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Decembre 1996
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Conseil Municipal
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41 - 1996, D. 1893 - 9e plan de modernisation du patrimoine de la S.A.G.I. relevant de la convention de 1930. - Octroi de la garantie de la Ville de Paris pour le service des intérêts et l'amortissement de l'emprunt contracter par la S.A.G.I.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1996



M. Jacques DOMINATI, premier adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération D. 1893 relatif au plan de modernisation du patrimoine de la S.A.G.I.
Monsieur TUROMAN, vous avez la parole.
M. Michel TUROMAN. - Monsieur le Maire, après le 7e, puis le 8e plan, il s'agit aujourd'hui d'approuver le 9e plan de modernisation décidé par la S.A.G.I. Celui-ci comprend l'amélioration du confort de 600 logements et la création d'une centaine de grands appartements par regroupement de petites cellules, c'est-à-dire en clair de chambres.
Or, depuis toujours ces chambres ont été occupées par des gens jeunes qui viennent de province, et qui trouvent une petite chambre à loyer abordable.
Elles sont aussi particulièrement adaptées aux personnes à faibles ressources. Elles peuvent être un lieu de transition pour un jeune, après son départ de chez les parents.
Cette transformation de chambres en logements n'est pas une bonne chose.
Certes elles sont quelquefois sans confort, mais pourquoi ne pas les maintenir, les moderniser, au lieu de jouer la rentabilité ?
Elles font partie de l'habitat social de fait.
Quant à la modernisation des logements prévus, celle-ci se fera en milieu non occupé, en traitant les appartements au fur et à mesure de leur libération. Quelles seront les incidences après travaux sur le niveau des loyers et sur le statut de ces logements régis pour la plus grande part par la loi de 1948 ? Vous allez ainsi une nouvelle fois concourir à diminuer le nombre de logements à loyers abordables à Paris.
Ceci étant dit, nous en sommes au 9e plan de modernisation, eh bien écoutez moi, j'aimerais savoir combien il y avait de chambres au départ et combien il en reste aujourd'hui, combien il y avait de logements de deux pièces et combien il en reste aujourd'hui. Je crois que ce serait instructif. En tous cas nous voterons contre ce projet.
M. Jacques DOMINATI, premier adjoint, président. - M. BULTÉ si vous voulez bien répondre.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Oui, Monsieur le Maire, bien entendu je retirerai les propos indiqués tout à l'heure et je pense que M. BLET retirera les mots de "barbare" et d'"ignominie" également.
M. Jacques DOMINATI, premier adjoint, président. - C'est effacé, nous ne les avons pas entendus.
M. Michel BULTÉ, adjoint, rapporteur. - Très rapidement, M. TUROMAN a raison, il a raison car dans beaucoup de cas nous essayons de conserver bien entendu ces chambres dans la mesure où on peut les aménager avec un certain confort. L'année dernière notamment nous avons réaménagé plus de 200 chambres. Cependant, il y a des cas, effectivement, où l'on ne peut pas introduire un confort minimal dans toutes les chambres et on essaye de les regrouper pour permettre à des familles de s'installer. Mais on ne fait pas cela systématiquement. Monsieur TUROMAN, on ne peut pas à la fois demander des grands logements pour les familles nombreuses et quand on crée, vouloir des petits logements. Là nous essayons d'avoir une politique équilibrée. Il n'y a pas une disparition systématique des chambres car nous en avons conservé 200 l'année dernière et réalisé plus de 600 logements de 3 pièces et plus.
Je pense que c'est une bonne chose, et je regrette que M. TUROMAN ne vote pas ce projet puisqu'en la matière il maintient la mixité sociale dans Paris.
M. Jacques DOMINATI, premier adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération D. 1893.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes communiste, du Mouvement des citoyens, Mmes SILHOUETTE, BILLARD, SCHERER et M. BLET ayant voté contre, Mme TAFFIN, MM. DUMAIT, MESMIN et REVEAU s'étant abstenus. (1996, D. 1893).