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Novembre 1995
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Conseil Municipal
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58 - QOC 95-219 Question de Melles Sylvie SCHERER et Cécile SILHOUETTE à M. le Préfet de police concernant les rassemblements du Front national.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1995



Libellé de la question :
"La fête "Bleu-Blanc-Rouge" du Front national a eu lieu les 23 et 24 septembre derniers, dans le 12e arrondissement, sur la pelouse de Reuilly. Vers minuit, dans la nuit du 23 au 24 septembre, des actes de violence ont été commis par des membres du service d'ordre de M. LE PEN contre une résidence d'étudiants africains située à une centaine de mètres de la pelouse de Reuilly.
Ces faits, de même que l'agression dont a été victime un journaliste en cette même occasion, ont d'ailleurs été rapportés par la presse. Il a également été observé que les rassemblements du Front national donnent très fréquemment lieu à de tels débordements.
C'est pourquoi Melles Sylvie SCHERER et Cécile SILHOUETTE souhaiteraient savoir :
- quelles suites la Préfecture de police a donné à cette affaire ;
- quelles mesures elle entend prendre, à l'avenir, pour assurer la sécurité des personnes et des biens régulièrement menacés à l'occasion de chacun des rassemblements des amis de M. LE PEN."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Melles SCHERER et SILHOUETTE souhaitent connaître les suites données aux actes de violence commis contre une résidence d'étudiants africains, dans la nuit du 23 au 24 septembre 1995, à l'issue d'un rassemblement du Front national. Elles demandent quelles mesures le Préfet de police entend prendre à l'avenir pour assurer la sécurité des personnes et des biens à l'occasion de tels rassemblements.
A l'issue du bal organisé dans le cadre de la fête "Bleu-Blanc-Rouge", pelouse de Reuilly, le 23 septembre, un groupe d'une vingtaine de jeunes s'est dirigé vers la maison des étudiants des états de l'Afrique de l'Ouest devant laquelle discutaient une cinquantaine de ressortissants de ces pays, les a agressés et injuriés, brisant les portes vitrées du bâtiment.
Le dispositif de surveillance mis en place dans le secteur a permis d'être immédiatement informé des faits et d'envoyer un escadron de gendarmes mobiles dont les éléments étaient implantés Porte-Dorée et Porte-de-Charenton.
Les deux parties ont ainsi pu être séparées et l'événement est resté localisé alors que plusieurs milliers de personnes quittaient la pelouse de Reuilly. Il n'y a eu ni blessé ni dégât matériel aux véhicules. Les responsables de la maison des étudiants ont été invités à déposer plainte et faire constater les dégâts matériels ; l'enquête se poursuit pour identifier les auteurs et la procédure sera transmise à l'issue des investigations à la 7e Section du Parquet de Paris.
Les directives données aux services de police pour maintenir l'ordre public en pareilles circonstances sont destinées en premier lieu à prévenir les incidents et, s'il faut intervenir, à le faire de façon proportionnée.
Les dispositions prises lors des rassemblements du Front national répondent également à cette double exigence puisque sur ce même site, aucun incident n'a été à déplorer en 1993 et 1994 et que la situation dont se sont émues, à juste titre, Melles SCHERER et SILHOUETTE, a pu être traitée rapidement sans risque d'extension."