Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juillet 2008
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

2008, DFPE 10 G - Signature d’une convention avec la MGEN centres de santé et d’un avenant à la convention avec l’association “Ambroise Croizat” pour l’attribution d’une dotation aux centres de planification et d’éducation familiale des organismes de droit privé.

Débat/ Conseil général/ Juillet 2008


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DFPE 10 G relatif à la signature d?une convention avec la MGEN centres de santé et d?un avenant à la convention avec l?association ?Ambroise Croizat? pour l?attribution d?une dotation aux centres de planification et d?éducation familiale des organismes de droit privé.

C?est Mme BECKER qui interroge Mme LALEM.

Madame BECKER, vous avez la parole.

Mme Emmanuelle BECKER. - Merci, Monsieur le Président.

Chers collègues, nous votons aujourd?hui des dotations à des associations du Mouvement du planning familial et aux services de la PMI.

Je m?étonne que l?augmentation de leurs subventions soit dans l?ensemble en deçà des 2 % d?augmentation par rapport aux subventions 2007. Je note en particulier dans les deux types de structures les rapports associatifs qui relèvent que certains centres voient une multiplication du nombre d?entretiens difficiles à mener ou encore des demandes d?entretiens non médicaux.

Ces domaines d?intervention concernent le plus souvent des femmes à des moments de vulnérabilité, voire d?isolement. Nous devons intervenir de manière plus forte et plus adaptée que nous ne le faisons pour l?heure.

Les nouvelles difficultés des hommes et des femmes dans le domaine de la famille et d?accès à la parentalité restent à reconnaître. Ces difficultés évoluent bien plus rapidement que nos institutions. Ces questions touchent des personnes aux ressources très inégales, pas seulement en termes économiques mais aussi évoluant dans des contextes sociaux ou culturels très différents et dans des réseaux relationnels pouvant être de plus en plus dilués.

Or, nous devons doter notre ville de lieux d?accueil publics exemplaires en termes d?aide et d?orientation, quelles que soient les personnes concernées.

Nous constatons que les associations témoignent d?une nécessité à faire face à de nouveaux types d?entretiens et donc à de nouvelles demandes, notamment liées à un contexte économique écrasant. Nous devons identifier ces nouvelles difficultés et adapter nos interventions aux nouvelles réalités de terrain qui ne sont pas nécessairement quantitatives.

A ce titre, deux points seront incontournables.

Premièrement, une vigilance nécessaire auprès des structures associatives pour connaître leur fonctionnement, leurs difficultés et qu?elles nous transmettent leur connaissance des publics.

Deuxièmement, la volonté ferme de sortir des hommes et des femmes d?un moment de vulnérabilité et de situations dans lesquelles ils se retrouvent isolés.

Je vous remercie de votre attention.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame BECKER.

Mme Fatima LALEM va vous répondre. Je lui donne la parole.

Mme Fatima LALEM, au nom de la 6e Commission. - Merci pour cette question. Effectivement, vous avez raison de vous préoccuper de la situation des centres de planification et d?éducation familiale, notamment les centres gérés par les structures associatives.

En ce qui concerne l?augmentation, elle est liée à l?ampleur de l?activité, puisque nous avons une dotation qui est fixée en fonction du nombre de personnes accueillies et des séances d?activité collectives, d?information en direction des jeunes.

En ce qui concerne cette augmentation, elle s?élève effectivement à 2,7 % et elle est conséquente à l?activité réalisée par les structures.

Je partage votre préoccupation en ce qui concerne la situation au niveau de la société, au niveau, plus généralement de la prévention et des actions qui sont mises en ?uvre en direction des publics les plus vulnérables.

A ce titre, j?aimerais vous faire savoir que nous avons mis en place un plan d?action fondé sur une démarche transversale avec les maires d?arrondissement et en partenariat avec les associations expertes dans ce domaine.

Ce plan d?action comporte trois volets : une nouvelle dynamique territorialisée en matière de contraception et d?avortement, des modules de sensibilisation auprès des jeunes et des actions d?information et de communication.

Le premier point consiste en la création d?une dynamique territorialisée en matière de contraception et d?I.V.G. Il s?agit de mettre en place un véritable réseau territorial de nos centres de planification et de créer quelques lieux identifiés au plus près des publics vulnérables.

D?ores et déjà, un nouveau centre sera inauguré à la rentrée en septembre, il s?agit du centre Curial dans le 19e arrondissement.

Nous avons également prévu au cours de cette mandature l?inscription de trois nouveaux centres qui seront effectivement programmés dans des territoires au plus près des populations les plus vulnérables dont les plus jeunes, à savoir les étudiants.

Il s?agit également de mettre en synergie les compétences par des actions en direction des structures concernées : planning familial, action santé Ville, réseaux associatifs ; de permettre la mise en place de l?I.V.G. médicamenteuse dans les centres gérés par le Conseil général et dans les centres gérés par les structures associatives et d?étudier la faisabilité d?une mise en réseau des centres de planification et médecins de ville pour rendre effective l?accessibilité à la contraception pour l?ensemble des populations concernées.

Il s?agit également de renforcer les actions éducatives au niveau des établissements scolaires et en dehors de ceux-ci.

J?aimerais rappeler qu?en ce qui concerne l?éducation à la sexualité, il s?agit d?une compétence de l?Etat qui est prévue dans la loi de 2001 et qui n?a toujours pas été mise en oeuvre à la mesure de l?enjeu puisque cette loi prévoit trois séances d?éducation à la santé et à la sexualité qui ne sont aujourd?hui réalisées qu?au niveau de 50 % des collèges.

Cela étant, nous continuerons à développer ces actions. Il s?agit là aussi de renforcer le partenariat avec l?Education Nationale, et avec les structures associatives, d?élaborer des modules adéquats avec une approche globale et de collaborer à la définition d?outils et d?une méthodologie, adaptés à l?ensemble de la démarche.

Nous mettrons également en oeuvre des actions d?information et de communication. Il s?agit notamment de valoriser l?information existante et de la renforcer à travers les panneaux lumineux de la Ville, notamment l?information sur les structures pouvant donner des renseignements sur la contraception et l?avortement, d?éditer des brochures en direction de l?ensemble des publics et d?avoir une campagne d?affichage aussi en dehors de la période estivale.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci beaucoup pour cette réponse très complète.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 10 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2008, DFPE 10 G).