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Decembre 1996
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Conseil Municipal
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104 - QOC 96-503 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Maire de Paris sur le programme du concours de professeur d'éducation musicale de la Ville de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1996



Libellé de la question :
" La lecture des programmes de recrutement de professeur d'éducation musicale de la Ville de Paris (B.M.O. du 5 novembre 1996, p. 1825) inspire une certaine inquiétude. Il n'existe, en effet, aucune épreuve attestant la qualité de l'oreille, désignée sous le nom de dictée musicale, hormis l'hypothèse où le texte de la loi et du décret ne seraient pas mentionnés.
Il semble tout à fait anormal de ne pas vérifier ladite qualité chez des candidats qui ont précisément pour mission d'éveiller le sens musical des enfants et des adolescents.
Puisque l'éducation de l'oreille est au programme dans tous les conservatoires, M. Jean-Pierre REVEAU ose croire que M. le Maire de Paris ne saurait accepter que l'enseignement dispensé soit inférieur à celui des lycées, voire de certains établissements privés.
M. Jean-Pierre REVEAU souhaite connaître les intentions de M. le Maire de Paris à ce sujet. "
Réponse (M. Alain DESTREM, adjoint) :
" La Ville de Paris a toujours manifesté une exigence de qualité particulièrement rigoureuse pour le recrutement de ses professeurs d'éducation musicale. Celle-ci se traduit notamment dans le programme du concours fixé par l'arrêté municipal du 27 octobre 1992, avec l'existence d'épreuves tout à fait à même d'apprécier les qualités d'oreille des candidats à l'enseignement de l'éducation musicale.
En effet, le programme de ce concours, qui est constitué de trois séries d'épreuves, comporte dans sa première série quatre dictées musicales (dictées mélodiques à 1 voix et à 2 voix, dictée rythmique et diction d'accords dont le candidat doit indiquer le chiffrage) ainsi qu'une analyse de deux oeuvres musicales enregistrées choisies dans un programme communiqué lors des inscriptions. Ces deux épreuves répondent ainsi pleinement au souci de vérification des qualités d'oreille du candidat. S'agissant de l'épreuve de dictée musicale, il est à noter que toute note inférieure à 8 sur 20 est éliminatoire.
Les candidats déclarés admissibles subissent alors une seconde série d'épreuves, qui consistent d'une part en une exécution vocale (lecture d'une leçon de solfège en clé de sol et en clé de fa, interprétation d'une ?uvre vocale et déchiffrage d'un chant à caractère populaire), et d'autre part en une exécution instrumentale avec improvisation d'un accompagnement de mélodie et une interprétation instrumentale au choix du candidat.
Le candidat doit dès lors obtenir un minimum de 10 sur 20 à cette seconde série pour être admis à subir l'épreuve de la 3e série, qui consiste en un entretien avec le jury de ce concours, traditionnellement présidé par un inspecteur d'académie et composé d'éminents professeurs de l'Education nationale.
Enfin, il convient de préciser que les lauréats du concours n'ont pas vocation à enseigner au sein des conservatoires, dont les professeurs sont recrutés par des concours spécifiques, mais dans les écoles élémentaires. En cela, la Ville de Paris offre un plus aux enfants parisiens dans la mesure où elle apporte ainsi une prestation supplémentaire d'enseignement spécialisé dans trois disciplines : éducation musicale mais aussi éducation physique et sportive et arts plastiques. Aucun texte ne lui en fait l'obligation : ces matières sont normalement dévolues aux professeurs des écoles élémentaires et seul l'enseignement secondaire bénéficie de professeurs agrégés et certifiés spécialistes de ces disciplines. "