demi-travée de la Bourse de commerce où "Paris-Développement" est implantée, ainsi qu'un certain nombre d'agents qui ont été mis à disposition, ce qui est coûteux pour la Chambre de commerce et extrêmement précieux pour "Paris-Développement".
Donc, même si le déséquilibre entre les contributions du Département de Paris et de la Chambre de commerce existe - qui est, si je puis dire, reflété par le fait que la présidence est exercée maintenant en permanence par la Ville de Paris et la vice-présidence par la Chambre de commerce - je puis dire que nous travaillons dans un excellent climat constructif et nous le faisons dans deux directions, comme cela a été rappelé :
- d'une part, attirer des investisseurs étrangers pour qu'ils créent des emplois, le plus souvent qualifiés, sur Paris ;
- et d'autre part, développer une chaîne d'accueil (incubateurs, pépinières) pour les entreprises de haute technologie.
"Paris-Développement" joue aussi un rôle significatif pour mettre en relation les différents partenaires des hautes technologies et je voudrais citer l'expérience réussie des "Matinales" de "Paris-Technopôle" ; ce sont des rencontres qui ont lieu une fois par mois à la Bourse - c'est à la Bourse tout court, pas à la Bourse de commerce - où une centaine de nouveaux chefs d'entreprise et un certain nombre d'investisseurs ou de partenaires des nouvelles entreprises de haute technologie se rencontrent et échangent avec profit.
Ce que je voudrais dire pour terminer, et M. LE GARREC y a insisté très fortement, c'est que les moyens, même après la hausse de 30 % qui a été accordée en 2002 (le budget 2003 est le même, grosso modo, que le budget 2002) sont très inférieurs à ce que des villes comme Lyon - sans parler de Barcelone ou de Londres - consacrent à leur développement économique.
Donc, nous avons essayé, avec le concours de l'équipe de "Paris-Développement" et notamment de son directeur général, Hubert DUAUT, de faire au mieux. Comme dirait M. GOASGUEN, nous cherchons à dépenser mieux, faute de pouvoir dépenser beaucoup plus au service de l'emploi à Paris.
J'en termine pour dire que l'idée d'organiser un forum annuel qui a été avancée par M. Alain LE GARREC, qui permettrait à l'Hôtel de Ville ou autour de l'Hôtel de Ville, animé par "Paris-Développement", de créer une sorte de débat avec les entreprises étrangères présentes à Paris - je crois que c'est l'idée que M. Alain LE GARREC a avancée - me paraît une excellente idée que l'on va creuser. Je pense que toutes les entreprises ressentent ce besoin d'interlocuteurs, de soutien, d'échange et, cette proposition, nous allons y réfléchir pour 2003 ou, au pire, pour 2004.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, communiste et "Les Verts").
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAEE 7 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DAEE 7 G).