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Mai 2004
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Conseil Général
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14 - 2004, ASES 99 G - Subvention de fonctionnement à l'association "ADECA 75" (Association pour le dépistage des cancers à Paris) (15e). - Montant : 420.000 euros

Débat/ Conseil général/ Mai 2004


M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération ASES 99 G relatif à l'attribution d'une subvention de fonctionnement à l'association "ADECA 75" (Association pour le dépistage des cancers à Paris), située dans le 15e arrondissement.
(Mme Anne HIDALGO et M. Alain LHOSTIS sont absents de l'hémicycle).
Il y a deux oratrices inscrites et c'est Mme STAMBOULI qui répondra.
Je me permets d'attirer votre attention sur le fait que nous prenons un peu de retard sur l'horaire.
Je vous invite à dire l'essentiel.
La parole est à Mme FORETTE.
Mme Françoise FORETTE. - J'interviens au nom de Mme Cécile RENSON qui voulait parler de ce projet de délibération et qui est momentanément absente.
Elle se demande et nous nous demandons d'ailleurs pourquoi c'est Mme STAMBOULI qui présente ce projet de délibération alors que cela devrait être du domaine de l'adjoint à la Santé.
C'est peut-être parce que la communication qu'on fait vers les femmes ne s'étend pas à toute la population parisienne et qu'une frange de la population y est très hermétique. C'est dire à quel point les femmes en situation de précarité passent entre les mailles du filet de l'ADECA.
C'est peut-être pour cela que c'est Mme STAMBOULI qui présente cette délibération.
L'ADECA a été créée en novembre 2002 ; elle a reçu pour l'exercice 2002 une subvention de 246.000 euros, une subvention d'investissement de 118.000 euros, soit 364.000 euros pour deux mois d'exercice.
Mais elle n'a pas reçu, en 2002, de patientes. Les premières patientes qui ont reçu des invitations à se présenter ne les ont reçues qu'à partir de la mi-mai, comme M. LHOSTIS l'avait signalé, le 7 juillet 2003.
On peut se demander à quoi auront servi ces subventions.
Un deuxième point nous intrigue, Mme HIDALGO est la présidente de l'association, et M. LHOSTIS, le vice-président. Or, les associations subventionnées par la Ville et présidées par des adjoints créent une bizarrerie juridique qui avait été dénoncée par M. LHOSTIS quand il s'agissait de l'association "Claude Bernard".
M. LHOSTIS disait qu'il ne pouvait pas à la fois être le président de l'association "Claude Bernard" et recevoir des subventions.
On peut se demander si cette bizarrerie ne doit pas être dénoncée et si elle correspond une fois de plus à la loi.
Nous voudrions donc une évaluation précise de l'activité de l'ADECA. Nous soutenons de façon majeure, bien évidemment, cette association. Nous soutenons l'action entreprise de dépistage du cancer du sein, comme le Président de la République nous y avait engagé.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame FORETTE.
Madame BARLIS, vous avez la parole, brièvement.
Mme Corine BARLIS. - Je vais essayer d'être rapide, mais je voudrais réagir aux propos que nous venons d'entendre parce qu'ils me choquent quelque peu, même si je sais que Mme FORETTE ne s'exprimait pas en son nom.
S'il y a bien une chose importante, ce sont les dix vies déjà sauvées par l'ADECA. C'est ce qui prime à mes yeux.
J'aimerais qu'on en revienne vraiment à la vie et à la santé des femmes.
Je me réjouis de ce projet de délibération car 420.000 euros pour l'ADECA en 2004, c'est la possibilité de continuer ce qui a été lancé fin 2002 et surtout en 2003.
Je rappelle que ce sont 330.000 femmes, entre 50 et 74 ans, qui sont concernées, ce n'est pas rien pour la population parisienne.
Est-il utile de rappeler que cette maladie, qui pourtant se soigne bien lorsqu'elle est prise à temps, tue encore en 2004 et le combat est bien là, c'est vraiment faire de la prévention, du dépistage, pour traiter les femmes à temps.
Paris était très en retard, alors que nombre de départements avaient déjà lancé, depuis une dizaine d'années, des campagnes de dépistage. A Paris, rien n'existait. Depuis 2003, nous essayons de rattraper ce retard.
Les premiers résultats de l'ADECA sont plutôt encourageants puisque, d'ores et déjà, des dizaines de femmes ont eu la vie sauve alors qu'elles n'avaient jamais eu de dépistages. Grâce aux bons de prise en charge envoyés par l'ADECA, elles ont pu se faire dépister positivement et être prises en charge très rapidement, ce qui va leur sauver la vie.
De plus en plus de centres médicaux et de cabinets de radiologie entrent dans cette campagne de dépistage. Cela prouve qu'ils font confiance à la campagne et que l'ADECA a une gestion rigoureuse et sérieuse de ce dépistage.
C'est un plus pour les Parisiennes puisque cela va permettre aux femmes, non seulement de passer leur mammographie près de chez elles, mais surtout, plus il y aura de centres dans chaque arrondissement, plus elles auront le choix de l'endroit où elles la feront réaliser.
Sans parler de la double lecture. C'est quelque chose de très important et c'est une garantie supplémentaire pour les femmes puisque non seulement il y aura une lecture dans le cabinet de radiologie et dans le centre médical où elles auront passé leur mammographie, mais chaque cabinet de radiologie qui s'inscrit dans la campagne s'engage à détacher, quelques heures par semaine, un radiologue à l'association pour effectuer une deuxième lecture des clichés.
On a là encore plus de chances de ne pas passer à côté de quelque chose d'alarmant pour les femmes.
Je voudrais également saluer le dévouement de toute l'équipe de l'ADECA que je peux constater régulièrement puisque je suis membre du Conseil d'administration. Chaque fois que nous avons pu les solliciter pour relayer l'information avec les initiatives locales dans les arrondissements, ils ont répondu présent et ils l'ont fait avec beaucoup d'enthousiasme, que ce soit le soir ou le week-end, notamment Anne HIDALGO et Alain LHOSTIS, mais surtout le Docteur Elisabeth HAUSSER qui est médecin de santé publique et qui coordonne l'action médicale de l'ADECA.
Il y a également de nombreuses choses prévues en 2004 et c'est pour cela que cette subvention est importante puisque toutes ces femmes ne vont pas être convoquées en même temps. Elles sont convoquées leur mois de naissance. 330.000 femmes ont reçu une information à la création de l'ADECA, mais n'ont pas reçu leur bon de prise en charge. Il est important d'envoyer régulièrement de l'information, de relancer les femmes qui n'ont pas répondu. En 2004, cela va être un travail très important de l'ADECA.
Je vous invite en conclusion, chers collègues, à prendre vos responsabilités et à tous relayer de manière très forte dans nos arrondissements l'action exemplaire de l'ADECA car il reste encore de nombreuses vies de Parisiennes à sauver.
Je vous remercie.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame, pour cette belle intervention.
Je pense que vous avez grandement facilité la tâche de Mme STAMBOULI à qui je donne brièvement la parole.
Mme Mylène STAMBOULI, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Je rapporte ce projet de délibération dans la mesure où, vous l'avez indiqué vous-même, Alain LHOSTIS, notre adjoint à la santé, est membre du Conseil d'administration et ne pouvait pas la rapporter.
Je crois que Mme BARLIS a résumé le travail de l'ADECA. Je n'ai rien à rajouter, sauf quand même à m'étonner que créée fin 2002, vous vous étonniez que le travail n'ait été visible qu'au bout de six mois. C'est simplement le travail préparatoire de convocation de toutes ces Parisiennes qui justifiait les projets de délibération que nous avions adoptés antérieurement.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame STAMBOULI.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 99 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, ASES 99 G).