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Decembre 1996
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Conseil Municipal
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103 - QOC 96-502 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Maire de Paris relative aux mesures à prendre pour assurer la sécurité des biens et des personnes dans les transports.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1996



Libellé de la question :
" On ne peut que souscrire à tout ce qui améliore le bien-être de chaque Parisien. Qui serait pour la pollution, l'inconfort de chacun ? Les mesures présentées lors du dernier débat ont pour objectif essentiel de réduire la circulation automobile de 5 à 10 % dans la Capitale d'ici à 5 ans, autrement dit, de peser sur le comportement des automobilistes afin qu'ils changent d'habitude.
Faire changer d'habitude, c'est commencer par comprendre la personne qui conduit. Pourquoi a-t-elle choisi ce mode de transport plutôt qu'un autre ?
La comprendre serait lui témoigner une amitié et un respect qui semblent absents des mesures prises. L'homme et la femme qui conduisent aujourd'hui s'assurent d'un confort.
Le premier des conforts est la sécurité, face aux agressions qui se multiplient et augmentent en gravité dans les transports en commun (attaque au cutter et à la bombe lacrymogène, pour les moins graves).
Le réflexe est de s'acheter une voiture et d'emmener ses enfants, amis et collègues pour les protéger des mauvaises rencontres.
Qu'entend-on par " nouveaux quartiers tranquilles ", des zones semi-piétonnières ou complètement piétonnières ?
Sans bruit et sans pollution, mais qu'en est-il des violences au quotidien ? En quoi ces zones seront-elles protégées de la délinquance croissante ?
Quant au plan " vélo " : c'est très bien. Mais où seront garés les vélos sans risques de les voir complètement " désossés " de leurs accessoires ? Les adolescents qui utilisent ce mode de transport se plaignent majoritairement de cette délinquance croissante.
Il y a une pollution chimique, certes, une pollution acoustique, mais une dont aucun ministère n'a cure, qui est la sécurité des personnes et des biens.
Tant que cet aspect du problème ne sera pas pris en compte, les Parisiens ne changeront leurs habitudes que dans le sens inverse de ce qui est projeté. Le problème n'aura pas été résolu, mais aggravé.
M. Jean-Pierre REVEAU demande donc à M. le Maire de Paris de lui indiquer quelles nouvelles mesures sérieuses et efficaces il compte prendre pour remédier à cette situation. "
Réponse (M. Bernard PLASAIT, adjoint) :
" L'amélioration de la qualité de service, et notamment de la sécurité, offerte aux usagers des transports en commun est effectivement une des conditions essentielles d'un moindre usage de la voiture particulière.
En effet, comme l'a déclaré M. le Préfet de police, suite à la conférence de presse du Maire de Paris le 21 novembre 1996, la police parisienne déploie des moyens très importants pour prévenir et réprimer la délinquance dans les transports publics. Dans le métro parisien, l'accroissement de la présence policière et un partenariat exemplaire avec la R.A.T.P. ont permis de faire reculer l'insécurité. En 1995, le nombre de crimes et délits constatés dans le métro a chuté de 19 % par rapport à l'année précédente et sur les dix premiers mois de 1996, une nouvelle baisse de près de 14 % a été enregistrée.
Pour ce qui le concerne, le Maire de Paris mène en matière de déplacements une politique qui traduit bien sa volonté d'agir contre les nuisances de toutes sortes, et notamment le vol des vélos et l'insécurité au cours des déplacements de proximité. C'est bien le sens de la politique des quartiers tranquilles et du plan " Vélo ".
L'aménagement de "quartiers tranquilles" favorise les déplacements de proximité, à pied, à vélo et en autobus. La Municipalité parisienne met en oeuvre, chaque fois qu'elle le peut, des mesures propres à renforcer et à améliorer la protection et la sécurité des Parisiens.
Ainsi, à titre d'exemple, la réalisation du quartier " Montorgueil-Saint-Denis " a conduit la Ville de Paris à mettre en place une Brigade d'inspecteurs de la salubrité et de surveillance des espaces piétons, dont la compétence a été élargie au jardin des Halles, à la butte Montmartre et à la Butte-aux-Cailles. Ces inspecteurs ont pour mission de veiller à l'application du règlement sanitaire départemental, à la conservation du domaine public de Paris et à l'information du public.
A ces divers titres, ces inspecteurs assurent le contrôle de la salubrité du domaine public pour lequel ils disposent du pouvoir de contravention, en application du règlement sanitaire départemental et du règlement des parcs et promenades de la Ville, ainsi qu'une mission de surveillance générale et de prévention. Par leur présence, en uniforme, ils exercent en outre, une certaine dissuasion au regard d'individus animés d'intentions délictueuses. Enfin, ils informent les riverains et touristes sur les caractéristiques du quartier où ils se trouvent. La mise en place d'un tel dispositif a efficacement contribué à l'amélioration de la tranquillité et de la sécurité dans cette zone.
Par ailleurs, plus de 3.500 places de stationnement deux-roues équipées de mobilier d'accrochage pour éviter le vol sont déjà disponibles sur la voie publique ; le stationnement gratuit des vélos dans les parcs publics va être étudié ; les normes du P.O.S. vont être modifiées pour imposer des emplacements de stationnement pour les vélos dans toute construction nouvelle. "