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Decembre 1996
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Conseil Municipal
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63 - QOC 96-528 Question de Mmes Michèle BLUMENTHAL, Dominique BERTINOTTI et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris relative à la mise en place de l'aménagement du temps scolaire.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1996



Libellé de la question :
" Alors que l'aménagement du temps scolaire est une des réformes qui aura le plus de conséquences sur la vie de tous les jeunes enfants, la Ville de Paris n'a pas manifesté jusqu'ici beaucoup d'intérêt pour ce sujet.
En effet, ce n'est qu'à titre expérimental que quelques rares écoles de différents arrondissements de Paris ont été choisies pour la mise en place de l'aménagement du temps scolaire.
En juillet 1996, M. le Maire de Paris avait affirmé que l'expérience serait menée en plein accord avec la communauté scolaire et pourrait démarrer dès novembre ou janvier. En septembre, un nouveau retard était confirmé puisque la mise en place devrait maintenant se faire à partir de janvier.
Quels projets ont déjà été mis au point pour les différentes écoles ? Quels objectifs et quels moyens la Ville de Paris se fixe-t-elle en mettant en place cet aménagement ?
Quelles en sont les conséquences sur le fonctionnement des activités périscolaires ? "
Réponse (M. Claude GOASGUEN, adjoint) :
" En juin 1996, j'ai décidé d'expérimenter un aménagement des rythmes scolaires dans trois arrondissements de structures sociologiques différentes.
Les écoles retenues par la direction de l'Académie de Paris sont les suivantes :
- les écoles élémentaires Franc-Nohain A et B, écoles en Z.E.P. dans le 13e arrondissement ;
- l'école élémentaire La Fontaine dans le 16e arrondissement ;
- les écoles élémentaires Binet A et B, écoles en ZUS dans le 18e arrondissement.
Par ailleurs, l'Académie a souhaité que l'école Houdon en Z.E.P. dans le 18e, école qui pratique l'aménagement du temps scolaire depuis plus de dix ans, puisse également participer à l'expérimentation. J'en ai pris acte, à condition qu'aucun surcoût ne soit mis à la charge de la Ville de Paris pour cette école.
Cette expérimentation est menée en plein accord avec les communautés scolaires.
C'est ainsi que l'école Houdon a démarré l'expérimentation dès le 12 novembre 1996, en libérant les lundi et jeudi après-midi. L'école La Fontaine devrait la démarrer à l'issue des vacances de février, en libérant les lundi et vendredi après-midi. Et les autres établissements ont souhaité pouvoir prendre leur temps et démarrer cette expérimentation à l'issue des grandes vacances 1997.
La Ville de Paris est attachée à assurer aux enfants des écoles en expérimentation A.R.S. - aménagement des rythmes scolaires - des activités de qualité et selon un mode de fonctionnement et un contenu différent de ce qui était jusqu'à présent mis en place dans le cadre des centres de loisirs du mercredi, qui ont d'autres objectifs.
C'est la raison pour laquelle, elle est décidée à y consacrer, par redéploiement, les personnels qualifiés dont elle dispose et qui interviennent déjà à la satisfaction générale dans les écoles.
Il s'agit en particulier de l'adjoint d'animation chef de centre de loisirs et responsable de la bibliothèque-centre de documentation (BCD) et des professeurs de la Ville de Paris.
Les conséquences de cette expérimentation sur les activités périscolaires traditionnelles seront les suivantes :
- les services de surveillance de l'interclasse, des garderies et des études surveillées seront maintenues ; par contre, l'adjoint d'animation responsable de la bibliothèque-centre de documentation n'accueillera plus les enfants en bibliothèque au moment de l'interclasse en raison de la diminution du temps du déjeuner ;
- l'atelier lecture le soir après les classes sera maintenu ;
- les centres de loisirs des mercredis continueront à fonctionner à partir du déjeuner ;
- par contre, les ateliers bleus après la classe ne fonctionneront plus dans les écoles expérimentales en raison de la mise en place d'activités culturelles et sportives les deux après-midi libérés. "