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Decembre 1996
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Conseil Municipal
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20 - V - Question d'actualité de Mme Danièle BOUVELOT, au nom du groupe " Rassemblement pour Paris " relative à l'image de Paris perçue à l'étranger.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1996



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la question d'actualité déposée par Mme Danièle BOUVELOT.
Mme Danièle BOUVELOT. - Merci, Monsieur le Maire.
Vous avez fait du développement économique de Paris une des priorités de votre action municipale.
Dans le cadre de l'environnement international toujours plus concurrentiel dans lequel évolue Paris, pourriez-vous, Monsieur le Maire, nous indiquer si vous disposez d'informations récentes permettant de mesurer comment notre Ville est perçue à l'étranger ?
Au nom du groupe " Rassemblement pour Paris ", Monsieur le Maire, je vous remercie.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à Mme de KERVILER pour répondre.
Mme Isabelle de KERVILER, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
Ma chère collègue, vous m'interrogez sur la façon dont Paris est perçue à l'étranger en matière économique. J'articulerai ma réponse autour de deux points.
Le premier, c'est que l'action déterminée de la Ville en faveur du développement économique est une nécessité et je mentionnerai quelques chiffres.
La deuxième partie de mes propos concernera la perception que l'étranger a de Paris en matière économique.
Le premier constat, c'est que l'action de la Ville de Paris en faveur du développement économique est effectivement une nécessité. Je rappellerai quelques chiffres.
Tout d'abord, en matière de délocalisation des entreprises, il faut savoir que, de 1982 à 1992, Paris a perdu un tiers de ses entreprises de plus de 500 personnes. En matière de perte d'emplois, je reprendrai les récents chiffres donnés par l'I.N.S.E.E. ; de 1990 à 1994, Paris a perdu 200.000 emplois, la Région Ile-de-France n'ayant, elle, perdu que 100.000 emplois.
Troisième fait caractéristique : l'évolution de la taxe professionnelle de Paris.
Le poids de la taxe professionnelle dans le produit fiscal global est passé de 62 % en 1992 à 57 % en 1994 et je rappellerai que, en 1996, les bases de la taxe professionnelle ont régressé en valeur absolue puisqu'elles ont baissé de 0,5 %. C'est la première fois que cela arrive au niveau de la Ville de Paris.
Face à ce constat, Jean TIBÉRI a effectivement fait du développement économique de Paris l'une des priorités de son action municipale. Il a, dès le début de sa mandature, créé d'une part une Direction du Développement de l'activité économique et de l'emploi, et je rappelle que cette création date de novembre 1995, et d'autre part il a créé, cette année, le Comité d'expansion économique de Paris.
Je soulignerai que Paris était le seul des 8 départements de l'Ile-de-France à ne pas avoir une structure spécifique en matière de développement économique ou de structure intégrée au Conseil général. Nous n'avons donc fait, en créant le Comité d'expansion économique, que combler une lacune. Ce Comité d'expansion a été créé par la Chambre de commerce et la Ville de Paris avec deux objectifs : tout d'abord, favoriser les investissements étrangers ; ensuite, développer les entreprises déjà implantées à Paris.
En matière d'investisseurs étrangers, ce Comité a trois actions à mener : d'une part, une action de promotion et nous allons voir que cela a eu un effet important à l'étranger ; ensuite, une action de prospection qui consiste à aller contacter des investisseurs potentiels ; troisième point, quand ces investisseurs potentiels sont intéressés par Paris, s'il convient de les accueillir.
Voilà en matière d'investissements étrangers.
L'action du Comité par rapport aux entreprises déjà implantées à Paris va s'orienter notamment vers la valorisation de la recherche et, en particulier, vers le transfert de la recherche auprès des P.M.E.-P.M.I.
Deuxième point : l'image économique de Paris. Effectivement, nous avons des informations récentes puisqu'il y a eu une enquête du magazine américain " FORTUNE " qui date de novembre 1996 et qui place Paris au 4e rang sur le thème de la Ville où il fait bon vivre et surtout bon travailler.
Je rappelle que Paris était 9e l'an dernier et qu'elle n'était même pas classée il y a trois ans dans ce palmarès. Donc, je crois qu'on ne peut que féliciter l'action du Maire de Paris en matière de promotion de l'image économique de Paris puisque, en novembre 1996, nous voilà placés derrière Toronto, Londres et Singapour et devant Hongkong.
Je voudrais dire que le magazine " FORTUNE " a notamment relevé deux arguments importants en matière économique : d'une part, la localisation géographique de Paris et, d'autre part, l'efficacité de son infrastructure en termes de transports et de télécommunications.
Il y a également une autre étude qui date de 1996 de HEALEY and BAKER qui, pour la 7e année consécutive, place Paris au 2e rang en matière de pôle d'affaires en Europe.
Je dirai que ces résultats sont d'autant plus méritoires que les autres capitales européennes se sont également lancées dans la bataille avec des moyens importants.
Pour conclure, je voudrais dire que ces résultats en termes de perception de Paris à l'étranger sont encourageants mais qu'il convient de poursuivre ces efforts d'autant plus qu'il y a encore des clichés assez persévérants à l'étranger. je ferai ici part de la remarque que m'a faite le Président des entreprises thaïlandaises quand je suis allée à Bangkok. Il m'a dit : " Madame, vous savez, il faut que je vous dise... moi, je vais faire des affaires à Londres et du tourisme à Paris pendant le week end ! "
Il ne faut pas croire que la bataille est gagnée et j'encourage toutes les Parisiennes, tous les Parisiens et tous les Français à promouvoir l'image économique de Paris à l'étranger.
Merci, Monsieur le Maire.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je remercie Mme de KERVILER.